samedi 21 novembre 2009

Algérie-Egypte, diffamations et psychologie des supporters


Mabrouk au peuple algérien la victoire des verts et la qualification au mondiale

Ce billet n’est en aucun cas une attaque contre le peuple égyptien, aussi misérable que son cousin algérien. Il s’agit, en fait, de se prononcer et rétorquer aux chaines satellites égyptiennes, si nombreuses qui ont fait de la diffamation une méthode de pratiquer leur devoir médiatique, si tordue par leur arrogance. Outre cela, la presse algérienne (en l’absence d’une réelle deuxième chaine télévisuelle) est habité par cette joie qui n’est, psychologiquement, qu’un simple refoulement de la fameuse angoisse qui gangrène tout individu algérien (et arabe partout dans la terre arabe, du golfe persique et jusqu’à l’océan atlantique) et qui va ressusciter ultérieurement à l’accoutumée…c’est pour ça qu’elle ne répond pas aux diffamations, multiples, entamées par les chaines égyptiennes.

Ceci étant, regardons d’abord et d’autre part qui est le responsable, seul et unique, de ce qui a précédé et suivi le match au Caire. Des sources affirment que des algériens sont morts des suites à la fin de la rencontre et des joueurs étaient blessés par des barbares supporters. Déjà, sans avoir porté des considérations au match du Caire, des supporters qui se déplacent au stade signifie des hommes égressifs qui ne peuvent que l’etre car ils n’ont aucune chance d’etre autre chose. Le cas des égyptiens (des arabes en générale) est pire, parce que le citoyens le « moins inculte » est égressifs. Le comportement des supporters est expliqué psychologiquement par « la pression qui engendre l’explosion ». aussi privé de leur droits civiques que les algériens, les égyptiens n’ont trouvé aucune voie pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis de leur Etat par le fait de l’omniprésence de la très sanguinaire Sécurité de l’Etat qui torture et tue, que dans leur voisins et cousins venues d’Algérie sans protection car voulu par leur Etat et sa Sécurité qui savait et sait que la foule s’explosera tôt ou tard mais qui a préféré le scénario que nous avons vu. Or, mieux vaut-il que les égyptiens s’explosent face aux algériens que dans des manifestations de revendications de droits violés par le feu et le fer.

Officiellement, l’Algérie n’a pas répondu mais il y a longtemps que les algériens ont cessé de compter sur l’Etat et il y a aussi longtemps qu’ils ont accepté cette malheureuse destinée de l’absence de l’Etat, en toute acception du terme Etat, même primitif.

Regardons aussi, ce qui a suivi et précédé le match à Blida (ma ville). Les égyptiens, à l’unanimité du monde entier, étaient la bienvenue ; personne n’a touché aucun des leurs, voire osé tuer une âme humaine et musulmane. En revanche, au Caire, l’Algérie n’était pas la bienvenue, en dépit de leur modeste victoire insignifiante (2-0, qui a mené vers le match crucial à Khartoum) nos cousins nous ont injurié et blessé et ils ont (d’aucuns l’affirment) tué de nos citoyens certains (que Dieu ait leurs âmes).

Je répète que je ne vise le peuple égyptien aucunement, ce peuple qui a donné au monde des hommes inégalables tels Tantawi Jawhari, Abou hamed Ghazali, Mohamed Abdou, Youssef El Karadawi… mais c’est la foule des supporters agressifs, des voyous qui méritent d’être traité d’apatrides et aussi les ripoux parmi leurs journalistes qui n’ont à faire nul avec le professionnalisme. Ces derniers qui utilisent des vidéos "antiques" du championnat algérien en prétendant que c'était au Khartoum, bien sur, seul l'aveugle le croit...

Au lieu de souhaiter la bonne chance aux verts algériens dont les ancêtres ont bel et bien honorer les arabes dans les deux participations des années 80 dans les mondiales d’alors surtout quand les amis de Madjer ont fait des géants de l’Allemagne l’inimaginable, les média égyptiens s’entêtent sur des bêtises dépourvu de sens et sèment des rumeurs qui provoque la fureur des algériens et la honte des dignes parmi les égyptiens. Chiche !

L’Egypte officielle doit à s’excuser auprès des algériens et doit le faire aussi vite que possible, après tout, ce n’est que du football…..un jeu ! L’ampleur de cette rencontre de football prouve avant et après tout que la mentalité arabe est toujours trempée dans un sous-développement intellectuel pénible, pitoyable et lamentable.

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mercredi 18 novembre 2009

Ainsi est le sort des "Lions" dans un monde où règnent les "Loups"

Krim Belkacem, le lion des djebels et négociateur en chef du coté algérien à Evian, fut contraint à l’exil en Allemagne de l’Est après une défaite dans la guerre contre l’armée des Frontières de Boumediene ; laquelle a destitué le GPRA de Benyoussef Benkhada pour placer Benbella, sale figurine civile à la tête du premier gouvernement illégitime dans l’Histoire de l’Algérie. C'est par cette guerre qu'a marqué le début de l’indépendance algérienne. Krim Belkacem a été soutenu par la majorité des icônes révolutionnaires y compris Mohamed Boudiaf et autres. Quand l’heure des règlements des comptes des opposants à Boumediene sonne en 1967, nul n’est épargné et surtout un homme de telle ampleur quand il s'agit d'un président ingnare. Krim sera condamné à mort en 1969 par contumace par un tribunal aussi illégitime que le gouvernement qui le créa. Sale besogne exécutée par les sbires de Boumediene, en 1970, Krim Belkacem est sauvagement « étranglé » dans sa chambre à l’hôtel intercontinentale à Francfort. « On lui a même pas fermé les yeux, dit feu Matoub. »

Mohamed Boudiaf, ce patriote à la destinée misérable. Un des déclencheurs de la guerre de libération nationale et des cinq détenus lors du détournement de l’avion d’air-Maroc avec Ait Ahmed, il a appuyé Krim à Tizi-Ouzou en 1962 contre Boumediene. Il fonde le PRS (Parti de la révolution socialiste) en septembre 1962 avant d’être emprisonné au sud algérien suite à son arrestation et à la défaite de la résistance en juin 1963. Condamné à mort en 1964 par le régime des tyrans, il quitte l’Algérie pour la France et puis le Maroc. Son livre « Où va l’Algérie ? » résume des lucides convictions que furent les siennes. Il anime plusieurs conférences pour exposer ses idées en exils jusqu'à la mort de Boumediene. Quand le pays lui fait appel en pleine crise (la plus grave de son histoire) il ne refuse pas d'y revenir. De retour en Algérie après prés de 30 ans d’exil, il est assassiné par un couard en juin 1992 à Annaba probablement oeuvre des mythiques services secrets, véritables gouverneurs du pays.

Mohamed Khider, un des cinq détenus et des dirigeants de la révolution algérienne. Khider a soutenu pourtant Benbella et Boumediene au début et fut l’ami du premier. Numéro 2 du régime car secrétaire générale du FLN, il est écarté par le président autoritaire coute que coute et du fait il démissionne de son poste et s’exile en Europe. Il ne tarde pas à annoncer son opposition à la dictature de Benbella puis à celle du Colonel Boumediene qui l’accusèrent de détournement des fonds du trésor du FLN. Condamné à mort, il est lâchement assassiné le 4 janvier 1967 à Madrid.


Ferhat Abbas, président du premier GPRA et grand militant pour la cause algérienne, il a soutenu Boumediene et son armée avant de démissionner pour contester à la soviétisation de l’Algérie par le régime stalinien de Benbella. Ce dernier l’exclus du FLN et l’emprisonne au sud, à Adrar. Il ne sera libéré qu’à la veille du putsch du 19 juin 1965. Il signera avec Benyoussef Benkhada un appel au peuple algérien en 1974 et du fait, la police de Boumediene confisque ses biens et le met à résidence surveillée. Il restera ainsi jusqu’à la mort de Boumediene. Il publie un livre « L’indépendance confisquée » où il dévoile ses analyses et témoigne sur le règne des deux premiers tyrans.

Hocine Ait Ahmed, qui a dénoncé la guerre entre Boumediene et Krim et qui n’a pris part ni dans le clan du premier ni dans le clan de l’autre démissionna de l’assemblé nationale avec Ferhat Abbas, alors président de l’assemblé, et d’autres députés. Il prit le maquis en Kabylie avec le Colonel Mohand Ould Hadj ; ultime solution comme signe de contestation au totalitarisme de Benbella et à l’emprisonnement de Boudiaf qu’il avait déjà dénoncé au sein même de l’assemblée, et il a crée le Front des Forces Socialistes en septembre 1963 (aujourd’hui le plus vieux parti d’opposition en Algérie et considéré par certains comme le seul parti d’opposition réelle présent dans la scène politique actuellement). Ait Ahmed est incarcéré après l’échec de sa petite révolte. En fait, ce n’était pas une défaite parce qu’il n’y avait pas de guerre réelle, puis les militaires du FFS ont rejoint l’armée algérienne dans la guerre des sables contre le Maroc de Hassan II voulant « la récupération » de Tindouf. Ait Ahmed est condamné à mort puis gracié à l’occasion de l’Aïd El Kiber. Transféré à la prison d’El-Harrach d’où il s’évade en 1966 vers l’Europe (réfugié en Suisse). Il échappe à une embuscade lors de l'apogée des assassinats politiques de Boumediene et sa police politique. Ait Ahmed milite jusqu’au jour d’aujourd’hui pour la démocratie en Algérie au sein de son parti et boycotte les mascarades électorales comme celles de 2004 et de 2009.

La période de Benbella et de Boumediene restera toujours et à jamais pour tous les algériens celle de l’inauguration des assassinats politiques.

www.colonelchaabani.com ; un site très intéressant qui contient des informations sur le lache assassinat du jeune Colonel Chaabani, le bon musulman indigné et scandalisé par le régime stalinien de Benbella, lequel ne donna pas place à "Dieu" dans sa république marxiste. Chaabani fut assassiné le jour même où Benbella avait gracié un tueur, Zenadi (assassin de Khemisti au perron de l'assemblée nationale) après une parodie de cour dont les membres étaient désignés avant sa création.

Un seul article, ni un livre meme, ne suffira à résumer les assassinats politiques ceci est juste un hommage aux martyrs de la tyrannie... On a fait suicider Ahmed Medeghri, ce jeune cadre de l'Algérie indépendante alors ministre de l'intérieure. Des milliers de victimes civiles lors la rétorsion de Boumediene (avions militaires pilotées par des soviétiques ont bombarqués les blindés de Zbiri à El Affroune) contre la tentative de putsch du Chef de l'Etat-Major Tahar Zbiri et autres....


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vendredi 6 novembre 2009

1369-2009 : le monde arabe, 640 ans de stagnation (Problème arabe, partie 3)

L'année 1369 est, dans le monde musulman en générale mais particulièrement dans l'espace arabe, celle de la naissance d'une maladie qui perdure, un homme nouveau, un homme qui a pu subsister durant toutes ces décennies jusqu'à ce jour, c'est l'homme post-Almohadien, un homme colonisable, l'homme de la période post Ibn Khaldoune, un période inachevée jusqu'à l'heure où vous lisez ces lignes. Une période sans heur et pleine de malheurs...


Où est le problème ?

Malek Bennabi *, Mohammed Abdou, Abdelrahman Al kaouakibi, Djamel Eddine el Afghani et beaucoup d'autres penseurs qui ont marqué, brillamment, le courant de l'histoire arabe dans une ère pleine de paradoxes (qui reste évidemment moins pire que la notre) celle de la renaissance musulmane, une renaissance inaboutie, n'ont pu guère transformer l'homme post-Almohadien, l'homme des décadences, celui de la contre-productivité, en un homme digne de son héritage. Héritage d'une civilisation dont il était un jour, l'essence productrice.

Mais ce jour n'est plus, et la nuit avec ses lugubres ténèbres persiste depuis tant de siècles.

Où est le problème arabe ?

"Dieu ne change rien en l'état d'un peuple, que celui-ci n'aurait transformer, au préalable, l'état de son âme" Coran

Est-ce, peu-être, là le problème arabe, la transformation de l'âme. Du moins, c'est ce que les oulémas algériens, à leur tete le cheikh Abdel hamid Ibn Babis, ont eu à affirmer dans plusieurs reprises, d'où la pertinence du verset cité ci-dessus. A ces mêmes oulémas nous resterons redevables à jamais, c'est grâce à eux, et au verset coranique qui a éclairci leur voie inachevée, que l'hydre maraboutique n'est qu'un macabre folklore, lequel fait rire les jeunes d'aujourd'hui après avoir paralysé certains de leur parents et ankylosé d'autres pendant prés d'un siècle **.

La maraboutisme n'est plus, cependant la renaissance demeure toujours inaboutie !

Où est le problème ?

Certes, notre problème n'est pas politique. Il l'est pour la perspective superficielle, qui ne différencie pas entre la maladie et les symptômes. C'est un problème de toute la nation, des mendiant et jusqu'aux présidents et monarques, lesquelles partagent le même esprit, l'esprit post-Almohadien. D'aucuns disent que n'importe d'entre nos concitoyens ne fera mieux que ce que fassent les dirigeants actuels, s'ils sont un jour au pouvoir. Une proposition que je partage. L'actuel président Algérien *** est venue, comme disent certains, intronisé, avec la bénédiction des islamistes (MSP), des laïques (RCD), les militaires (RND) et ce qui reste de l'ancien parti unique (FLN). Le néant est son résultat...

Où est le problème ?!! (à suivre)

* On ne peut que dénoncer ce qui devenue de nos jours de l'oeuvre de Bennabi !

** Les marabouts étaient vénérés dés la rentrée du colonialisme jusqu'à la période Ben Badis, une vénération sur laquelle veillait l'administration coloniale.

*** après l'élection controversée de 1999, Bouteflika Abdel Aziz, l'actuel président algérien, a su se doter d'une certain légitimité par le référendum sur la concorde, mais aussi avec la coalition qui l'a soutenu juste après (MSP-RCD-FLN-RNC). après les évènements de 2001, et l'assassinat impunie de jeunes algériens par la gendarmerie le RCD s'est retiré....mais s'était tard !

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mardi 3 novembre 2009

Sondage de Novembre : l'Irak détérioré ou libéré (vidéo incluse)

Après des sondages ayant pour thème successivement : l'amnistie générale en Algérie, Bouteflika durant le troisième mandat, l'Homme politique le plus mépris en Algérie, votre spéculation sur le problème de l'Iran, ce mois, Novembre, c'est sur l'Irak, sur son passé et sur son présent, que nous allons nous exprimer dans le sondage mensuel.


Introduction

L'Irak de Saddam Hussein, un pays serein, un peuple alphabète à 100%, le seul dans le monde arabe à n'avoir aucun analphabète des siens, le nombre de scientifiques irakiens résidant en Irak était, aussi, le plus grand dans le monde arabe, l'armée de Saddam était la plus grande dans le monde arabe...mais il y a comme toujours, le revers de la médaille, la liberté d'expression totalement absente, la discrimination était à son apogée, un fois, Saddam s'est donner la liberté d'obtenir 100% des suffrages exprimés, l'armée de Saddam bombarda à plusieurs reprises des citoyens Irakiens sans qu'aucun des arabes n'osait dire le moindre mot...

L'ingérence internationale, notamment américaine, débutée en 2003, à laquelle nous avons assisté comme d'abitude, c'est-à-dire comme des sourds muets, et l'exécution de Saddam Hussein en 2006, d'aucuns le considèrent comme un martyr de la dignité et de l'honneur, à mené l'Irak vers la situation actuelle.

Aujourd'hui, tout le monde sait tous ce qui se passent en Irak, il n'est pas nécessaire de narrer le présent. Bref, Que direz vous sur l'Irak, un pays détérioré ou libéré.

Le sondage de Novembre :

Connaissant la situation en Irak " avant et après " l'ingérence internationale de 2003 et l'exécution de Saddam en 2006, vous pensez que :

1- L'Irak était mieux durant la période de Saddam, L'ingérence est un colonialisme qui a détérioré le pays.

2- L'Irak va mieux aujourd'hui, il a été libéré d'un tyran, Saddam, et il sera le premier pays arabe démocrate avec le Liban.

Dites votre mot!

Début du sondage : Mardi 3 novembre 2009, à 23h15
Fin du sondage : Lundi 30 novembre 2009, à 22h00

Post-scriptum

L'idée de ce sondage m'est venue en regardant cette vidéo (regarder en bas) des archives d'Aljazeera du fameux programme la direction opposée (ou le sens inverse, en arabe الاتجاه المعاكس ) sur la possibilité d'ester George Bush comme un criminel de guerre. Si vous parlez arabe, vous passerez de bonnes 47 minutes.



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lundi 2 novembre 2009

Fin du sondage sur l’Iran (Sondage d’Octobre)

Plusieurs événements ont été marqués dans l’actualité mondiale après le début de notre sondage sur l’Iran. Mais nul ne peut nier la vraisemblance de toutes les hypothèses qui ont été proposées dans le sondage, le revoilà :

Pour ce qui du problème iranien, vous pensez que l’Iran :
1- fabriquera sa bombe nucléaire.
2- sera attaqué par les forces pro-sionistes (USA…).
3- Il cédera aux conditions de l’ONU.


Vous étiez 228 sondés.
Ayant participé dans le sondage et donné vos opinions, il n’y a pas de majorité écrasante comme dans les précédents sondages.

Les résultats n’étaient pas inopinés :

« 34.64 % d’entre vous, soit 79 des personnes ayant données leur voix, pensent que l’Iran fabriquera la bombe nucléaire. Or, la grande partie des sondés pensent que l’Iran parviendra un jour à posséder ou à développer la technologie nécessaire qu’il n’a pas maintenant et qui va lui permettre de fabriquer des armes nucléaires.

33.33% des sondés, soit un total de 76 personnes des 228 ayant participés, croient que l’Iran sera attaqué par des forces pro-sionistes (Israël, USA…). Or, ces 33.33% trouvent crédible qu’un jour, plutôt proche, nous assistons à la destruction de l’Iran par les occidentaux, nos baby-sitters, tout comme nous l’avons fait pour l’Irak, comme des sourds muets, voire aveuglés.

32.02% des suffrages, soit un nombre de 73 voix, croient que l’Iran cédera aux conditions de l’ONU, ou il conférera son uranium appauvri pour qu’il soit enrichi à l’extérieur de la république islamique. »

Du même sondage, on peut, pour mieux comprendre, déduire d’autres propositions :

« 77.98 % (34.64+33.33) d’entre nous, ne voient en l’ONU qu’un ombre vieilli. On ne croit pas en l’ONU en tant qu’institution de justice et justesse, elle est inapte, injuste pour gérer les conflits internationaux, et, il est probable, le conseil de sécurité est un conseil de Guerre pour nous. La majorité parmi nous, du moins des 228 qui ont participé dans le sondage, ne croit plus en l’ONU. L’ONU est à ce point décrédibilisé dans nos yeux. Seulement 33.02 % pensent que l’Iran cédera mais, apparemment, il a cédé !

65.35% (32.02+33.33) pensent que l’Iran ne possédera jamais une technologie d’armes nucléaires. La majorité parmi les sondés croit que l’Iran ne pourra jamais construire sa bombe, et il restera toujours dépendants des grands (sera détruit ou il cède).

66.66% (34.64+32.02) pensent que les forces occidentales n’attaqueront jamais l’Iran. Soit parce qu’ils ne peuvent plus, après l’aventure de l’Irak, ou parce que l’Iran n’est pas un danger et ne possèdera jamais l’arme nucléaire. »

Ce sondage (résultats) va rejoindre les précédents, le premier avait comme thème l’amnistie générale en Algérie, le second sur l’avenir de Bouteflika dans son troisième mandat et l’avant dernier sur l’homme politique que nous détestons le plus. Ils sont tous affichés avec les résultats, en bas de la page à la colonne droite.


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lundi 26 octobre 2009

Bouteflika 3, Ben Ali 5, Mohammed 6

Dans les pays du Maghreb, une élection en suit une autre comme une grande routine monotone ou un feuilleton égyptien sans suspense, où le père de famille reste le chef du troupeau pendant que la mère pleure les moutons égarés. Dernière en date, l’élection tunisienne, sans surprise, où Zine El Abidine Benali va remporter un cinquième mandat indiscutable et indiscuté. Qu’y a-t-il de nouveau dans la région ? L’uniformisation des processus en marche et une fin de l’histoire en cul-de-sac, partie d’une timide promesse d’ouverture à une fermeture totale dans la reconduction des équipes de videurs. Pour Mohammed 6, arrivé par accouchement après les années de plomb de son père, il a suscité un réel espoir auprès des jeunes générations progressistes, tout comme Zine Ben Ali, auteur d’un coup d’Etat médical visant à stopper le népotisme d’un Bourguiba finissant, tout comme encore Abdelaziz Bouteflika enfin arrivé sur un lit défait d’attentes profondes d’un pays trop mal géré.

Les illusions ont disparu et sont restées les certitudes, que ces trois hommes sont d’abord des hommes de pouvoir et d’appareils, sans réelles visions sur l’avenir et sans intentions de réformes profondes, préférant composer avec la corruption, le clientélisme et les jeux de Palais plutôt qu’avec leurs sociétés. Avec des méthodes policières également réparties, avec un ennemi commun, les libertés, médiatiques, politiques, syndicales et associatives. L’avantage est pour l’instant du côté du Maroc. Pays féodal gouverné par un roi, ce dernier n’a pas à être élu et les jeux y sont plus clairs. L’Algérie et la Tunisie devraient faire de même, installer une fois pour toutes des royaumes. Avec des rois. Une foule de sujets conditionnés est déjà prête au baise-main. Finalement pourquoi ne pas embrasser un président sur la main puisque beaucoup de gens ont déjà la bouche en avant ?


Par Chawki Amari,
El Watan 26-10-2009.
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samedi 24 octobre 2009

Aux origines du week-end algérien

Chawki Amari, voilà un journaliste Chroniqueur qui dit ce qu'il pense sans peur aucune. La prison, il l'a connu, au moins une fois suite à la parution de son article sur la pourriture du Wali de Jijel, Un bel été à Jijel, un wali aussi pourri que le reste des dirigeants arabes...

Il y a bien longtemps que l'on n'a pas partager un "Point Zéro" dans ce blog. Mais personne ne peut nier qu'il est bon, parfois, de rire sur nos divers problèmes après en avoir pleurer bien sur.

Cette fois c'est la réflexion de Chawki Amari sur le new weekend, un weekend manifestement algérien :


Une semaine de congé hebdomadaire

Suite (et fin ?) de cette histoire de week-end. Le ministre de l’Education, M. Benbouzid, sous la torture de l’opinion publique, a avoué que l’instruction émane du président. Pour le chef de l’Etat qui a instauré le nouveau week-end un jour de semaine, le vendredi doit rester un jour de repos. Pourquoi alors avoir changé de week-end ? Peut-être pour faire travailler le gouvernement qui s’ennuyait pendant la semaine et les week-ends. Mais d’où vient cette tradition algérienne du vendredi, tradition non négociable au point où même le président avoue qu’il ne peut rien faire, lui qui a été élu à 260% ?

D’où vient cette idée d’un jour où il faut tout faire, aller au stade embrocher au couteau d’autres supporters, aller au marché se faire voler par des commerçants, se battre avec sa belle-famille et ses voisins, violer des enfants ou détourner des fonds publics, bref, un jour où l’on peut tout faire mais où il est paradoxalement interdit de travailler. Cette tradition ne vient de nulle part ; contrairement aux judéo-chrétiens, dans la genèse, selon l’Islam, Dieu n’a pas créé la Terre en 6 jours pour se reposer le 7e, instaurant de fait un jour de repos sacré. Dieu ne s’est pas reposé puisque s’il se reposait, cela voudrait dire qu’il n’est plus un Dieu mais un simple syndiqué de l’UGTA. De fait, il n’y a pas de jour sacré en Islam. De fait, on ne comprend pas pourquoi cette histoire de vendredi est en train de déstructurer une société comme 200 000 morts ne l’ont pas fait. Que faire ? S’ouvrir l’esprit et se demander ce qu’en pensent les autres religions non déclarées du pays. Dans le chkoupisme, religion syncrétique à base de purée et de viande hachée propagée par le prophète ventru Benfodil, il est dit que l’Algérien créa l’Algérie en 7 ans, de 1954 à 1961. Depuis, il se repose. Pourquoi alors ne pas faire de la semaine le congé hebdomadaire ?

Par Chawki Amari

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jeudi 22 octobre 2009

Les meilleures universités du monde 2009 : top 100


Dans le classement des "top 100" universités du monde, les Etats-Unis dominent la planète, comme dans tous les autres domaines, avec 54 universités américaines dans le classement et aussi les trois marches du podium sont occupées par des universités Yankees. Personne ne pourrait être inopinée après avoir su qu'aujourd'hui Harvard, en tête du classement pour la 7e fois successivement, est l'université la plus riche sur terre. Son capital financier en 2006 est de 23.2 Milliards d'euros, qui dépasse le budget de l'enseignement supérieur de la France (20.6 milliards d'euros dans la même année).

On voit donc que la politique américaine de l'autonomie des universités donne son fruit, notamment parce que la majorité des lauréats du Nobel sont ou des anciens étudiants des universités américaines, ou des chercheurs dans ces mêmes universités. D'emblée du 20e siècle, les universités américaines ont donné la priorité à la recherche scientifique en dépassant ainsi largement les universités européennes et particulièrement les universités françaises.

Comme d'habitude, l'Angleterre tente pitoyablement de concurrencer les Etats-Unis, les seules deux universités non-américaines dans le "top 10" mondial sont anglaises, Cambridge et Oxford, bravo aux anglais ! Douze universités des top cent sont anglaises, six sont allemande. Aucun autre pays n'abrite plus de 5 universités dans ce classement...

Cambridge arrive en 4e en étant donc la meilleure université européenne et anglaise. La 10e dans le classement mondial et la second en Europe n'est autre que la très connue Oxford. La 22e place est occupée par une autre université anglaise, londonienne cette fois, l'université de Coll London. Ces trois universités sont espacées par seulement des universités américaines et une seule, en 19e place, japonaise, la première donc en Asie est Tokyo université, secondée dans le classement continental par Kyoto université. On ne voit aucune université asiatique jusqu'au 68e rang, Osaka université, japonaise aussi.

Les trois meilleurs universités du monde sont américaines, en l'occurrence Harvard, Standard et Berkeley (celle-là en Californie d'Arnold). Les trois meilleurs universités européennes sont anglaises (Cambridge, Oxford, Coll London) et les trois meilleurs universités asiatiques sont japonaises (Tokyo, Kyoto, Osaka). Aucune université africaine ne songe figurer dans le classement et du fait, toutes les universités africaines sont de la "merde", de même pour les universités de l'Amérique du sud. L'université de Sydney, la second en Australie après Australian Natl university qui est 59e au monde, clôture le classement en arrivant dans le 100e rang.

Le pays européen le plus proche de l'Angleterre est la Suisse, avec Swiss Fed Inst Tech - Zurich qui arrive en 24e place. La meilleurs université du Canada, British Columbia université, arrive en 35e.

La France de M. Sarkozy figure seulement trois fois dans le classement, honte !, avec les universités Paris 06, Paris 11 et l'École Normale Supérieure de Paris. Pour Sarkozy, ni l'enseignement, ni la recherche scientifique ne sont prioritaires mais c'est la guerre civile.

Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :
" La recherche du savoir est une obligation pour tout musulman "
et aussi "cherchez le savoir même en Chine".

Qui dira savoir, dira diplôme. Quelle est la valeur du diplôme ? Qui dira diplôme, dira l'université qui le confère, sa valeur est celle de l'université qui l'offre.
Pour s'inscrire dans l'université la plus convoitée dans le monde, Harvard, il faut décaisser 25 000 $US annuellement. Si vous en avez et vous êtes africains, quittez vos pays immédiatement, et partez aux USA, un voyage sans retour !


Classement des 100 meilleures universités du monde

1 Harvard Université Etats-Unis

2 Stanford Université Etats-Unis

3 Université California - Berkeley Etats-Unis

4 Université Cambridge Angleterre

5 Massachusetts Inst Tech (MIT) Etats-Unis

6 California Inst Tech Etats-Unis

7 Columbia Université Etats-Unis

8 Princeton Université Etats-Unis

9 Université Chicago Etats-Unis

10 Université Oxford Angleterre

11 Yale Université Etats-Unis

12 Cornell Université Etats-Unis

13 Université California - Los Angeles Etats-Unis

14 Université California - San Diego Etats-Unis

15 Université Pennsylvania Etats-Unis

16 Université Washington - Seattle Etats-Unis

17 Université Wisconsin - Madison Etats-Unis

18 Université California - San Francisco Etats-Unis

19 Tokyo Université Japon

20 Johns Hopkins Université Etats-Unis

21 Université Michigan - Ann Arbor Etats-Unis

22 Université Coll London Angleterre

23 Kyoto Université Japon

24 Swiss Fed Inst Tech - Zurich Suisse

24 Université Toronto Canada

26 Université Illinois - Urbana Champaign Etats-Unis

27 Imperial Coll London Angleterre

28 Université Minnesota - Twin Cities Etats-Unis

29 Washington Université - St. Louis Etats-Unis

30 Northwestern Université Etats-Unis

31 New York Université Etats-Unis

32 DAngleterree Université Etats-Unis

32 Rockefeller Université Etats-Unis

34 Université Colorado - Boulder Etats-Unis

35 Université British Columbia Canada

36 Université California - Santa Barbara Etats-Unis

37 Université Maryland - Coll Park Etats-Unis

38 Université North Carolina - Chapel Hill Etats-Unis

39 Université Texas - Austin Etats-Unis

40 Université Manchester Angleterre

41 Université Texas Southwestern Med Center Etats-Unis

42 Pennsylvania State Université - Université Park Etats-Unis

42 Université Paris 06 France

42 Vanderbilt Université Etats-Unis

45 Université Copenhagen Danemark

46 Université California - Irvine Etats-Unis

47 Université Utrecht Pays Bas

48 Université California - Davis Etats-Unis

49 Université Paris 11 France

50 Université Southern California Etats-Unis

51 Karolinska Inst Stockholm Suède

52 Université Pittsburgh - Pittsburgh Etats-Unis

53 Université Zurich Suisse

54 Rutgers State Université - New Brunswick Etats-Unis

55 Université Edinburgh Angleterre

55 Université Munich Allemagne

57 Tech Université Munich Allemagne

58 Université Florida Etats-Unis

59 Australian Natl Université Australie

60 McGill Université Canada

61 Université Bristol Angleterre

62 Carnegie Mellon Université Etats-Unis

62 Ohio State Université - Columbus Etats-Unis

64 Université Oslo Norvège

65 Hebrew Université JerEtats-Unislem Israel

65 Purdue Université - West Lafayette Etats-Unis

67 Université Heidelberg Allemagne

68 Osaka Université Japon

68 Université Helsinki Finlande

70 Moscow State Université Russie

71 Brown Université Etats-Unis

71 Uppsala Université Suède

73 Ecole Normale Super Paris France

73 Université Melbourne Australia

73 Université Rochester Etats-Unis

76 Université Leiden Netherlands

77 Université Arizona Etats-Unis

77 Université Sheffield Angleterre

79 Tohoku Université Japon

79 Université Utah Etats-Unis

81 King's Coll London Angleterre

82 Université Nottingham Angleterre

83 Boston Université Etats-Unis

83 Case Western Reserve Université Etats-Unis

83 Michigan State Université Etats-Unis

86 Stockholm Université Suède

87 Université Basel Suisse

88 Texas A&M Université - Coll Station Etats-Unis

89 McMaster Université Canada

90 Université Goettingen Allemagne

91 Université Birmingham Angleterre

92 Indiana Université - Bloomington Etats-Unis

93 Aarhus Université Danemark

93 Arizona State Université - Tempe Etats-Unis

95 Université Virginia Etats-Unis

96 Université Freiburg Allemagne

97 Lund Université Suède

97 Rice Université Etats-Unis

97 Université Bonn Allemagne

97 Université Sydney Australie

Source du Classement : Tuxboard

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mardi 20 octobre 2009

RSF publie le Classement mondial de la liberté de la presse 2009

L'Algérie est à sa place habituelle que l'on réserve annuellement au milieu de la "merde planétaire", la 141e au monde (175 pays sont regardés par RSF). La liberté de presse est une utopie en Algérie, un rêve dans l'ère du roi Bouteflika, acte III. (lire l'article Algérie : une merde sacré et un égocentrisme présidentiel efféminant)

Télécharger le Classement ici




Cet an, l'évenement majeur de la violation de liberté de la presse est la condamnation d'un journaliste du journal annahar à 6 moins de prison ferme (Lire l'article publie dans ce blog ici)

J'en profite pour publie le rapport de RSF sur l'Algérie en 2002, car en 2009 il est impossible d'effectuer une enquête en Algérie ! Pas celle de Bouteflika.

La liberté de la presse victime de l’Etat de non-droit

Le 25 Novembre 2002

Aujourd’hui, les journalistes algériens sont encore loin de pouvoir exercer librement leur métier même si la menace des groupes armés islamistes est moins pesante. Ils demeurent confrontés à des intimidations, pressions, agressions et poursuites judiciaires émanant principalement de notables, d’hommes d’affaires locaux ou encore de délégués des Aârchs.

Les correspondants locaux sont les principales victimes de ces exactions. A Annaba, par exemple, des journalistes rencontrent de grandes difficultés à enquêter sur des affaires de corruption. Même chose en Kabylie où un journaliste de Tizi-Ouzou explique : "Le problème, c’est que non seulement les affaires de corruption que l’on dénonce ne débouchent jamais sur des enquêtes […] mais, qu’en plus, on est menacé pour avoir écrit ces articles !"

Depuis le printemps 2001, la couverture des émeutes en Kabylie a été particulièrement difficile pour la presse de la région, prise en tenaille entre les différentes forces en présence. Nombre de journalistes font état de pressions et de menaces provenant de délégués des Aârchs, les représentants du "mouvement citoyen".

La liberté de la presse est victime de "la déliquescence de l’Etat", "du pouvoir de l’argent", ou encore de "l’Etat de non-droit", selon de nombreux journalistes. Et l’impunité est trop souvent la règle. Dans les affaires de disparitions de journalistes notamment. Cinq d’entre eux ont "disparu" entre 1994 et 1997. Alors que Reporters sans frontières avait conclu, lors d’une précédente mission d’enquête, en janvier 2001, à l’enlèvement de trois d’entre eux par les forces de sécurité, les enquêtes n’ont nullement progressé.

De façon générale, les professionnels des médias sont confrontés à la censure et l’autocensure, les sujets tabous restant encore nombreux : les droits de l’homme, l’influence des généraux, etc. Certains hommes d’affaires n’hésitent pas, par ailleurs, à acheter la presse pour qu’elle soit bienveillante à leur égard.

Les autorités disposent d’une véritable épée de Damoclès pour faire pression sur la presse. Le 16 mai 2001, l’Assemblée nationale populaire a adopté un projet d’amendement du code pénal dont l’article 144 bis prévoit notamment des peines de deux à douze mois de prison et des amendes de 50 000 à 250 000 dinars (environ 720 à 3 600 euros) contre toute "atteinte au président de la République en termes contenant l’injure, l’insulte ou la diffamation […]". Toutes ces sanctions sont également applicables quand les délits sont commis à l’encontre du "Parlement ou de l’une de ses deux Chambres, ou de l’ANP [l’Armée nationale populaire]". Aujourd’hui, plusieurs journalistes sont sous le coup de poursuites judiciaires suite à des plaintes émanant du ministère de la Défense.

Le 14 octobre 2002, l’avant-projet de loi sur l’information, présenté par le ministre de la Communication, constitue, selon Khaled Bourayou, avocat spécialisé dans les affaires de presse, "un verrou supplémentaire pour bâillonner la presse, après le code pénal".

Suite à une invitation des autorités algériennes pour assister à un "Colloque international sur le terrorisme" à Alger, un représentant de Reporters sans frontières s’est rendu en Algérie pour une mission d’enquête du 25 octobre au 1er novembre 2002. Il a pu travailler en toute liberté et rencontrer de nombreux journalistes à Alger, Annaba et Tizi-Ouzou, ainsi que Farouk Ksentini, le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) (1). En revanche, l’organisation n’a pas pu rencontrer Khalida Toumi, ministre de la Communication et de la Culture et porte-parole du gouvernement, à qui elle avait pourtant demandé une audience.

1. Les correspondants locaux victimes des autorités locales et des notables

Un téléphone-fax, un bureau, une chaise, un meuble où sont empilés quelques dossiers. Les murs nus. Le dépouillement est total. Quant à Internet, c’est un véritable luxe. Il faut aller dans les cybercafés pour pouvoir se connecter. Tel est le cadre de travail de la plupart des correspondants locaux, les "parents pauvres du journalisme" comme les appellent certains de leurs confrères d’Alger. Lorsque Reporters sans frontières demande à un journaliste, correspondant du Soir d’Algérie dans une petite localité près de Tizi-Ouzou, s’il reçoit souvent des menaces téléphoniques, celui-ci rétorque, ironique : "Les menaces ne risquent pas d’être téléphoniques puisque je n’ai même pas de téléphone…"

Impunité pour les auteurs de menaces

De nombreux journalistes ont confié à Reporters sans frontières que la menace terroriste, bien qu’encore présente, était beaucoup moins pesante que dans les années 1993-1996 (2). Ils ne croient guère aux allégations de certains de leurs confrères qui fuient l’Algérie pour la France, prétendant être en danger à cause des groupes terroristes (3). "En fait, on est logé à la même enseigne que le reste de la population. C’est sûr que s’ils nous attrapent, ils nous tuent", déclare l’un d’eux. Youssef Bournil, chef du bureau du Soir d’Algérie à Tizi-Ouzou, précise : "C’est très difficile de faire un article sur le terrorisme. Et si on le fait, on ne signe pas de son vrai nom. C’est trop dangereux. Lorsque l’on va faire une enquête sur les lieux d’un massacre, on se dépouille de tout signe distinctif : pas de carte de presse, pas d’appareil photo. On s’y rend généralement en taxi et on ne décline jamais son identité sauf à certaines personnes lorsque l’on est sûr qu’elles sont ’fiable’."

"Le vrai terrorisme aujourd’hui, c’est la mafia locale", déplore un correspondant d’un quotidien algérois à Annaba (Est du pays). Et l’un de ses confrères d’ajouter : "Il existe plusieurs types de réactions suite à des articles qui déplaisent : insultes, agressions, lettres, appels téléphoniques, ou enfin la tentative de soudoyer le journaliste pour qu’il ne poursuive pas son travail." Les exemples ne manquent pas.

En 2000, Ghanem Khemissi, correspondant du quotidien arabophone An Nasr (gouvernemental) à Annaba, écrit un article sur un "trou" de 700 000 dinars (8 780 euros) dans les caisses des Oeuvres sociales des travailleurs de l’Education d’Annaba. Peu après, il est agressé par un des membres de cette association. La même année, ce journaliste est interdit d’accès à la mairie d’Annaba suite à la publication d’un article sur la mauvaise gestion de l’hôtel de ville. Il est même frappé par des agents de sécurité devant la mairie. Le maire serait allé voir le directeur du journal le menaçant, s’il ne licenciait pas le journaliste, de ne pas lui remettre un budget publicitaire promis au journal. Dans un premier temps, celui-ci a refusé. Mais, suite aux pressions du maire, et après en avoir discuté avec le journaliste, il a été jugé préférable que ce dernier démissionne…

En août 2001, Ali Hemici, correspondant du quotidien Ech Chorouk el Yaoumi à Annaba, critique le syndicat d’une entreprise publique basée dans cette ville. Suite à cet article, le directeur de la société, un personnage très puissant dans la région, se rend à son bureau et, en présence d’un témoin, lui lance : "Je te poursuivrai jusqu’à ce que tu ailles en prison." Peu après, le directeur dépose plainte pour diffamation. "Cet homme est prêt à aller loin. J’ai plus peur de lui que de la justice", explique le journaliste. L’affaire est en cours.

En 2001, Amar Bouasmi, correspondant à Annaba pour le quotidien Al Khabar, écrit un article sur la mauvaise gestion de la commune d’El Bouni, à 5 km d’Annaba. Il fait état d’un détournement de 240 millions de dinars (environ 3 millions d’euros) au profit du maire. Peu après, alors qu’il se trouve chez lui avec son épouse et ses enfants, des hommes pénètrent de force dans son domicile, volent de nombreuses affaires et cassent du mobilier. Il est contraint de s’enfermer dans l’une des pièces pour se protéger. Quelque temps plus tard, il est arrêté sur la route par plusieurs hommes qui lui lancent : "Si tu écris un mot de plus sur la commune, on te supprime de la surface de la terre." Par peur, le journaliste n’a pas osé porter plainte. Il a même dû résilier sa ligne téléphonique tant il était harcelé.

Mi-février 2002, Hamid Benatia, correspondant du quotidien arabophone El Youm à Annaba, est l’objet d’un véritable harcèlement administratif de la part de la police locale qui lui réclame de nombreux documents concernant le statut légal de son bureau de correspondant. Cette campagne d’intimidation intervient peu après la publication d’articles sur des émeutes dans la région, dans lesquels le journaliste avait notamment critiqué le comportement des forces de police. Il est convoqué à plusieurs reprises par la police, en avril et en mai. C’est suite à une rencontre avec le wali (4) que ce harcèlement administratif prend fin. Hamid Benatia a confié à Reporters sans frontières qu’il avait été menacé plusieurs fois dans la rue par des individus suite à des articles critiques sur des grands patrons d’industrie.

Mi-septembre, Ali Hemici, correspondant à Annaba du quotidien arabophone El Ahdath, et Ghanem Khemissi, correspondant dans la même ville du quotidien arabophone d’Oran Erraï, sont menacés par un ancien élu du Rassemblement national démocratique (RND), au siège de ce parti. Il a fallu l’intervention de militants du RND pour que ce notable local ne frappe pas les journalistes. "Que vous écriviez ou non sur moi, je ne serai jamais inquiété", lance le notable. "C’est bien une preuve que l’Etat est totalement absent. Ces gens-là se considèrent comme intouchables", constate, amer, l’un des deux journalistes. Ces derniers avaient publié des articles critiquant l’ancien élu.

Le 19 septembre, Nabil Chaoui, correspondant à Annaba du quotidien Le Jeune Indépendant, est menacé dans son bureau par deux hommes. Peu avant, il avait reçu un appel téléphonique. "On nous a traités de tous les noms et on nous a menacés de nous tuer, si l’on écrivait encore sur le fameux industriel de Barrahal [banlieue d’Annaba], Hadjaji Amara", raconte le journaliste. Le 16 septembre, le journaliste avait fait paraître un article dans lequel il rapportait les propos du président de la Chambre de commerce et d’industrie de Seybouz - Annaba qui mettait en cause cet industriel de la région. "Les auteurs des menaces étaient des hommes de main de l’industriel", a précisé le journaliste à Reporters sans frontières. Une plainte a été déposée par Le Jeune Indépendant auprès du procureur de la République, près le tribunal d’Annaba. Depuis que l’affaire est sortie dans la presse, les menaces ont cessé. Néanmoins, Nabil Chaoui a précisé qu’il reçoit souvent des menaces téléphoniques ou des insultes.

Selon Majid Laribi, ancien chef de bureau du quotidien La Tribune à Tizi-Ouzou et aujourd’hui réfugié en France, les correspondants locaux sont très souvent contraints à l’autocensure. Pour lui, au moins quatre sujets sont tabous : "Les informations de type sécuritaire, notamment lorsqu’il s’agit d’attentats où est impliquée la Sécurité militaire (5), les affaires de terrorisme devant les chambres criminelles, les détournements de fonds des collectivités locales ou encore le paiement des miliciens." "Le problème, c’est que non seulement les affaires de corruption que l’on dénonce ne débouchent jamais sur des enquêtes de la part des autorités locales mais qu’en plus, on est menacé pour avoir écrit ces articles !", se plaint un correspondant de Tizi-Ouzou.

L’affaire Abdelhaï Beliardouh

L’année 2002 a été marquée par l’agression dont a été victime Abdelhaï Beliardouh (voir photo), correspondant d’El Watan à Tébessa "où les barons de l’import-import (6), de la contrebande et du terrorisme ont pignon sur rue." (7) Le 20 juillet, Saâd Garboussi, président de la Chambre de commerce et d’industrie des Nememchas (wilayas de Tébessa et de Souk Ahras), se présente, avec trois fonctionnaires de la Chambre de commerce, dont un est armé, au domicile d’Abdelhaï Beliardouh. Le journaliste est roué de coups devant sa famille avant d’être traîné, par le col de sa chemise, dans les rues de la ville jusqu’à la place du 1er Novembre. Il est alors de nouveau violenté et insulté. Selon El Watan du 21 juillet, ni la police ni la gendarmerie ne sont intervenues pour porter secours au journaliste. Il est ensuite conduit, en voiture, dans la cave de la villa de Saâd Garboussi où il est interrogé sur la source d’une information, parue le jour même, dans le quotidien francophone. Il est relâché quelques heures plus tard.

Cette agression fait suite à la parution, dans l’édition du 20 juillet d’El Watan, d’un article intitulé "Arrestation du président de la Chambre". Abdelhaï Beliardouh écrivait notamment que Saâd Garboussi "aurait été cité par un repenti comme étant un pourvoyeur de fonds pour le terrorisme" et "aurait participé au blanchiment des fonds du GIA, fruits du crime et du racket qui ont endeuillé les régions de Médéa et de Jijel". Peu avant l’agression, Saâd Garboussi avait appelé Fayçal Métaoui, rédacteur en chef du quotidien, pour lui demander d’inclure, dans l’édition du lendemain, une mise au point. Quand Fayçal Métaoui lui a expliqué que cela ne serait pas possible avant l’édition du lundi, le président de la Chambre de commerce et d’industrie a lancé : "Vous allez voir, je vais lui en faire voir de toutes les couleurs." Le 21 juillet, la rédaction d’El Watan a déposé plainte auprès du procureur de la République de Tebessa pour "séquestration et intimidation". De son côté, le président de la Chambre de commerce a démenti l’agression. Après quatre heures d’audition chez le procureur et douze heures d’audition devant un juge d’instruction, Saâd Garboussi a été mis en liberté provisoire. Des huit personnes qui devaient témoigner en faveur du journaliste, trois seulement se sont présentées devant le juge d’instruction.

Le 23 juillet, dans un communiqué, l’association des correspondants de presse de la wilaya de Tébessa a souligné que "Saâd Garboussi a préféré appliquer sa propre loi et sa justice ainsi que la logique de la force, sans donner le moindre crédit à l’Etat, comme si cet individu était convaincu qu’il n’y a pas d’Etat dans la wilaya de Tébessa." L’association a également envoyé une lettre au wali de Tébessa sollicitant l’autorisation de porter des armes : "Nous considérons que nos vies ainsi que celles de nos familles sont en danger, et il ne nous reste aucune autre solution que celle de compter sur nous-mêmes pour défendre notre honneur et notre droit à la vie". Pour Salima Tlemçani, journaliste à El Watan, il est nécessaire d’armer rapidement les journalistes et correspondants "dont la vie se décide désormais chez les barons de la contrebande et les terroristes". Le 19 octobre, Abdelhaï Beliardouh a tenté de se suicider en avalant de l’acide pur. Il a été transporté d’urgence dans un hôpital d’Alger. Le journaliste est décédé dans la nuit du 19 au 20 novembre. L’acide avait provoqué de graves lésions internes, notamment à l’œsophage et à l’estomac.

Certains journalistes rencontrés par Reporters sans frontières vont jusqu’à mettre en cause la mafia du foncier dans l’assassinat d’un journaliste survenu il y a quelques années. Le 3 septembre 1995, le correspondant du quotidien algérois Le Matin à Tizi-Ouzou, Saïd Tazrout, est assassiné. Selon des témoins, les assassins seraient arrivés à bord d’un taxi. Atteint d’une ou plusieurs balles à la jambe, Saïd Tazrout est tombé à terre puis a été achevé de deux balles dans la tête. Le journaliste avait, une semaine avant sa mort, fait paraître un dossier sur une affaire foncière. Son article concluait : "Dans le prochain numéro, nous vous donnerons des noms." Selon un confrère, certaines personnes impliquées dans "ce lobby" seraient les commanditaires du meurtre. "Le journaliste a été tué à 400 mètres de la gendarmerie. Il avait sur lui deux armes. Depuis ce jour, personne n’a osé écrire sur cette mafia du foncier à Tizi-Ouzou", a-t-il expliqué à Reporters sans frontières. Pour un autre journaliste de Tizi-Ouzou, Saïd Tazrout "avait touché aux intérêts de groupes extrêmement puissants". Un troisième journaliste a précisé à Reporters sans frontières qu’en 1998, suite à un article sur la "mafia du foncier" dans la région, un individu était venu à son bureau et l’avait menacé. "Me souvenant du journaliste assassiné en 1995, lorsque ma direction m’a demandé, plus tard, de retravailler sur ce sujet, j’ai refusé. J’avais trop peur." A l’époque, la presse avait rapporté que Saïd Tazrout avait été tué par des groupes armés islamistes.

"Le journalisme d’investigation est quasiment impossible", s’accordent à dire les journalistes. Tout particulièrement dans le domaine économique. "C’est un système souvent très opaque où l’on ne peut identifier les responsables", confie Abrous Outoudert, directeur de publication de Liberté. "Et si vous commencez à faire du journalisme d’investigation, gare aux accidents de voiture…", lâche-t-il.

2. Les émeutes en Kabylie : les journalistes pris entre deux feux

Le 18 avril 2001, Guermah Massinissa, un jeune lycéen, est tué par balles dans une gendarmerie de Beni Douala (localité située à quelques kilomètres de Tizi-Ouzou). Pour les Kabyles, cette mort est "la goutte d’eau qui fait déborder le vase". Des émeutes éclatent alors dans toute la Kabylie. Les manifestants constituent ce que l’on appelle le "mouvement citoyen", qui va être rapidement pris en main par les "Aârchs" (8). Ces émeutes, réprimées violemment par les forces de l’ordre, ont fait plus de cent vingt morts et plus de mille blessés. La Coordination des Aârchs, Daïras et Communes (C.A.D.C.) a appelé au boycott des élections de mai et d’octobre 2002. (9)

Répression des forces de l’ordre

Le 25 mai 2001, Nadir Bensebaa, du quotidien Le Matin, est agressé par un policier alors qu’il couvre des émeutes à Tizi-Ouzou. Selon le journaliste, le policier lui a asséné des coups de matraque sur le dos et l’a frappé à coups de pied et de poing alors qu’il lui avait montré sa carte de presse. Les policiers témoins de la scène ne sont intervenus qu’une fois que le journaliste était à terre. Hospitalisé, Nadir Bensebaa a obtenu un arrêt de travail de cinq jours.

Durant l’été, les bureaux de Tizi-Ouzou du quotidien d’Alger Liberté sont la cible des gendarmes dont les bâtiments se situent à proximité. Ces derniers, sous prétexte que des manifestants se trouvent à l’intérieur du bureau du journal, lancent des pierres et des grenades lacrymogènes dans les locaux situés au deuxième étage. Des vitres sont cassées. Le bureau du Soir d’Algérie, installé au même étage, est également touché. "En général, ce type d’incident arrivait lorsque nous avions écrit un article qui critiquait les forces de l’ordre. Les plus violents ont été les CNS", (10) raconte Mohamed Haouchine, chef du bureau de Liberté à Tizi-Ouzou.

Le 13 mars 2002, à Tizi-Ouzou, alors qu’il couvrait des réactions de rue suite à un discours du président Abdelaziz Bouteflika, Lotfi Bouchouchi, correspondant en Algérie de la chaîne de télévision française TF1, est grièvement blessé au nez par une grenade lacrymogène tirée par un gendarme. Le journaliste est touché alors qu’il est éloigné des manifestants et clairement identifiable comme cameraman. "J’étais clairement visé, c’est sûr. Ce qui m’écœure le plus dans cette histoire c’est que le responsable n’a pas été sanctionné." Le journaliste raconte que les conditions de travail pour les équipes de télévision étaient très difficiles. "Ça n’a pas été évident de convaincre, au début, que nous n’étions pas de l’ENTV [la télévision publique algérienne]. Si une équipe de cette chaîne avait été sur place, elle aurait été carrément lynchée par les manifestants." Lotfi Bouchouchi a dû se rendre en France pour être opéré.

Le 14 mars, une marche (non autorisée) organisée par le FFS (11) à Alger est réprimée. Zoubir Khelaifia, du Jeune Indépendant, est arrêté, avec d’autres manifestants, et interrogé dans un commissariat. Hassan Kaoua, journaliste à la radio Chaîne III (publique) est également arrêté puis relâché sans avoir été interrogé. Malika Taghlit, photographe d’El Watan, voit son appareil photo endommagé par la police. De nombreux journalistes présents pour couvrir la manifestation sont insultés et malmenés par la police.

Le 28 mars, M.K. Soussa, un des correspondants du Matin à Tizi-Ouzou, est blessé lors d’une marche réprimée par les forces de l’ordre. Atteint au genou par une bombe lacrymogène, il a une double fracture du tibia et du genou.

En mai, Kamel Boudjadi, journaliste du quotidien d’Alger La Nouvelle République, est violemment frappé par les forces de l’ordre alors qu’il couvre des émeutes à Tizi-Ouzou. "Il est arrivé la jambe en sang au bureau", raconte un de ses collègues. "Il avait pourtant sorti sa carte de journaliste." (12)

Le 7 octobre, alors qu’il couvre des émeutes à Irdjen (Kabylie), Samir Leslous, photographe du quotidien Liberté, est poursuivi par des forces anti-émeutes. Dans sa fuite, il chute et se fracture la jambe.

Les intimidations de certains délégués (13) des Aârchs

En août 2001, Aomar Mohellebi (14), correspondant du quotidien Liberté, est menacé près de son domicile par deux délégués (qu’il connaît) de la coordination des Aârchs de Tizi-Ouzou : "Tu dois rectifier ton article, sinon tu en assumeras les conséquences." L’article auquel font référence les deux hommes, est le compte rendu d’un conclave (15), où des délégués rapportaient que certains manifestants de la marche organisée le 14 juin portaient des armes. "Pourtant, j’ai couvert les pires années du terrorisme et je n’ai jamais reçu de menaces de terroristes." Sa direction à Alger ne souhaite pas médiatiser l’affaire. Le journaliste démissionnera suite à cette décision. "J’ai été déçu par le manque de solidarité de ma direction."

"En janvier dernier, suite à une série d’articles où je parlais de l’essoufflement du mouvement, du racket des commerçants, etc., j’ai reçu un coup de téléphone : "Ce soir, à 18 heures, vous serez mort." Je connaissais l’auteur de l’appel, c’était l’un des frères de Belaïd Abrika (16). Mais rien n’est venu", témoigne Ali Ben Chaabane, chef du bureau du quotidien algérois L’Expression. Il n’hésite pas à critiquer "certains journalistes militants [proches du mouvement citoyen] qui font d’une escarmouche une émeute et d’une émeute une révolution". Et d’ajouter : "Au début du mouvement, les délégués venaient au bureau en demandant de diffuser leur communiqué. On ne pouvait pas avoir d’entretien avec eux. Ils n’acceptaient pas la contradiction. Depuis peu, on peut enfin les interviewer." Belaïd Abrika étant emprisonné, Reporters sans frontières n’a pas pu recueillir sa version des faits.

Le 27 septembre, alors qu’elle couvre un conclave, Madjda Demri, correspondante du quotidien L’Authentique à Tizi-Ouzou, est violemment prise à partie par plusieurs délégués qui demandent à la présidence tournante d’exiger d’elle des excuses. La journaliste avait écrit un article sur un meeting du FFS que des partisans des Aârchs avaient empêché de se tenir, et au cours duquel des membres de ce parti avaient été frappés. Chérif Hamici, un délégué de la localité de Bouzeguène, a déclaré à Reporters sans frontières qu’il avait tenté de calmer ceux qui s’en prenaient à la journaliste. Il a, par ailleurs, ajouté que ce genre d’actes était rare de la part des délégués. Le lendemain de l’agression, Sadek Aït Hamouda, le chef du bureau de l’Authentique à Tizi-Ouzou, invite des journalistes pour adopter une réaction commune. Apprenant cette initiative, un délégué fait le tour de toutes les rédactions en leur disant : "Si vous allez à cette réunion, vous allez porter atteinte au mouvement." Résultat : seuls trois journalistes étaient présents. "Lorsque le mouvement a pris de l’ampleur, il y a eu des comportements fascisants envers la presse", estime Sadek Aït Hamouda.

Fin septembre, Said Tissegouine, chef du bureau du quotidien algérois Le Jeune Indépendant (17) à Tizi-Ouzou, fait paraître une enquête sur l’argent recueilli par diverses organisations caritatives pour aider les blessés des émeutes en Kabylie. Sa conclusion : l’argent n’est jamais parvenu dans les caisses du mouvement. A la fin de l’article, le journaliste précise que, dans son prochain numéro, un délégué fera des révélations sur ces affaires de détournement de fonds et qu’il citera des noms. Peu après, des amis du journaliste l’informent que sa vie est "en danger", qu’il est "menacé de mort". Le journaliste préfère alors s’éloigner de Tizi-Ouzou durant quinze jours et l’interview "choc" ne paraîtra jamais. Suite à ces menaces, "certains délégués sont venus me rassurer en me disant qu’ils garantiraient ma sécurité mais je sais bien que, malheureusement, ce ne sont pas eux qui ont le pouvoir dans ce mouvement. Désormais, je ne peux pas m’empêcher de travailler avec appréhension. Aujourd’hui, je crains beaucoup plus certains délégués des Aârchs que les services de sécurité. Attention, il n’est pas question de dire que tous les membres du mouvement citoyen sont comme ça. Ce sont certains individus autoproclamés "délégués" du mouvement qui menacent. Certains d’entre eux ont vraiment des comportements de voyous", témoigne le journaliste.

Le 8 octobre, lors d’une conférence de presse publique tenue à Tizi-Ouzou, Noureddine Aït Hamouda (18) s’en prend au quotidien La Dépêche de Kabylie qu’il rebaptise "La débauche de Kabylie". Il critique notamment la couverture des événements par ce journal. Des correspondants à Tizi-Ouzou se plaignent qu’ils sont souvent empêchés de couvrir les réunions du RCD. Ce même parti interdit d’ailleurs à ses militants d’acheter La Dépêche de Kabylie. (19)

3. Attention, sujets tabous !

Aujourd’hui à Paris, le journaliste Youcef Zirem détient le record des démissions dans la presse algérienne. Il est passé, en dix ans, par une quinzaine de rédactions. "J’ai été censuré pour des sujets allant des plus anodins aux plus forts", raconte-t-il. En mars 1999, alors qu’il travaille pour La Tribune, il rédige une chronique sur une émission de la télévision qui invite les différents candidats à l’élection présidentielle. Il y épingle les prétendants à la plus haute fonction de l’Etat. "Quand j’ai écrit sur la prestation du candidat Hamrouche, c’est passé. Quand j’ai écrit sur celle du candidat Bouteflika, ce n’est pas passé . Comme s’il était déjà Président ! " Pour lui, les sujets qu’on ne peut traiter sont nombreux : "la corruption, le statut intouchable du DRS (20), le poids des militaires dans la société, les droits de l’homme, etc. "

Une question plus que sensible : les droits de l’homme

La question des disparus (21) demeure un sujet sensible même si, ces dernières années, la presse a davantage rendu compte des revendications de ces milliers de familles sur le sort de leurs proches. Lors d’une mission d’enquête en janvier 2001 sur le thème des journalistes disparus (22), Reporters sans frontières avait proposé aux journaux algériens de diffuser une campagne d’information sous la forme de deux visuels, avec les textes suivants : " Pour cinq familles de journalistes en Algérie, il y a pire que d’avoir perdu un être cher : ne pas savoir si elles l’ont perdu / En Algérie, cinq journalistes (23) sont portés disparus. Mais où en sont les enquêtes ? Sur la trentaine de journaux contactés, seuls trois avaient publié la campagne. Le directeur de publication d’un quotidien francophone d’Alger avait confié à l’organisation : "Je suis désolé mais, ici, il y a des lignes rouges que nous ne pouvons pas franchir."

Le 6 novembre 2002, une trentaine de membres de familles de disparus se réunissent devant la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPH) et s’apprêtent à se diriger vers la présidence lorsqu’elles sont prises à partie par des membres des forces de l’ordre. D’après plusieurs témoins, des personnes ont été bousculées et battues. Un journaliste du quotidien arabophone El Fadjr, Ibrahim Fakhar, a été notamment frappé alors qu’il avait précisé sa profession. Il a ensuite été conduit au commissariat de Cavaignac (centre d’Alger) où il a été, de nouveau, violemment battu. Un autre journaliste, qui a requis l’anonymat, a été menacé par un policier : "Si tu écris un mot sur moi, je te flingue." Ce rassemblement faisait suite aux déclarations de Farouk Ksentini, président de la Commission dans le quotidien arabophone Ech Chorouk el Yaoumi, (24) qui avait affirmé que les familles de disparus recevraient une indemnisation de 100 millions de centimes de dinars (environ 12 500 euros) ainsi qu’un certificat de décès. (25) Les familles avaient pris cette déclaration comme un moyen, pour le pouvoir, d’enterrer définitivement la question des disparus.

Des hommes d’affaires d’influence…

"Certains hommes d’affaires sont tout simplement intouchables", déclare un journaliste d’Alger. Rafik Khalifa en constitue le meilleur exemple. Pour préserver son image, sa technique est simple et efficace, il "arrose". A l’occasion d’événements comme les matchs de football France / Algérie (26), Olympique de Marseille / Algérie, ou d’inaugurations de lignes aériennes par Khalifa Airways, comme Alger / Johannesburg ou Alger / Dubaï, l’homme d’affaires invite de nombreux journalistes et patrons de presse : voyage et séjour tous frais payés avec, en prime, "une enveloppe de 4 000 francs", selon plusieurs journalistes, en contrepartie d’articles élogieux. Ces journaux complaisants sont largement diffusés dans les avions de la Khalifa Airways et inondés de publicité du groupe Khalifa. Selon le site d’informations sur l’Algérie Algeria-Interface (27) "le conglomérat […] est en passe de devenir le principal annonceur publicitaire privé du pays. "

Le 23 octobre 2002, le quotidien français Libération publie un dossier intitulé "L’intriguant Monsieur Khalifa". Il y est notamment question de "passe-droits", de "fonctionnement absolument opaque", "d’argent [qui] semble couler à flots", etc. Les jours suivants, la presse algérienne reste très discrète sur ce dossier. Il faut attendre une semaine encore pour que les journaux parlent de l’homme d’affaire en reprenant une longue interview accordée, par Rafik Khalifa, à VSD (28). Unanimes, ils défendent le jeune milliardaire. Très rares sont ceux qui ont osé critiquer Rafik Khalifa : le célèbre caricaturiste de Liberté, Dilem, épingle régulièrement l’homme d’affaires et ses relations avec la presse. Sid Ahmed Semiane, dit S.A.S., ancien chroniqueur du quotidien Le Matin, a également écrit des articles critiques sur l’homme d’affaires.

Les généraux, véritables détenteurs du pouvoir

"Insulter les généraux, décortiquer leur lutte de clans et leur cohabitation houleuse avec celui qu’ils ont installé à la présidence, le président Bouteflika, c’est possible. Mais donner des faits, c’est impossible", regrette Youssef Zirem, ancien journaliste du quotidien francophone La Tribune.

Dans la nuit du 18 au 19 octobre 2001, Sid Ahmed Semiane dit S.A.S., chroniqueur au quotidien Le Matin, est violemment frappé par Lotfi Nezzar pour avoir critiqué le père de ce dernier, Khaled Nezzar, général major à la retraite et ancien ministre de la Défense. L’agression a lieu dans une discothèque d’Alger. Un an auparavant, une altercation avait déjà éclaté entre les deux hommes. Et les mois précédant l’agression, le journaliste avait été menacé à plusieurs reprises par Lotfi Nezzar. Le 21 octobre, le général Nezzar a présenté ses excuses au journaliste en qualifiant l’agression "d’affaire de droit commun". S.A.S., qui a souffert de nombreux hématomes et ecchymoses, avait déposé plainte. Fin juin 2002, le tribunal de Chéraga (banlieue d’Alger) a condamné Lotfi Nezzar à une amende de 1 000 dinars (environ 12 euros) et à 1 dinar symbolique à verser au plaignant.

Le 25 août 2002, le quotidien Al Ahdath publie en une une lettre ouverte, adressée au président de la République, de Kada Hezil, chargé des affaires sociales à la wilaya d’Oran. Dans ce courrier qu’il a fait sortir de prison, celui-ci explique qu’il a été arrêté après avoir rédigé le rapport d’enquête commandée par les services de sécurité sur un trafic de drogue dans la région d’Oran. Dans ce rapport, il mettrait en cause de hautes personnalités civiles et militaires de la région, dont le commandant de la 2e Région militaire, le général Kamel Abderahman , le wali d’Oran, etc. Après la parution de cette lettre, le gérant du journal demande au directeur de publication, Habet Hannachi, de publier un démenti le lendemain. Le journaliste refuse et, suite aux pressions de sa direction, préfère démissionner. Le démenti est publié comme prévu. Amer, le journaliste déclare : "Dans la presse algérienne, on peut insulter mais pas donner des faits." Un caricaturiste d’El Ahdath a été, lui, licencié pour un dessin, publié fin octobre, qui brocardait le président Bouteflika et des militaires.

Selon Khaled Bourayou, avocat des quotidiens Liberté, El Watan, El Khabar et Le Soir d’Algérie, une trentaine de procès seraient actuellement en cours contre Liberté, El Watan et Le Matin suite à des plaintes émanant du ministère de la Défense.

- Liberté Le 25 janvier 2002, le caricaturiste Dilem, du quotidien Liberté, est entendu par la police judiciaire pour un dessin critiquant les généraux. Cette audition intervient après une plainte du ministère de la Défense auprès du procureur de la République du tribunal d’Alger pour ce dessin jugé "diffamatoire et attentatoire à la considération de hauts responsables de la hiérarchie militaire". "Je suis convaincu d’être dans le vrai parce que je dis ce que trente millions d’Algériens pensent. S’ils veulent m’arrêter, ils devront emprisonner trente millions de personnes", a déclaré Dilem à l’AFP peu après cette convocation. Dilem est poursuivi au total pour trois dessins (voir ci-dessous un des dessins).

- El Watan Le 28 janvier, la journaliste Salima Tlemçani, du quotidien francophone El Watan, est entendue par la police judiciaire à la suite du dépôt d’une plainte pour "diffamation" par le ministère de la Défense. Cette audition intervient après la parution d’un article, le 11 décembre 2001, sur des nominations au Département du renseignement et de la sécurité (DRS). Elle a été condamnée, ainsi qu’Omar Belhouchet, directeur de publication du journal, à une amende.

Le 29 octobre, Omar Belhouchet, est relaxé dans l’affaire qui l’opposait au ministère de la Défense. Le 22 octobre, durant son procès, il avait déclaré "que la presse privée a été le rempart contre la campagne du "qui tue qui ?" (29) déclenchée en Algérie et à l’étranger, sans qu’aucune autorité, à cette époque-là, ait pris ses responsabilités pour y faire face […] cette campagne, rappelez-vous , a été alimentée par des personnalités politiques et journalistiques, notamment Aït Ahmed (30), Salima Ghezali (31) et Ali Yahia Abdenour (32), contre lesquels le ministère de la Défense nationale n’a pas réagi. […] Il est plus facile pour le ministère de s’attaquer aux journalistes, ceux-là mêmes qui ont défendu l’institution militaire et le pays dans les moments les plus difficiles". (33) Le ministère de la Défense avait déposé plainte pour diffamation à la suite de la publication, début 2002, d’un article sur l’octroi d’un marché à un gendre d’un général, ancien chef de la 3e Région militaire.

- Le Matin Fin janvier, le directeur de publication du quotidien Le Matin, Mohamed Benchicou, est entendu à deux reprises par la police judiciaire à Alger pour avoir publié une caricature et une chronique sur les militaires. Cette convocation fait suite à une plainte en diffamation du ministère de la Défense. "Il y a aujourd’hui dix-sept plaintes contre moi et deux contre le caricaturiste du journal, Le Hic", a déclaré S.A.S. à Reporters sans frontières.

4. Un amendement au code pénal et un avant-projet de loi, liberticides

Le 16 mai 2001, l’Assemblée nationale populaire adopte un amendement du code pénal condamné unanimement par la profession. L’article 144 bis prévoit notamment des peines de deux à douze mois de prison et des amendes de 50 000 à 250 000 dinars (de 720 à 3 600 euros) contre toute "atteinte au président de la République en termes contenant l’injure, l’insulte ou la diffamation, soit par l’écrit, le dessin ou par voie de déclaration, et ce, quel que soit le moyen utilisé : diffusion sonore, image, support électronique, informatique ou autre". Cet amendement sera, par ailleurs, rebaptisé l’"amendement Dilem" du nom du caricaturiste qui épingle régulièrement le Président. Les poursuites peuvent désormais être engagées directement par le ministère public, sans dépôt préalable d’une plainte. En cas de récidive, les peines d’emprisonnement et les amendes sont "portées au double". Toutes ces sanctions sont applicables quand les délits sont commis à l’encontre du "Parlement ou de l’une de ses deux Chambres, de l’ANP" (l’Armée nationale populaire) mais aussi de toute "autre institution publique ou tout autre corps constitué".

Le 14 octobre 2002, un avant-projet de loi sur l’information, publié sur le site du ministère de la Communication, provoque également le mécontentement de la profession. Brahim Brahimi, enseignant à l’Institut des sciences de l’information et de la communication d’Alger, explique que "le plus grave [dans ce texte] est la remise en cause de l’article 14 de la loi de 1990" (34). Selon ce texte, "L’édition de toute publication […] est soumise […] à une déclaration préalable, trente jours avant la parution du premier numéro. La déclaration est enregistrée auprès du procureur de la République". La nouvelle disposition stipule désormais que toute publication "est soumise […] à une déclaration préalable à la parution du premier numéro auprès des services du ministre chargé de l’Information […] un récépissé est délivré dans un délai n’excédant pas trente jours à compter de la date du dépôt du dossier. Le silence de l’administration au-delà des trente jours vaut refus".

Cette disposition suscite deux commentaires. Pour Fayçal Metaoui, rédacteur en chef d’El Watan, "ils ont redonné un énorme pouvoir au ministère de la Communication qui a désormais droit de vie ou de mort sur les journaux", l’enregistrement se faisant désormais auprès du ministère de la Communication. Selon Salima Ghezali, cet article, qui parle désormais clairement de "refus", "codifie ce qui était déjà en vigueur". Lors d’une mission d’enquête en mai 2000, Reporters sans frontières avait rencontré plusieurs journalistes voulant publier un journal : ils avaient expliqué que, souvent, l’ "agrément" n’est pas refusé… mais jamais accordé. Le cas d’Ahmed Kaci est, à ce titre, très significatif. Il s’est vu empêché de finaliser son projet de créer deux publications. "J’ai déposé mon dossier d’agrément au niveau du tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, en août 2000 et depuis, il est resté sans suite." Pourtant, cet ancien journaliste qui possède une longue expérience dans la presse, avait réuni toutes les pièces nécessaires à son dossier. "L’obtention d’un agrément obéit ainsi à des règles clandestines et à une volonté délibérée d’interdire des titres avant même leur parution." (35) "Peu importe la tendance politique de la publication, l’essentiel est qu’elle soit sous contrôle. Une association de défense des consommateurs, par exemple, ne peut pas faire paraître un journal car elle pourrait mettre en péril des équilibres économiques", souligne encore Salima Ghezali.

Le projet de loi prévoit également l’institution d’une "carte nationale de journaliste" (36), délivrée par la Commission de la carte de journalisme professionnel qui est placée sous l’autorité du ministre de la Communication. Celle-ci comprend des représentants de plusieurs ministères dont celui de l’Intérieur et de la Justice. Plusieurs journalistes critiquent la présence de ces ministères au sein de la Commission et craignent que ce ne soit surtout le ministère de la Communication qui sélectionne les candidats.

Reporters sans frontières ne peut que se réjouir du fait que ce texte ne contienne plus, comme dans la loi de 1990, de peines d’emprisonnement pour les délits de presse (37). Pourtant, les journalistes demeurent toujours passibles de peines de prison en vertu de l’amendement au code pénal voté en mai 2001. Pour Khaled Bourayou, avocat spécialisé dans les affaires de presse, "ce texte constitue, après le code pénal, un verrou supplémentaire pour bâillonner la presse."

Recommandations

Reporters sans frontières recommande aux autorités algériennes :
- l’ouverture d’enquêtes sérieuses sur les assassinats et les disparitions de journalistes afin de mettre fin à l’impunité, aujourd’hui la règle dans ces affaires,
- la fin des poursuites judiciaires abusives de la part du ministère de la Défense,
- la possibilité pour les titres suspendus dans le cadre de l’état d’urgence, qui reste en vigueur, de pouvoir reparaître, (38)
- l’ouverture d’enquêtes dans les agressions ou les menaces à l’encontre de journalistes, en s’intéressant tout particulièrement aux cas des correspondants locaux,
- la modification du code pénal afin de supprimer les peines de prison pour les délits de presse, comme le demande le rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté d’opinion et d’expression, (39)

Reporters sans frontières recommande à l’Union européenne :
- d’intervenir auprès des autorités algériennes pour que celles-ci respectent l’article 2 de l’accord d’Association entre l’Union européenne et l’Algérie. Cet article stipule : "Le respect des principes démocratiques et des droits fondamentaux de l’homme, tels qu’énoncés dans la déclaration universelle des droits de l’homme, inspire les politiques internes et internationales des parties et constitue un élément essentiel du présent accord. "

Notes :

(1) Cette commission a remplacé l’ONDH (Observatoire national des droits de l’homme), en avril 2001. (2) Selon Reporters sans frontières, 57 journalistes ont été assassinés entre 1993 et 1996. Une quarantaine d’autres employés des médias ont également trouvé la mort au cours de ces années noires. (3)"Le fait que les journalistes occupant des logements sécuritaires à Sidi Fredj et Moretti quittent peu à peu ces endroits prouve bien que la menace terroriste est moins pesante pour les journalistes d’Alger", explique un reporter de la capitale. (4) Equivalent du préfet en France. (5) Appelée désormais DRS, Département de renseignements et de sécurité. (6) L’Algérie n’exportant quasiment rien en dehors du pétrole et du gaz, les Algériens ont inventé cette formule. (7) Extrait de "Beliardouh transféré à Alger", dans El Watan du 22 octobre 2002, un article écrit par Salima Tlemçani. (8) Tribus kabyles. (9) Pour les élections d’octobre, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, la participation a été de 7,6 % en Grande Kabylie et de 15,6 % en Petite Kabylie contre 50,11% dans le reste de l’Algérie. (10) Police anti-émeutes. (11) Front des forces socialistes, parti d’opposition. (12) Suite au refus de sa direction de publier le récit de son agression, le journaliste a quitté le journal. (13) Un " délégué" est un représentant de la C.A.D.C. (Coordination des Aârchs, Daïras et Communes). (14) Ce journaliste travaille aujourd’hui pour La Dépêche de Kabylie (dont le premier numéro est sorti en juin 2002). (15) Un "conclave" est une réunion organisée par la C.A.D.C. (16) Membre de la présidence tournante de la C.A.D.C. de Tizi-Ouzou, emprisonné le 13 octobre. Il est l’un des leaders les plus connus du mouvement. (17) Les journalistes arabophones ont visiblement été moins touchés par ce type d’intimidations, la Kabylie étant davantage tournée vers la presse francophone. (18) Ancien député RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie), aujourd’hui à la tête d’un groupe d’autodéfense. (19) Ce quotidien kabyle est dirigé par Amara Benyounes, l’un des responsables du RCD duquel il a démissionné. (20) Département de renseignements et de sécurité. (21) Environ 7 000 personnes sont aujourd’hui portées " disparues " en Algérie, selon les associations algériennes de défense des droits de l’homme. Amnesty International a reçu des informations concernant environ 4 000 cas depuis 1994. (22) Voir le rapport de Reporters sans frontières : "Cinq journalistes "disparus" : Aucune enquête sérieuse menée - Les forces de sécurité impliquées dans trois cas", 5 février 2001. Reporters sans frontières a rencontré, lors de cette mission, Farouk Ksentini, le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme : "Nous n’avons pas les moyens de savoir ce qu’il s’est passé. Nous demandons des renseignements aux différentes administrations mais leur réponses restent évasives. Que pouvons-nous faire ? Nous ne sommes pas une commission d’enquête. Ces disparitions ont eu lieu alors que c’était le chaos total. Il n’y avait plus d’Etat. Nous ne pouvons qu’encourager les familles à porter plainte mais c’est mieux qu’elles le fassent dans le cadre d’une association. C’est la raison pour laquelle nous allons recommander à la Présidence de reconnaître des associations comme "S.O.S. Disparus". L’Etat étant responsable de ces disparitions, nous sommes pour les indemnisations. Mais cela ne veut pas dire "acheter le problème. Il faut la mise en place d’une véritable commission d’enquête sur ce problème. " (23) Aziz Bouabdallah, du quotidien arabophone El-Alam Es-Siyassi, disparu en 1997 ; Kaddour Bousselham, correspondant du quotidien public Horizons à Hacine, disparu en 1994 ; Djamil Fahassi, journaliste à la Chaîne 3 de la radio nationale, disparu en 1995 ; Mohamed Hassaïne, correspondant local du quotidien Alger Républicain, disparu en 1994 ; et Salah Kitouni, directeur de l’hebdomadaire national El Nour, disparu en 1996. (24) Paru le 3 novembre 2002. (25) Le président a fini par nier ces propos dans El Watan daté du 5 novembre : "Il n’est pas question d’abandonner les recherches et d’occulter le travail de vérité et de justice." (26) Ce match s’est tenu le 6 octobre 2001 à Paris. (27) www.algeria-interface.com. (28) Paru dans l’hebdomadaire VSD du 7 au 13 novembre 2002. (29) Question posée par certaines personnalités politiques algériennes et des organisations internationales de défense des droits de l’homme qui réclamaient une enquête internationale suite à plusieurs grands massacres de civils en 1997. (30) Président du Front des forces socialistes. (31) Directrice de publication de l’hebdomadaire La Nation, fermé en 1996. (32) Président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme. (33) Extrait d’un article intitulé "MDN / El Watan : Affaire en délibéré", de Salima Tlemçani, dans El Watan du 23 octobre 2002. (34) Selon l’article 14 de la loi sur la presse de 1990, "L’édition de toute publication est libre. Elle est soumise, aux fins d’enregistrement et de contrôle de véracité, à une déclaration préalable, trente jours avant la parution du premier numéro. La déclaration est enregistrée auprès du procureur de la République". (35) Extrait du quotidien El Watan daté du 24 février 2002. (36) La carte de presse est aujourd’hui délivrée par les journaux. (37) Pas moins de quinze articles de la loi n°90 - 07 du 3 avril 1990 relative à l’information, sanctionnent de peines d’emprisonnement des délits de presse. (38) Fin 2001, les autorités ont saisi l’hebdomadaire arabophone El Mouaad el Djazairi. Le titre a été suspendu pour six mois renouvelables conformément aux dispositions de l’état d’urgence en vigueur depuis 1992. Selon le journal, cette sanction aurait un rapport avec un éditorial qui accusait l’Etat de pratiquer un genre de terrorisme plus dangereux que celui pratiqué par les terroristes eux-mêmes. Pour un autre quotidien, elle serait liée "au long dossier consacré à l’assassinat d’Abdelkader Hachani, responsable du FIS dissous". (39) Dans un document du 18 janvier 2000, Abid Hussain, le Rapporteur spécial des Nations unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, a demandé "à tous les gouvernements de veiller à ce que les délits de presse ne soient plus passibles de peines d’emprisonnement, sauf pour des délits tels que les commentaires racistes ou discriminatoires ou les appels à la violence (…) l’emprisonnement en tant que condamnation de l’expression pacifique d’une opinion constitue une violation grave des droits de l’homme".

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Un présumé tortionnaire algérien échappe de peu à la justice suisse

Genève, le 18 octobre 2009 - Bouguerra SOLTANI, chef du parti islamiste du Mouvement de la société pour la paix, qui se trouvait en Suisse vendredi dernier et contre lequel une plainte pour actes de torture avait été déposée auprès de la justice fribourgeoise, a quitté la Suisse avant de pouvoir être appréhendé.

Le 12 octobre 2009, TRIAL (Track Impunity Always – association suisse contre l’impunité) a déposé une dénonciation pénale auprès du juge d’instruction du canton de Fribourg contre M. Bouguerra SOLTANI, pour actes de torture. La victime, Nouar ABDELMALEK, s’est constituée partie civile le lendemain.

Au mois de juillet 2009, TRIAL avait déjà saisi le Comité contre la torture des Nations Unies d’une plainte contre l’Algérie, en raison de nombreuses tortures subies par M. ABDELMALEK dans son pays entre 2001 et 2005. M. SOLTANI figure parmi les personnes dénoncées par la victime comme ayant orchestré des séances de torture. M. ABDELMALEK, en raison des sévices endurés, s’est vu reconnaître la qualité de réfugié en France, où il vit désormais.

Dans le cadre des fonctions qu’il exerçait au sein du ministère de la Défense, M. ABDELMALEK avait publié en 1998 un rapport dans lequel il mettait expressément en cause les agissements de M. SOLTANI dans une affaire de recrutement d’un jeune islamiste algérien envoyé en Afghanistan. Suite à la publication de ce rapport, M. ABDELMALEK a été mis en congé mais a continué à publier des articles dénonçant les agissements de M. SOLTANI dans la presse.

Le 29 juin 2005, M. ABDELMALEK a été arrêté sur la base d'accusations fallacieuses. Des gendarmes l’ont alors emmené de force au siège de la Brigade de Beni Messous où il a subi des tortures durant plusieurs jours. Le 1er juillet 2005 au matin, des fonctionnaires ont conduit M. ABDELMALEK au centre de Châteauneuf, tristement célèbre pour être le centre de torture et de détention arbitraire le plus important du pays.

Décharges électriques et autres violences

Ce jour-là, M. SOLTANI, alors ministre d'Etat, s’est rendu dans la salle où se tenait M. ABDELMALEK afin de diriger la séance de torture durant environ deux heures. Au cours de cette séance, la victime a subi le supplice du chiffon, de nombreuses décharges électriques sur le ventre, les pieds et les mains, des torsions des pieds en vue de les casser et un tournevis a même été introduit dans une cicatrice récente sur son pied droit. Afin de pousser M. ABDELMALEK à signer de fausses déclarations et des documents vierges, M. SOLTANI a ouvertement dirigé cette séance de torture en encourageant et incitant les agents présents à exercer ces actes inhumains. M. ABDELMALEK a été menacé de ne jamais sortir vivant de ce lieu de détention.

La Suisse met en oeuvre ses obligations internationales

ABDELMALEK a été entendu vendredi 16 octobre 2009 par un juge d’instruction, en présence d’un expert psychiatre, lequel a conclu à la grande crédibilité de son témoignage. Selon Me Damien CHERVAZ, avocat de la victime, «il a été prévu au terme de l’audience que M. SOLTANI serait appréhendé et qu’une confrontation directe serait ensuite organisée entre les deux protagonistes».

Cette confrontation n’a toutefois pas pu se tenir. M. SOLTANI a été vu et reconnu à Genève le vendredi 16 octobre 2009 par plusieurs personnes et y a été interviewé par l’agence de presse Alquds Press. Il a cependant vraisemblablement fui la Suisse peu après et ne s’est donc probablement pas rendu à Fribourg, où il était initialement attendu.

TRIAL regrette la fuite de M. SOLTANI mais se félicite du fait que la justice suisse ait pris au sérieux ses engagements internationaux en engageant une procédure contre une personne suspectée d’avoir commis des actes de torture. Selon la Convention contre la torture, entrée en vigueur en 1987 pour notre pays, la Suisse a l’obligation de détenir toute personne soupçonnée d’avoir commis des actes de torture, même intervenus à l’étranger (principe de compétence universelle), et doit soumettre l’affaire à ses autorités pénales si elle ne l’extrade pas en vue d’être juger. Pour Philip GRANT, Président de TRIAL, l’arrestation de M. SOLTANI «aurait été un signal fort que l’impunité n’est plus de mise pour les tortionnaires et que la justice est du côté des victimes».

Pour plus d’informations (Cliquer) :


- Site de
TRIAL.
-
Procédure devant le Comité contre la torture des Nations Unies.
- Texte de
la Convention contre la torture.

(Source : Trial)
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Bouguerra Soltani, un tortionnaire algérien, échappe de peu à la justice suisse

UN NOTABLE ALGÉRIEN FUIT LA JUSTICE FRIBOURGEOISE


IMPUNITÉ • Après les affaires Kadhafi et Polanski, ç'aurait pu être l'affaire Soltani... Pour éviter une crise diplomatique avec Alger, la Suisse a-t-elle laissé filer Aboudjerra Soltani, chef d'un parti islamiste algérien? Dénoncé à la justice fribourgeoise pour avoir commis des actes de torture dans son pays en 2005, l'ex-ministre a quitté précipitamment Genève vendredi, alors qu'il était attendu au Lac-Noir pour une table ronde. Le juge d'instruction fribourgeois Jean-Luc Mooser n'a ainsi pas pu l'interroger.


Pour éviter une crise diplomatique avec Alger, la Suisse a-t-elle laissé filer Aboudjerra Soltani, chef du parti islamiste Mouvement de la société pour la paix (MSP)? Dénoncé à la justice fribourgeoise pour avoir commis des actes de torture dans son pays en 2005, l'ex-ministre islamiste du gouvernement Bouteflika a quitté précipitamment Genève vendredi, sans que le juge d'instruction fribourgeois Jean-Luc Mooser ait pu l'interroger.

Une plainte à Fribourg

Contacté par «La Liberté», le magistrat, qui se trouve actuellement à l'étranger, confirme qu'il a ordonné à la police fribourgeoise de localiser Aboudjerra Soltani une fois celui-ci sur territoire cantonal. Il voulait l'obliger à comparaître le week-end dernier. «Le politicien algérien devait être écouté à la suite du dépôt d'une plainte à Fribourg, puis confronté à son accusateur, Nouar Abdelmalek, ancien fonctionnaire du Ministère algérien de la défense, réfugié actuellement à Toulouse», précise Jean-Luc Mooser, qui a préféré traiter ce dossier sensible avec prudence.

Il a fui la Suisse

«Pour éviter que l'arrestation de Soltani ne tourne comme l'affaire Kadhafi, j'ai demandé à la police fribourgeoise d'appliquer la méthode douce. Je me suis aussi informé auprès du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) pour savoir si Aboudjerra Soltani était au bénéfice d'une immunité diplomatique. La réponse du DFAE est tombée mercredi dernier: c'était non.»Pour la justice fribourgeoise, il n'a jamais été prévu d'arrêter l'ex-ministre islamiste algérien. Mais ce dernier, qui a été vu pour la dernière fois lors de la prière du vendredi 16 octobre à la mosquée de Genève, a fui la Suisse avec femme et bagages. Le couple était pourtant attendu en fin d'après-midi au Lac-Noir, en Singine. Il devait participer à la rencontre annuelle de la Ligue des musulmans de Suisse, où Aboudjerra Soltani devait animer des tables rondes sur la famille musulmane. Sans prévenir les organisateurs, il a regagné précipitamment Alger, via Lyon.Tout en dénonçant la fuite de Soltani, l'organisation Trial (Track Impunity Always) se déclare satisfaite que «la justice suisse ait pris au sérieux ses engagements internationaux en engageant une procédure contre une personne suspectée d'avoir commis des actes de torture». Mais le directeur de cette association suisse contre l'impunité, Philip Grant, se demande qui a informé le chef du MSP qu'il allait être inquiété par la justice fribourgeoise.«Nous nous étonnons toutefois que la presse algérienne ait publié dimanche matin déjà des informations en lien avec cette procédure, bien avant que notre ONG ne publie son communiqué de presse. Il y a dû avoir une fuite. Dommage, c'est la lutte contre l'impunité des tortionnaires qui en pâtit», déplore Philip Grant.

Qui l'a informé?

Quant à Damien Chervaz, l'avocat de Nouar Abdelmalek, il se demande qui a informé les autorités consulaires algériennes. Car ces dernières ont rapidement alerté le politicien algérien. «Je ne peux pas imaginer que le DFAE ait informé Alger pour éviter que la Confédération provoque une nouvelle crispation diplomatique, surtout après les conséquences de la crise libyenne et l'affaire Roman Polanski», relève Damien Chervaz.«Si c'est le cas, je pense que ce serait grave après les discours, il y a quelques jours, de Micheline Calmy-Rey sur l'impunité.» Jeudi dernier, devant le Conseil des droits de l'homme, la conseillère fédérale a appelé les Etats et la communauté internationale à lutter contre l'impunité pour la reconstruction après un conflit. Georg Farago, porte-parole du DFAE, ne veut pas commenter l'affaire Soltani pour le moment. Il précise que c'est la justice fribourgeoise qui gère le dossier. Pour le juge d'instruction Jean-Luc Mooser, cette plainte pour actes de torture est désormais classée. Quant à la victime Nouar Abdelmalek, sa défense va travailler sur la délivrance d'un mandat d'arrêt international à l'encontre de Soltani. De leur côté, les responsables de l'ONG Trial se demandent si Berne a pactisé avec le diable en permettant à un tortionnaire d'échapper à la justice.

La Source : La Liberté (Journal suisse)
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dimanche 18 octobre 2009

Algérie : une merde sacré et un égocentrisme présidentiel effiminant !

Bouteflika : Quel Bilan !

Quand il réussit à obtenir son visa vers l'Europe ou le Kosovo, l'algérien est vu et traité comme une sale merde, pire qu’un pestiféré et ce même dans les pays voisins du Maghreb, la Libye ou en Egypte. Le fait est que l’Algérie sous le régime de Bouteflika est devenue un enfer qui s’auto-gère, la corruption a atteint son apogée et le rapport de transparency international le prouve annuellement depuis 10 ans, le développement humain est quasi-nul, l’un des plus bas de la planète, la démocratie est totalement absente, l'Algérie est le 133e dans l'indice de démocratie de The Economiste où l'on est si proche de la Corée du nord.

Le sous-développement est institutionnalisé dans l'inculture locale. La pauvreté est un héritage patrimonial qui s’endurcit à mesure que l’Algérie, le pays, s’enrichit, le chômage touche plus d’un tiers des actifs, et nos rues sont pleines de nos concitoyens SDF qui sont totalement inconsidérés par l'Etat de Bouteflika.

Le secteur de l’enseignement de Benbouzid, ministre depuis 1993 !, est devenu un terrain à essais, les universités produisent des handicapés mentaux tout comme les handicapés manuels sont le fruit des centres de formation professionnelle, l’Algérien est surtout et avant tout, avec M. Bouteflika, contreproductif, aucun algérien n’est réellement qualifié quelque soit son domaine, le vieillard veut Qatariser ou émaratiser l’Algérie ! Les enseignants sont toujours condamnés aux salaires de la misère. Si un secteur n’est pas paralysé dans la république de Bouteflika, il est alors assurément ankylosé !

Le terrorisme est toujours là, chaque semaine des personnes sont tuées et la criminalité est au paroxysme, la consommation de la drogue est rentré dans les lycées pour la première fois dans l'histoire du pays avec Bouteflika, et l'État d'Urgence est toujours maintenu à l'image de l'Egypte de H'mark Hosni ! Les militaires sont toujours déifiés et Zerhouni ne donne aucune autorisation à n'importe quel organisme quelque soit sa nature, Ce zerhouni dont le passé est connu par toute la nation !

Sous le Bouteflikisme, et avec plus de 1480 livres interdits, le ministère de la culture ou de l'inculture est devenu un ministère de la censure, notamment avec une opportuniste telle Khalida Mesaoudi-Toumi qui n'est autre que l'incorporation de l'hypocrisie elle-même, la liberté d’expression est une utopie onéreuse et il faut ajouter que l’Algérie est admise comme un membre permanent au club de la présidence à vie après avoir passé 20 ans en tant qu'observateur.

Octobre 1988 ne fait plus partie de notre Histoire, une Histoire dèjà de base mensongère glorifiant les criminels et les Harkis de la révolution qui ont assassinés consciemment des civils algériens, Octobre 88 est encadré dans la dimension de la légende et du fait tous ses acquis sont supprimés au nom d’un peuple sans voie depuis jamais, un peuple considéré comme mineur par des dirigeants infantiles.

Algérie, une merde sacré, un Etat Efféminé

Qui ne souvient pas des conditions par lesquelles M. Bouteflika est porté au pouvoir par les faiseurs de roi ?!

Sid Ahmed Ghozalli, ancien premier ministre, a déclaré haut et fort ses sentiments en 1999 : "Les généraux sont responsables...ils ont mis à la tête de l'État un psychopathe"....

l'Algérie est devenue une merde sacré, dans l'acception des rues françaises du terme, le président n'est autre que Bouteflika dont la biographie réelle (voir bouteflika une imposture algérienne, par Mohamed Benchicou) est asphyxiante !

En imposant son vaste égocentrisme royal, le glorieux roi-président éternel de l’Algérie a fait siéger le pays dans l’UPM et dans l’organisation des pays francophones, la première présidé par la France criminelle qui ne présente ni repentance ni amende sur ces crimes et massacres atroces commis en Algérie et les glorifie, et aussi nous situe aux cotés d’Israël le génocidaire et sans oublier les relations avec l’Otan, une organisation réellement terroriste qui commis plusieurs massacres et tue des civils dans cet heure en Afghanistan et qui nous rappelle des souvenirs douloureux comme le signale Rachid Benyelles. Qui ne se rappelle pas d’une autre Algérie, celle de Boumediene et qui était le pays le plus imposé en Afrique et en Moyen Orient, qu’est ce qu'elle est devenue maintenant ? Une mascarade autocratique que personne ne prenne sérieusement en considération en commençant par les algériens eux-mêmes qui préfèrent être dévorés par les requins que de vivre dans la république infernale de Bouteflika.

En un mot, l’Algérie sereine fondé par Boumediene et qui a affichés quelques velléités d'indépendance dans les années 70 est devenue un totalement dépendante dans tous les domaines et les secteurs, sans aucune valeur à l'échelle internationale, l'Algérie est aujourd'hui ce que l'on peut baptiser : un Etat Efféminé, avec M. Bouteflika AbdelAziz !


Par Lyes Akram
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jeudi 15 octobre 2009

Sur l'Islam

« L’Homme est un animal penseur d’essence religieuse »


"Avant l’arrivée de l’Islam dans la péninsule arabe, pendant l’ère « Djahilienne », l’arabe n’a rien produit de particulier à une civilisation autonome, cette ère d’avant l’Islam ne peut pas être qualifiée de civilisation, elle n’était même pas proche et tellement lointaine d’une, si modeste qui soit, c’était son absence.

L'arabe en cette époque était guidé par un polythéisme unique, grave et paradoxalement, « autiste ». Il n’a pu avoir aucune occasion pour manifester son génie que dans sa langue, cette langue qu’il a si perfectionné que notre régression de maintenant n’a pu la réprimer, il n’avait pas senti le besoin, en l’état normal : incessant, de produire avec son intellect. Alors ni « Science » ni « Philosophie », aucune utilisation approfondie du Cerveau humain ou des capacités intellectuelles n’a eu le somptueux privilège d’être senti indispensable pour la survie. A absolument n’importe quel phénomène nécessitant la réflexion sagace, l’invention très simple d’une Déité par les « sages » (gens âgés) était suffisante et satisfaisante. Ses principales préoccupations à cause desquels l’arabe « Djahilien » veiller souvent avec un esprit troublé n’étaient autres que la procréation « correcte » et la nourriture. Pour son second problème et moins grave, « la nourriture », l’arabe avait une modeste agriculture qui ne satisfait pas à tous ces besoins, mais couplée avec le commerce, spécialité des gros riches, il arrive à ne plus avoir faim dans un bon nombre de cas. La Mecque, abritant la Kaaba, était un lieu pour un excellant commerce de « statuettes » déifiées.

Pour ce qui de son problème le plus grave, celui de la correcte procréation, synonyme d’avoir une bonne somme d’enfants mâles avec le l’extrémiste mépris des filles car « honte », qu’il jugea d’« auxiliaire » sans utilité en tant qu’elles, sa solution pour le « résoudre » n’avait eu rien d’empathie ni de sympathie :
« Les fillettes étaient condamnées à l’infanticide. »


Aucune procédure, ou même processus si gigantesque qu’il soit, de base et nature « humaines » n’aura pu introduire un changement, si petit qu’il soit, dans la vieille mentalité dégénérative de l’arabe strictement guidé durant sa vie entière.

Telle était l’atmosphère préislamique dans la grande presqu’ile d’Arabie, l’arrivée de l’Islam a, sans aucun doute, bouleversé les hordes dont les chefs étaient dans un total bonheur : argent, femmes et pouvoir plus qu’autoritariste, une vie que nous jugeons, tous ou presque incontestablement par un très macabre ton de nos jours, mais c’était quasi-paradisiaque pour les trop incultes d’autrefois.

L’Islam n’a pas seulement pu changer l’arabe ou l’a élevé ou éduqué, il lui a idéalement substitué son ancienne « essence contreproductive » et a mené son esprit vers une véritable évolution. L’arabe était (et restera toujours) « libéré » par l’Islam.

Les enseignements de la dernière religion révélée ont poussé l’humain arabe vers une révolution intellectuelle, scientifique et littéraire, et pour la première fois durant son Histoire, l’arabe va produire. Il va bâtir cette civilisation qui est l’une des plus épanouissantes de toutes dont il est formellement le cœur battant et la cime de laquelle était atteinte quand il était, lui, le plus proche de sa religion. Un labeur surhumain fut « mené » miraculeusement par notre très cher, le seau des prophètes « Mohammed », que la paix et les prières soient sur lui, qui a fructifié par la toute suprême volonté du « Dieu » est derrière cette très claire manifestation pour la première fois du génie arabe, dés lors « musulman » qui est devenu « islamisant » et arabisant, où il va, il transporte l’arabité et l’islamité, magnifiquement telle que l’on peut guère aujourd’hui différencier entre un arabe de souche et un arabisé et aussi jusqu’à ce jour où l’Islam est devenu la religion choisie de plus d’un quart de l’humanité entière et le monde arabe s’est étendu avec l’Islam vers l’Océan Atlantique pour illuminer ces tristes terres de leur très douloureuses et funèbres ténèbres de jadis..."


Extrait de « Problèmes d'aurore »
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samedi 10 octobre 2009

Barack Obama, Prix Nobel de la paix : les raisons d'un choix


Ironie de l'Histoire, Barack Obama a été récompensé d'un prix Nobel de la Paix, le troisième jamais attribué à un président américain en exercice, quelques heures avant une nouvelle réunion de son "conseil de guerre" sur l'Afghanistan, la cinquième en deux semaines. Ironie supplémentaire, l'attribution du prix a plongé la classe politique dans la discorde. Les républicains ont protesté que Barack Obama n'avait encore rien accompli et ne méritait pas de récompense. Les démocrates les ont accusés de réagir "comme les talibans et le Hamas".

Si le comité norvégien a cru bien faire en couronnant Barack Obama, moins d'un an après son élection, on ne peut pas dire que la Maison Blanche ait fait sauter les bouchons de champagne. Les premiers conseillers qui ont appris la nouvelle, à l'aube, ont cru qu'on se moquait d'eux, surtout après la douche froide de la semaine précédente, lorsque Chicago avait été éliminée au premier tour dans la compétition pour l'organisation des Jeux olympiques.

Les "plumes" du président ont mis plusieurs heures pour rédiger un discours susceptible d'éviter les écueils politiques alors que la machine républicaine, qui tourne déjà à plein régime sur la réforme de la santé et le "socialisme" présidentiel, bombardait les ondes de réactions outragées contre les démocrates et "leurs alliés de la gauche internationale". M.Obama a fait un discours de six minutes, respectueux de l'honneur fait à travers lui à l'Amérique et à ses valeurs fondatrices, mais sans effusion.

Pour mettre les événements en perspective, il a expliqué que ses filles lui avaient annoncé la nouvelle le matin, en ajoutant que c'était aussi l'anniversaire de leur chien. Il a dit qu'il acceptait avec une profonde humilité, ce prix qu'il ne "mérite pas". Habilement il a glissé qu'il était "le commandant en chef d'un pays qui a une guerre à terminer". Autrement dit, il ne se laisserait pas enfermer par un prix fut il consacré à la paix.

Tout aussi habilement, il a partagé son prix avec "la jeune femme qui marche en silence dans les rues bien qu'elle soit confrontée aux bastonnades et aux balles", une allusion transparente aux manifestantes iraniennes et à la jeune étudiante Neda, tuée à Téhéran; ainsi qu'avec "la dirigeante de l'opposition, assignée à résidence, parce qu'elle refuse de renoncer à son engagement en faveur de la démocratie", allusion cette fois à Aung San suu Kyi, sans toutefois désigner nommément l'Iran ou la Birmanie… En fin de journée, il a tenu la cinquième réunion de son conseil de sécurité nationale en deux semaines. Contrairement à mercredi où il avait été question du Pakistan, c'était cette fois au tour de l'Afghanistan. Ce ne sera pas la dernière réunion, a indiqué son porte-parole Robert Gibbs. La décision n'interviendra pas avant "quelques semaines". La gauche a abondamment relevé la coïncidence. "Un président qui commande deux guerres, en plein cœur du monde musulman, ne mérite pas de prix, surtout s'il réfléchit à une escalade", a dit le commentateur progressiste David Sirota.

La part d'encouragement à une diplomatie "pacifiste" n'a pas échappé aux faucons. Ceux-ci qui tiennent le comité du Nobel à peu près en aussi piètre estime que l'ONU s'en sont donnés à cœur joie et on a vu resurgir la traditionnelle méfiance à l'égard des Européens, qui cherchent à "castrer" l'Amérique, selon l'expression du héraut de la droite populiste Rush Limbaugh. "Obama n'est pas seulement le premier président post-racial. Il est aussi le premier président post-accompli, s'est-il moqué. Sa tête a tellement grossi que maintenant ses oreilles lui vont." A part son ancien rival John McCain, qui a rappelé que tous les Américains avaient lieu d'être "fiers" d'un tel honneur, les républicains ont critiqué le prix et tout autant le comité. Jamais Ronald Reagan n'a reçu le Nobel, a dénoncé le sénateur de l'Utah Orrin Hatch. "Et pourtant il est l'homme qui a mis fin à guerre froide". "Si les Européens voulaient faire quelque chose, pourquoi ne pas envoyer de troupes" en Afghanistan? a interrogé Aaron David Miller, spécialiste du Proche-Orient.

L'attribution du prix a aussi montré le fossé entre ceux qui pensent qu'il n'a réussi de percée sur aucun dossier, et ceux qui voient un changement radical. Zbigniew Bzrezinski, l'ancien conseiller diplomatique de Jimmy Carter, a estimé qu'en moins d'un an, Barack Obama avait "redéfini les relations de l'Amérique avec le reste du monde", "nettement amélioré son image", "fait une série de promesses pour tenter de résoudre certains conflits d'une manière non unilatérale" et engagé l'Amérique à poursuivre des buts "élevés" tels que la réduction des armements nucléaires. "C'est un accomplissement énorme", a-t-il dit à la chaîne PBS. Il a estimé que le Nobel donnait une "légitimité internationale" à sa politique et serait utile sur l'Iran ou la question palestinienne.

Un autre chercheur Walter Russell Mead, du Council on Foreign relations, a estimé que le Nobel montrait que les Etats-Unis avaient toujours "un rôle unique" dans la définition de l'agenda international. "Après la décision sur les Jeux Olympiques, Obama semblait avoir perdu la dynamique. De nouveau, il a l'air d'être l'étoile la plus brillante au firmament politique."

Corine Lesnes (Le Monde)
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Le prix Nobel de chimie 2009 couronne les ribosomes

Le prix Nobel de chimie vient d’être attribué à deux Américains et une Israélienne pour leurs travaux sur les ribosomes. Ces travaux promettent des avancées dans le traitement des maladies grâce à l’amélioration des antibiotiques.


Le Nobel de chimie récompense trois chercheurs pour leurs études des ribosomes : Venkatraman Ramakrishnan (MRC Laboratoire de Biologie Moléculaire, Cambridge, Royaume-Uni), Thomas A. Steitz (Université de Yale, Etats-Unis) et Ada E. Yonath (Institut des Sciences Weizmann, Israel).

Ensemble, ils ont réalisé une cartographie tridimensionnelle à l’échelle de l’atome de ce complexe enzymatique. Les ribosomes, véritables usines biochimiques, lisent le code génétique pour produire les protéines nécessaires à la constitution et au fonctionnement des organismes. Hémoglobine, hormone, enzyme digestive, composant des cellules, anticorps… tout cela est synthétisé par les ribosomes. C’est le cas pour l’Homme, mais aussi pour les bactéries responsables de maladies.

C’est en bloquant le fonctionnement de ces ribosomes que les antibiotiques luttent contre les bactéries. Mieux les comprendre, c’est donc mieux lutter contre les maladies.

Avec les 10 millions de couronnes suédoises (980.000 euros), ce Nobel de chimie récompense l’investissement de l’ensemble des équipes de ces trois chercheurs, dont les travaux sont utilisés depuis 2000 pour mettre au point de nouveaux antibiotiques.

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mercredi 7 octobre 2009

«Mémoires d’un Algérien» tome 2 : La passion de bâtir


Au cours de mes premiers pas de ministre, mes relations avec le Président sont espacées et revêtent un caractère professionnel. Accaparé par mes nouvelles responsabilités, je n’ai plus de vie sociale et n’appartiens à aucun clan. Je ne demande audience au Président que si l’affaire est impérative: un différend m’opposant à un collègue et qui requiert son arbitrage, une mission à l’étranger qui appelle ses directives, un besoin en locaux appartenant à d’autres ministères (notamment la Défense nationale) et inutilisés, pour les transformer en établissements scolaires. Je dois dire qu’il me reçoit avec diligence, que la quasi-totalité des demandes au profit de l’Education nationale est satisfaite et qu’il ne cesse d’aiguillonner la politique d’arabisation.
A chaque audience, je pose le problème de la libération de Hocine Aït Ahmed et Mohamed Benahmed, dit Moussa, qu’il m’avait pourtant promise au lendemain du 19 juin 1965. Mon insistance semble l’agacer. C’est pourquoi, de guerre lasse, je renonce à l’évoquer tout en continuant de recevoir la famille d’Aït Ahmed et régler les problèmes de scolarité ou de santé qui se posent à elle. Son neveu Chafik est l’une des rares personnes à qui mon bureau est ouvert chaque fois qu’il désire me voir. On me conseille de faire intervenir le premier cercle des intimes de Boumediene qui, semble-t-il, est seul capable de l’influencer. C’est pourquoi je me rends auprès de Kaïd, Medeghri, Chérif Belkacem et Bouteflika pour poser le problème. Curieusement, j’obtiens la même réponse auprès de mes quatre interlocuteurs.
«Pour Moussa, il m’est plus facile d’intervenir car je le connais et il a travaillé avec nous, mais pour Aït Ahmed, il vaut mieux voir avec le Président lui-même.» Effectivement, seul Benahmed sera libéré. Au cours de l’entretien avec Bouteflika, je me fais accompagner par Ait Chaalal qui approuve mes démarches. Au moment de nous quitter, j’exprime au ministre des Affaires étrangères mon souhait de voir notre ami commun servir dans la diplomatie. Quelques jours plus tard, il est nommé ambassadeur à Rome. Quant à Aït Ahmed(1), il demeure incarcéré et lorsqu’il s’évade, le 30 avril 1966, Boumediene me dit: «J’aurais dû t’écouter.» Je ne formule aucun commentaire.
Autre sujet de mésentente: la torture. Au printemps 1966, je reçois mon ami Claude Roy, écrivain français qui, à deux reprises, a pris ma défense dans les colonnes du journal Le Monde: lors de ma maladie dans les prisons françaises en 1961 et lors de mon incarcération par Ben Bella en 1964. Il m’annonce qu’il est venu à Alger pour protester contre l’utilisation de la torture par les autorités algériennes dont je suis partie prenante.
Je lui exprime mon étonnement et mes doutes. Il me remet alors un dossier sur la question. Armé de ce dossier, je demande à voir Boumediene pour lui dire pour la énième fois l’horreur que m’inspire la torture. «Si bavure il y a, me dit-il, elle est du ressort d’agents subalternes car j’ai signé personnellement une directive destinée aux services de sécurité interdisant l’emploi de la torture». Et il me montre cette directive interne dont j’entends parler pour la première fois. Je lui fais remarquer que cela ne suffit pas -et qu’il faudrait, si les informations de Claude Roy s’avéraient exactes, sanctionner les coupables de sévices. Il me promet que cela se fera. Je le quitte relativement rasséréné. Mais le soir, chez moi, je me livre à une profonde réflexion sur les intellectuels et le pouvoir. Je me remémore la figure du sultan Abdulhamid qui a voulu utiliser Djameleddine El-Afghani de même que la figure de Catherine II, impératrice de Russie, despote intelligente et cruelle, qui a réussi à utiliser les philosophes français (Voltaire, Diderot notamment) comme relais d’opinion. Je me demande si, comme eux, toutes proportions gardées, je ne suis pas pris au piège des promesses et des illusions. Est-ce là le lot des intellectuels?
Je ne cesse de répéter à Boumediene que tout ce que réalise le pouvoir en faveur du relèvement du niveau matériel et intellectuel du peuple sera effacé par la moindre atteinte aux droits de l’homme, par un seul acte de torture. Comment le citoyen algérien peut-il être tranquille s’il sent que son honneur, sa dignité et sa vie sont à tout instant à la merci des services de sécurité? Je m’appuie sur un verset coranique qui m’a toujours interpellé: «Puissent-ils adorer le Seigneur de ce temple Qui veille à leur nourriture, les mettant à l’abri de la faim, et assure leur sécurité, les délivrant de la crainte» (CVI, Set 4). Si pour adorer Dieu, Celui-ci doit nous garantir le bien-être et la sécurité, a fortiori pour adhérer à un régime politique, ce dernier doit nous préserver de la faim et de la peur.
L’essentiel est de rester lucide, d’agir selon ses convictions et de ne jamais perdre l’estime de soi-même: lorsque Aragon chante les louanges de Staline, il n’est plus Aragon.
On peut dire aujourd’hui que Boumediene a passé les trois premières années à consolider son pouvoir en luttant sur plusieurs fronts:
-sur le front intérieur, en gérant au mieux les contradictions au sein du Conseil de la Révolution. Il rencontrera des difficultés parmi ses compagnons qui lui reprochent ou l’absence de concertation ou d’être prisonnier du groupe d’Oujda (Kaïd, Medeghri, Bouteflika, Chérif Belkacem). C’est ainsi que l’on assiste à la défection de Ali Mendjli, Boumaza, Mahsas puis à la tentative de coup d’Etat dirigée par le colonel Zbiri, soutenu par le colonel Youcef Khatib puis à la tentative d’assassinat du Président Boumediene. Celui-ci aura, par ailleurs, à affronter ses adversaires politiques qui ont condamné l’action du 19 juin, à l’intérieur de l’Algérie (regroupement de la gauche dans une organisation clandestine, l’Organisation de la Résistance populaire) et à l’extérieur (le parti de la Révolution socialiste de Boudiaf, l’Organisation Clandestine de la Révolution algérienne de Lebjaoui et à partir de 1968, le Mouvement pour la Défense de la Révolution Algérienne de Krim Belkacem).
-à l’étranger, le timing choisi pour le renversement de Ben Bella desservait le nouveau régime puisqu’il se situait à la veille de la tenue à Alger d’un événement important pour le Tiers-monde, la seconde Conférence afro-asiatique après Bandung: réprobation à Moscou, perplexité au Caire, condamnation par les pays progressistes africains, silence pesant à Pékin. Les différents courants de la gauche arabe y voient «un virage à droite», l’Arabie Saoudite une action communiste, tandis que le Parti communiste français la qualifiait de «fasciste» et se lançait dans une campagne tous azimuts pour isoler l’Algérie(2)
Plus tard, Boumediene me confiera qu’il s’est parfois senti mortifié par l’accueil de ses pairs lorsqu’il a assisté, en tant que chef d’Etat, à des réunions africaines.
Il a fallu attendre la guerre des Six-Jours de juin 1967 pour voir Boumediene remonter la pente quand, traduisant les sentiments du peuple algérien, il déclara la guerre à Israël, se rangea aux côtés de l’Egypte, de la Syrie et de la Jordanie en leur fournissant hommes, armement et toute forme d’aide, rompit ses relations diplomatiques avec les USA et interdit l’exportation de pétrole à destination de ce pays et de la Grande-Bretagne en raison de leur soutien à l’agression israélienne.


Les voyages de Boumediene
La première visite officielle du Président est réservée à l’Union soviétique et elle se déroule du 14 au 17 décembre 1965. Ce choix est certainement dicté par la volonté de démentir cette idée répandue alors, à savoir que le changement du 19 juin 1965 a pour objectif principal l’abandon de la voie socialiste initiée par le Président Ben Bella, le seul haut responsable algérien à avoir reçu les plus hautes distinctions soviétiques: «Ordre de Lénine» et «Héros de l’URSS».
L’accueil à l’aéroport est plutôt froid, ce qui indispose Boumediene. Et lorsqu’il prendra connaissance du programme officiel de la visite, son exaspération est à son comble. En effet, la réception au Kremlin - consécration suprême de toute visite de Chef d’Etat ami - n’y figure pas, elle est remplacée par un meeting dans une usine. Boumediene décide d’écourter sa visite et de prendre le chemin du retour dès la fin des entretiens officiels fixés au lendemain matin.
Ceux-ci ont lieu au Kremlin. Podgorny, Président du présidium du soviet suprême, les ouvre en donnant la parole à Kossyguine, Chef du Gouvernement. Celui-ci se lance dans un long développement sur la politique intérieure et extérieure de l’URSS, sans s’attarder sur les relations bilatérales qui «sont bonnes mais méritent d’être. clarifiées» (allusion au 19 juin). Sur ce point, Boumediene l’interrompt en ces termes: «Je demande au camarade Kossyguine de parler sans mettre les formes, car nous sommes venus pour dissiper tout malentendu.»
(...) S’agissant de la politique extérieure, Kossyguine brosse un tableau détaillé des conflits régionaux et des interférences étrangères, tout en mettant l’accent sur le rôle négatif de la Chine populaire, son rival idéologique, «ce qui sert, dit-il, les intérêts de l’impérialisme.» Il invite l’Algérie à «consolider le camp socialiste» en coopérant davantage avec les pays socialistes à travers le monde.
Kossyguine donne ensuite la parole à Boumediene: «Nous sommes au mois de décembre, c’est l’heure des bilans, je vous écoute». Boumediene improvise alors un exposé remarquable, en arabe, sur «l’Algérie qui a combattu vaillamment le colonialisme et qui oeuvre patiemment pour reconquérir son indépendance, sa dignité et sa souveraineté en comptant uniquement sur ses ressources matérielles et humaines et en restant fidèle à ses valeurs traditionnelles, notamment au principe de justice sociale qui fait de nous les défenseurs acharnés d’une distribution équitable du revenu national au bénéfice de tous les Algériens». Il évoque dans le détail nos efforts pour bâtir une société socialiste, et nos projets dans tous les domaines: éducation, santé, communication, industrialisation, réforme agraire, etc. Il brosse un brillant tableau de l’Algérie telle qu’elle est (l’ampleur de la tâche et la modicité des moyens, notre indigence en cadres et la force de notre foi) et telle qu’il la rêve.
Cet exposé qui nous a permis de découvrir le Boumediene des grands jours, impressionne nos interlocuteurs. Kossyguine conclut les entretiens en ces termes: «Ce qui nous réjouit, c’est votre engagement de rester dans la voie socialiste. Vous avez des ressources naturelles et des cadres révolutionnaires pour bâtir un Etat socialiste sans chômage et avec un revenu élevé par tête d’habitant.» Et pour dire que les malentendus sont dissipés, il fait le parallèle des relations entre les peuples d’une part, et les relations entre compagnons d’armes «qui sont différentes» d’autre part. Les intérêts des Etats d’abord. La spécificité du socialisme algérien est reconnue, tel que Boumediene l’a développé devant ses hôtes (...)


Boumediene et le traité d’Ifrane
Le IXe sommet de l’OUA se tient à Rabat du 12 au 15 juin 1972.
L’ouverture a lieu à l’hôtel Hilton de Rabat. Les chefs d’Etat sont logés dans des villas appartenant aux dignitaires marocains (Boumediene est à la villa de Driss Slaoui) tandis que le reste des délégations est au Hilton. Les travaux du sommet se déroulent dans le Palais d’hôtes de Rabat. Dans son discours inaugural, Hassan II rend hommage au rôle du Président algérien dans la réconciliation Guinée-Sénégal et à sa décision de retirer à l’OUA l’examen du dossier relatif au différend frontalier algéro-marocain. Le 13 juin, les 40 pays représentés au sommet adoptent à l’unanimité une résolution demandant que le prochain sommet des pays non-alignés se tienne à Alger. Le 14, c’est l’élection du nouveau secrétaire général de l’OUA.
Toute la nuit du 14 au 15, Mouloud Kassim et moi-même nous la passons à ciseler le discours que doit prononcer Boumediene le lendemain à la séance de clôture qui voit la signature des conventions historiques réglant définitivement le différend algéro-marocain de 1963. La cérémonie a lieu en présence de membres du Conseil de la Révolution et du Gouvernement qui nous ont rejoints le jour-même. Heureux aboutissement, qui réjouit les peuples algérien et marocain, à la suite d’un long processus engagé à Ifrane et poursuivi à Tlemcen. Nous n’avons pas le droit de distraire nos forces dans de faux problèmes, artificiellement créés par l’ennemi. Au contraire, nous devons consacrer toutes nos énergies pour gagner la bataille du développement économique et social.


La maladie et la mort du Président: Mission à Moscou
Cet événement représente à l’évidence un pas vers la construction du Grand Maghreb. La joie qui se lit sur les visages nous renforce dans la conviction qu’une page est tournée et qu’une étape vient d’être franchie dans cette voie.
Le 20 septembre 1978, à 11 heures, tous les membres du Conseil de la Révolution et du Gouvernement se retrouvent au Palais du peuple, puis se rendent à l’aéroport pour saluer à la fois le Président cubain Fidel Castro et sa délégation qui quittent Alger après un séjour de 24 heures, et le Président Boumediene qui s’envole pour Damas où doit se tenir le 3e sommet des pays arabes, membres du «Front de la fermeté».
La délégation qui l’accompagne se compose de Bouteflika, ministre des Affaires étrangères, de Yahiaoui, responsable exécutif, chargé de l’appareil du Parti, et de moi-même, en qualité de ministre conseiller du Président. Au cours du vol, nous sommes tous les trois intrigués par l’attitude de Boumediene, d’habitude si détendu lors de ses déplacements, et qui, aujourd’hui, se montre taciturne, voire un peu triste. Il n’a pas son cigare habituel et boit sans cesse de l’eau minérale. Par ailleurs, ce n’est pas son médecin habituel qui l’accompagne, mais un urologue en la personne du professeur Abdelhaq Oucherif. Personne n’ose l’approcher, mais je finis par l’interroger sur son état de santé. Il me répond qu’il a une fièvre tenace qui l’empêche de dormir et que son médecin lui a recommandé de ne pas fumer.
Nous arrivons à Damas à 17 heures. Le Président Hafedh Assad est là. Après le cérémonial, nous nous rendons directement à notre réunion, où, après la séance d’ouverture, les travaux vont durer jusqu’à 2 heures du matin. Là aussi, nous remarquons que quelque chose «cloche» chez le Président. Lui, habituellement si patient, si courtois, se montre maintenant irritable et cassant. Le lendemain a lieu la seconde séance, à 10 heures, et Boumediene n’a toujours pas la forme. II nous charge, Yahiaoui et moi, de convaincre George Habache et Nayef Hawatmeh d’arrondir les angles avec Yasser Arafat qui vient de s’envoler pour Amman, en compagnie du Président libyen Kaddafi. Le vendredi 22 septembre, Boumediene réunit toutes les factions palestiniennes, dans une ultime tentative de faire taire leurs divergences. Après la séance de clôture qui se tient le samedi 23 septembre à 22 heures, notre hôte, le Président Hafedh Assad, insiste pour que Boumediene passe la nuit à Damas, avant de s’envoler le lendemain pour Alger. Mais à la surprise générale, celui-ci s’obstine à vouloir partir sur-le-champ, prétextant qu’il ne peut ajourner le conseil des ministres du dimanche.
(...) Le dimanche 24 septembre, nous débarquons à Alger, à 4 heures du matin. Nouvelle surprise, nous l’entendons demander à Allahoum, Secrétaire général de la Présidence de faire annuler le conseil des ministres prévu ce jour. Je me repose chez moi, lorsqu’à 15 heures, Allahoum me téléphone pour m’annoncer que le Président souhaite me voir. A la Présidence, je retrouve Bouteflika, et nous sommes introduits dès notre arrivée, auprès de Boumediene. A notre grande stupéfaction, il prononce les phrases suivantes, ponctuées de longs silences -Je ne vous ai pas appelés en tant que ministres, mais en tant que frères...-Je, vous ai appelés pour une question personnelle...-Il. s’agit d’un problème de santé... -Un problème grave...
Je m’empresse de lui demander s’il s’agit d’un problème cardiaque. Après un moment, il finit par nous expliquer que c’est l’appareil urinaire qui est affecté. Il a fait une hématurie le 12 septembre dernier et les radiographies ont révélé une tumeur maligne de la vessie. Puis il nous quitte, feignant d’aller aux toilettes. Au bout de quelques minutes, il revient pour s’enquérir du résultat de nos réflexions. Je prends la parole pour souligner qu’il est difficile d’établir un diagnostic définitif sur la base d’une radiographie, aussi précise soit-elle. Il répond que le professeur Oucherif a montré les radios à son patron parisien, le professeur Couvelaire, (en prétendant qu’il s’agissait de son père) qui a confirmé le diagnostic. Il a ajouté: «Pour assurer la discrétion nécessaire sur mon état de santé, mieux vaut envisager un traitement à l’étranger. Mais vous risquez de me ramener dans un cercueil. Faites-moi vos propositions en excluant au préalable la France, pour de multiples raisons.»
Nous évoquons d’abord les USA où la médecine a réalisé les plus grands progrès. Il écarte cette hypothèse car, dit-il, «le secret n’est pas assuré, sans compter le danger que représente la CIA: nous serions dans la gueule du loup»...Alors Bouteflika et moi avançons des pays européens comme l’Allemagne, la Suisse, la Suède, l’Autriche, etc. Mais à chaque fois il fait la moue. II reste l’URSS, dit Abdelaziz. Sur le visage de Boumediene, se lit une sorte de satisfaction et je comprends alors que sa décision était prise, mais qu’il voulait nous y amener, nous aussi, insensiblement. Il me demande de me préparer à quitter rapidement Alger pour Moscou, afin de rencontrer Kossyguine, chef du gouvernement soviétique, et préparer avec lui les conditions de son hospitalisation. Bouteflika déclare: «Le choix de Si Ahmed pour cette mission est d’autant plus judicieux qu’il est médecin». Et Boumediene de répliquer: «J’ai déjà dit que je vous ai appelés en tant que frères.» Nous prenons congé du Président et restons ensemble Bouteflika et moi un long moment, sur le seuil de la Présidence, abasourdis, incapables d’échanger des paroles ou des impressions sur ce que nous venons de vivre.
Le 26 septembre, Boumediene demande à me voir, mais cette fois chez lui, à Zéralda. Je le trouve physiquement fatigué et moralement affaibli; il se plaint toujours de fièvre, d’inappétence, de diarrhées. Son épouse, très éprouvée, est près de lui. J’essaye la psychothérapie pour lui apporter un peu de réconfort. Il me donne ses dernières instructions avant mon départ pour Moscou et me demande également de voir le professeur Oucherif que je rencontre le lendemain, à la Présidence. Nous avons une discussion médicale au cours de laquelle j’évoque la possibilité d’une bilharziose, en raison d’un long séjour au Caire, car elle est susceptible de donner une image radiologique évocatrice d’un cancer de la vessie. Le professeur Oucherif, fort de l’avis de ses professeurs, s’en tient au diagnostic initial.
Le 27 septembre, Bouteflika m’accompagne à l’aéroport où, à 13heures, je prends l’avion d’Aéroflot pour Moscou, via Budapest. Je suis accueilli par Chvedov, directeur des affaires africaines au ministère soviétique des Affaires étrangères, qui me conduit dans une villa d’hôte, la n°l1, sur le mont Lénine. Tout au long du trajet, Chvedov veut connaître les sujets que je souhaiterais aborder avec le Président Kossyguine. Le lendemain, à 14 heures, Kossyguine, accompagné de plusieurs collaborateurs, me rejoint à la villa n°11 pour une séance de travail. Je demande une rencontre en tête-à-tête au cours de laquelle je lui expose, en la forme, les véritables raisons de mon déplacement: le Gouvernement de l’URSS est-il prêt à prendre, dans la discrétion la plus absolue, la responsabilité d’assurer des soins appropriés au Président Boumediene qui, selon les radiographies que je lui remets, serait atteint d’une tumeur de la vessie?
Tout en exprimant les sentiments d’affection et d’estime qui le lient au Président Boumediene, Kossyguine dit qu’il ne peut me répondre sur-le-champ et me fixe un rendez-vous pour 15 heures. En fait, il est de retour à midi trente et m’annonce qu’il a informé le camarade Brejnev de la situation. Ce dernier, en présence du ministre de la Santé, a réuni une commission d’académiciens qui se déclarent prêts à assurer la mission qui leur est demandée, ajoutant que des centaines de cas similaires ont déjà été traités par eux.
Je téléphone à Allahoum, selon un code convenu entre nous, pour l’informer du résultat de ma démarche, et le 29 septembre à 16 heures, Boumediene arrive par un courrier spécial, accompagné de son épouse, de Bouteflika, du directeur du protocole Mouloud Hamrouche, du responsable de sa sûreté personnelle, Abdelmalek Kerkeb et du professeur Oucherif. Pour l’accueillir, nous sommes trois: Kossyguine, Chvedov et moi. (...) Du 30 septembre au 5 octobre, tous deux résidons ensemble à la villa n°11 que nous ne quittons -discrétion oblige- que pour nos visites quotidiennes à Boumediene. Les médecins sont très stricts quant à la durée de nos visites, mais le Président réagit, arguant que celles-ci font partie de sa thérapie.
Au fil des jours, nous le voyons de plus en plus reposé et détendu. Le 2 octobre, Chvedov nous rend visite, pour nous apprendre «une bonne nouvelle», dit-il. Les médecins s’orientent de plus en plus vers l’élimination du diagnostic relatif à la présence d’une tumeur maligne. Reste la fièvre dont ils essaient de détecter l’étiologie. Lors de cette visite, notre hôte m’offre un Coran et le «Sahih de Boukhari», tous deux imprimés en URSS.
(...) Le 3 octobre, nous l’informons de l’arrivée d’un message que, précisément, le souverain marocain vient de lui envoyer, accusant l’Algérie d’escalade militaire au Sahara occidental. Il nous demande de préparer une réponse, à la lumière de ses directives, à laquelle nous nous consacrons toute la journée et la soirée du 4 octobre et qui sera publiée à la «une» de nos quotidiens du 5 octobre, sous le titre: «Jamais aucun soldat algérien n’a franchi les frontières nationales, celles que nous avons scellées ensemble en 1972» avec cette profession de foi: «Le moment est de dire avec la plus grande solennité qu’il n’y a aucun contentieux bilatéral entre l’Algérie et le Maroc. Nos peuples doivent le savoir et le monde aussi. Il est vrai qu’il n’est pas toujours facile de choisir entre une politique d’intérêts et une politique de principes. L’Algérie, quant à elle, a choisi, souvent au détriment de ses intérêts propres, une politique de principes sans laquelle le peuple algérien ne serait ce qu’il est et ce qu’il doit être». Le 5 octobre, nous lui faisons une visite d’adieu. Il ne cache pas sa tristesse de nous voir quitter Moscou, Bouteflika se rendant à New York pour participer aux travaux de l’Assemblée générale de l’ONU et moi, retournant à Alger. Le 6 octobre, dans la voiture qui nous conduit à l’aéroport, Chvedov nous informe que le microbe responsable de la fièvre est identifié: «Le Président souffre d’une simple paratyphoïde B et il pourra reprendre ses activités très prochainement.» Notre joie et notre soulagement sont immenses quand nous prenons l’avion pour Paris, escale où nous nous séparons, chacun se dirigeant vers sa propre destination.


Les inter-titres sont de la rédaction

Bonnes feuilles du second tome d’Ahmed Taleb-Ibrahimi :
«Mémoires d’un Algérien» tome 2 : La passion de bâtir (1965-1978)
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Fibre Optique - comment c'est fait ?

L'article ci-dessous sur les lauréats du Prix Nobel 2009 en Physique fait allusion à une vidéo sur le fonctionnement de la fibre optique, qui, à la fin de la première décennie du 3e millénaire, est répandue comme il se doit. Voilà cette vidéo à titre explicatif.


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mardi 6 octobre 2009

Le prix Nobel de physique 2009 va aux maîtres de la lumière

Le prix Nobel de physique 2009 met à l’honneur des technologies basées sur la lumière ayant bouleversé aussi bien l’astrophysique que notre vie de tous les jours. Ce sont en effet les créateurs des capteurs CCD et l’un des pionniers des fibres optiques qui ont été récompensés par l’académie de Stockholm.

Que serait aujourd’hui notre vie sans les bouleversements apportés par Internet ? Où en seraient les découvertes et les images extraordinaires fournies par Hubble ? Tous ces progrès reposent sur les travaux de Charles Kuen Kao, Willard Sterling Boyle et George Elwood Smith.

En effet, une part non négligeable des informations transitant dans la toile mondiale circule grâce à des fibres optiques. Or, c’est Charles Kuen Kao qui comprit, à la fin des années 1960, tout le potentiel des fibres optiques. Surtout, il démontra que le seul obstacle à surmonter pour transférer des informations sous forme d’impulsions lumineuses dans des fibres en verre de manière efficace, c'est-à-dire sans pertes importantes sur de longues distances, était l’obtention d’un matériau particulièrement pur.Alors qu’à son époque quelques dizaines de mètres tout au plus suffisaient pour atténuer considérablement le signal lumineux, il montra que des distances de cent kilomètres pouvaient être atteintes sans problèmes. L’article qu’il publia en 1965, et surtout la démonstration expérimentale qu’il effectua à l’aide d’un laser en 1966 avec son collègue George A. Hockham de la compagnie britannique Standard Telephones and Cables (STC), stimulèrent les recherches. En 1970, trois autres chercheurs produisirent la première fibre optique utilisable pour les communications longues distances. Insensible aux perturbations électromagnétiques des orages, contrairement aux câbles en cuivre, la première fibre était aussi capable de transporter 65.000 fois plus d’informations. La silice presque pure battait ainsi le cuivre. Une vidéo montre comment les fibres sont aujourd'hui réalisées.

Charles Kuen Kao. Crédit : The Chinese University of Hong Kong-CUHK

De nos jours, la technologie lancée par les réflexions et l’intuition de Charles Kuen Kao est en train d’envahir le domaine des télécommunications, notamment à cause de la demande croissante en haut débit pour Internet. La médecine l’utilise aussi en endoscopie ou pour des opérations de chirurgie à l’aide d’un faisceau laser.
Agé de près 75 ans (il est né le 4 novembre 1933 à Shangai), Charles Kuen Kao est d’origine chinoise mais de nationalité britannique. Il réside à Hong Kong et ce n’est ni plus ni moins que la moitié du prix Nobel de physique 2009 qui vient de lui être attribuée.

La moitié du Nobel pour les capteurs CCD

Les autres maîtres de la lumière récompensés par l’académie de Stockholm sont Willard Sterling Boyle et George Elwood Smith. Le premier est un physicien canadien né en 1924 et le second un physicien américain né en 1930. Ils se partagent tous les deux le reste du prix Nobel de physique 2009 pour la réalisation des premiers capteurs CCD qui sont aujourd’hui omniprésents en photographie numérique. En 1969, ils travaillaient ensemble dans les mythiques laboratoires Bell, déjà à l’origine d’un prix Nobel de physique avec l’invention du transistor. C'est là que les deux hommes concrétisèrent les idées à l’origine de nos caméras vidéo et de nos appareils photos modernes.

George E.Smith Crédit : National Inventors Hall of Fame

Les capteurs CCD pour Charge-Coupled Device en anglais, ce qui peut se traduire par dispositif à transfert de charge, utilisent l’effet photoélectrique théorisé la première fois par Albert Einstein à l’aide de la théorie des quanta. Un photon, un grain de lumière, est susceptible de faire apparaître une charge électrique dans un dispositif à semi-conducteur convenablement conçu. Un capteur CCD ainsi fabriqué comporte un ensemble de lignes et de colonnes dont les cases stockent un nombre d’électrons proportionnel au nombre de photons reçus. Chaque case se comportant comme le pixel d’une image, il devient alors possible de convertir un signal lumineux en un signal électrique pour produire des images, par exemple en astronomie comme expliqué sur ce site de l’observatoire de Paris.

Willard Sterling Boyle. Crédit : science.ca

Les capteurs CCD de Boyle et Smith nous accompagnent souvent lorsque nous faisons des photos avec nos appareils numériques mais c’est surtout en astrophysique où les résultats ont été les plus spectaculaires. Les fameuses images de Hubble obtenues avec la Wide Field and Planetary Camera (WFPC) et surtout la Wide Field Camera (WFC) font usage des CCD. De fait, dès 1974, la Nasa avait lancé un programme pour étudier les applications possibles des travaux de Boyle et Smith en 1969.

Si l’on se souvient que l’esprit du prix Nobel est que cette récompense soit décernée chaque année à des personnes « ayant apporté le plus grand bénéfice à l'humanité », alors certainement aussi bien Charles Kuen Kao que Willard Sterling Boyle et George Elwood Smith le méritent.

Par Laurent Sacco
(Source : Futura-Science)
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Mes enfants sont partis, il ne reste que leurs vieux habits à la maison


Je viens par le biais de cette rubrique rejoindre l'avis des ces nombreux citoyens qui vous écrivent à propos des ces étudiants qui quittent le pays malgré eux. J’ai deux enfants à l'étranger. Ils étaient brillants ici dans leurs études mais à leur sortie, avec le diplôme d'ingénieur en poche, ils se sont retrouvés livrés à eux-mêmes.

J’ai une fille qui est majore de promo depuis cinq ans en technologie alimentaire à l'Université de Tizi-Ouzou ; elle vient de soutenir avec 17,5 (félicitations du jury). Elle vient de me le dire : si je ne trouve pas quelque chose, je pars. Est-il normal pour un père de famille de se retrouver sans ses enfants à côté de lui ? L'Université de Tizi-Ouzou va-t-elle abandonner ses meilleurs étudiants ? C’est la question que je me pose. J'ai vraiment peur de perdre mes propres enfants. Parfois je me dis pourquoi les avoir encouragés à étudier vu qu'au final, je récolte la tempête. Il ne reste que leurs vieux habits à la maison. Faites quelque chose Messieurs les responsables ! Mettez-vous à la place de nombreux parents comme moi. Aidez-nous au moins à garder les meilleurs.

Belhabib Elhafid,Tazmalt 06006 (Béjaïa)
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Rapport mondial sur le développement humain du PNUD : L’Algérie rétrograde à la 104e place

L’Algérie a perdu 4 places au classement mondial de l’indice du développement humain, passant de la 100e place, en 2008, à la 104e en 2009, lit-on dans le rapport du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) publié hier. C’est ainsi que l’Algérie est classée parmi les pays dont le développement humain est qualifié de « moyen ». Ce classement implique un total de 182 pays, répartis selon le niveau du développement humain (très élevé, élevé, moyen et faible). L’Algérie est devancée surtout par la Tunisie classée 98e, le Liban (83e), le Gabon (103e) et la Jordanie (96e). L’indice du développement humain (IDH) du PNUD va au-delà du PIB et offre une définition plus large du bien-être de l’individu. Ainsi, malgré les plans gouvernementaux destinés à soutenir la croissance et le développement, l’Algérie rétrograde à la 104e sur le baromètre du développement humain.


L’IDH est une mesure composite faisant intervenir trois dimensions du développement humain : vivre une vie longue et en bonne santé (mesurée par l’espérance de vie) ; recevoir une éducation (mesurée par l’alphabétisation des adultes et taux brut de scolarisation) et avoir un niveau de vie décent (mesuré par l’achat de parité de pouvoir d’achat, revenu). Le PNUD fait remarquer que l’IDH n’inclut pas d’autres « indicateurs importants tels que le sexe ou l’inégalité des revenus ni d’autres notions comme le respect des droits de l’homme et des libertés politiques ». Cependant, l’indice de développement humain « fournit un prisme élargi pour l’affichage du progrès humain et la relation complexe entre revenu et bien-être ». Entre 1985 et 2007, l’IDH de l’Algérie a augmenté de 0,83% par an, passant de 0,628 à 0,754 aujourd’hui. Cet indice n’est pas calculé seulement sur la base de l’indicateur espérance de vie, le taux d’alphabétisation des adultes de 15 ans et plus, le taux brut de scolarisation et PIB par habitant, il inclut d’autres paramètres liés aussi à la pauvreté et la disparité entre les deux sexes.
Le classement mondial de développement humain inclut donc l’indice de pauvreté humaine (IPH) pour chaque pays et se concentre sur la proportion de personnes vivant sous un certain seuil. Pour l’Algérie, cet indice de pauvreté humaine est de 17,5% et classe le pays 71e sur un total de 135 pour lesquels l’indice a été calculé. L’IPH est une mesure qui concerne aussi l’accès aux soins à travers le calcul de la proportion de personnes qui décèdent avant ou à l’âge de 40 ans. Pour cet indicateur, l’Algérie arrive à la 63e place parmi les pays pour lesquels cet indice a été calculé. C’est dire que la pauvreté continue à sévir en Algérie, un pays trahi par le paradoxe Etat riche/peuple pauvre. Concernant le taux d’analphabétisme des adultes (15 ans et plus), l’Algérie est classée 104e, tandis que l’indicateur de l’accès à une source d’eau propre (améliorée) classe le pays à la 86e place. Le PNUD a calculé pour l’Algérie aussi le taux de l’implication de la femme et la disparité entre les deux sexes. Cet indicateur place l’Algérie dans la 110e case du classement mondial. La disparité en termes d’alphabétisation des adultes, à titre d’exemple, classe l’Algérie 113e. L’Algérie occupe aussi la 105e place sur 109 pays pour lesquels la mesure de l’autonomisation des femmes (IPF) est calculée. Cette mesure indique si les femmes prennent une part active à la vie économique et politique (des femmes parlementaires, hauts fonctionnaires et gestionnaires, des travailleuses professionnelles et techniques). Cet indice suit aussi la disparité entre les sexes dans le revenu. Si l’on se réfère au dernier rapport du PNUD pour 2009, l’Algérie a un taux d’émigration de 6,2%. Le continent de destination pour les migrants en provenance d’Algérie est l’Europe avec 81,6% des émigrés qui y vivent. En 2007, les Algériens établis à l’étranger ont transféré 2,12 millions de dollars vers l’Algérie, selon le PNUD, un chiffre qui demeure insignifiant en comparaison avec les fonds transférés par les Marocains, à titre indicatif.


Par Ali Titouche
(Source : El Watan)

Pour télécharger le Rapport complet, cliquez ici, et pour le résumé ici.
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lundi 5 octobre 2009

Elizabeth Blackburn, Carol Greider et Jack Szostak, prix Nobel de médecine

Le prix Nobel de médecine 2009 a été attribué à l'Australo-Américaine Elizabeth Blackburn et aux Américains Carol Greider et Jack Szostak pour leurs travaux sur l'enzyme télomérase, annonce, lundi 5 octobre, à Stockholm le comité Nobel. La télomérase est une enzyme qui "protège les chromosomes du vieillissement", indique le comité dans son communiqué. Elle pourrait être la clé de la jeunesse éternelle car elle est impliquée dans le vieillissement cellulaire. Elle joue également un rôle déterminant dans la cancérisation des cellules.


Les trois chercheurs sont distingués "pour avoir résolu un problème majeur de la biologie : comment les chromosomes peuvent être copiés de façon complète lors de la division cellulaire et comment ils sont protégés de la dégradation". "Les lauréats du Nobel ont montré que la solution est à chercher aux extrémités des chromosomes – les télomères – et dans l'enzyme qui les forme – la télomérase", ajoute l'assemblée Nobel.

Elizabeth Blackburn, qui détient la double nationalité américaine et australienne, est née en 1948 ; elle enseigne depuis 1990 à l'Université de Californie, à San Francisco. Carol Greider, née en 1961, travaille au département de biologie moléculaire et de génétique à la Johns Hopkins University School of Medicine de Baltimore depuis 1997. Jack Szostak, né en 1952 à Londres mais de nationalité américaine, travaille depuis 1979 à la Harvard Medical School et enseigne la génétique au Massachusetts General Hospital de Boston. Ils succèdent aux Français Luc Montagné et Françoise Barré-Sinoussi, distingués l'an dernier pour leur découverte du virus du sida, et à l'Allemand Harald zur Hausen, primé pour ses travaux sur le cancer du col de l'utérus.

(Source : LEMONDE.FR avec AFP et Reuters)
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El Harrga News (émigration clandistine)

Algérie: 45 candidats à l'émigration clandestine interceptés


Quarante-cinq Algériens candidats à l'émigration clandestine ont été interceptés dimanche au large des côtes de l'Ouest algérien alors qu'ils tentaient de rejoindre l'Europe à bord d'embarcations, ont indiqué garde-côtes algériens.
Vingt-trois clandestins ont été interceptés au large de Béni Saf (480 km à l'Ouest d'Alger), quinze autres au large de Mostaganem (320 à l'Ouest d'Alger) et sept au large des côtes de Ténès à 180 km à l'Ouest d'Alger, selon les garde-côtes, cités par l'agence algérienne APS.

Ces candidats à l'émigration clandestine étaient âgés de 20 à 40 ans, selon les garde-côtes.

Vendredi, 23 Algériens candidats à l'émigration clandestine en Europe, dont six mineurs, avaient été interceptés au large des côtes d'Oran (430 km à l'ouest d'Alger).

Le 14 septembre, 19 personnes avaient aussi été interceptées au large d'Oran dans deux embarcations à destination des côtes espagnoles.


(Source : Le Monde)
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21 ANS APRÈS LE 5 OCTOBRE 1988 : Les ingrédients de la révolte sont toujours là

A la fleur de l’âge, des jeunes Algériens fuient par felouques et radeaux de fortune leur pays où il ne fait pas bon vivre. C’est qu’ils étouffent grave dans ce coin du globe, vingt et un ans après que des jeunes de leur âge eurent libéré, dans une violente révolte, leur trop-plein de frustrations et, par leur sang versé, permis pour un temps l’éclosion de quelques bourgeons de liberté. Une révolution inaboutie, le 5 Octobre 1988 ? Incontestable.


Sofiane Aït-Iflis - Alger (Le Soir) -

La situation dans le pays ne s’est pas fondamentalement améliorée avec défilement inexorable des ans depuis que des jeunes ont bravé le tout-respressif du Front de libération nationale (FLN), le parti-Etat. La misère, telle une grangère, se métastase dangereusement à l’ombre d’une économie voulue de marché mais qui reste encore de bazar. Le chômage, n’en déplaise à ceux qui ont pour charge de soigner la statistique en la matière, accable toujours. Le champ des libertés est drastiquement rétréci. L’ouverture politique et médiatique, le plus précieux acquis d’Octobre 1988, est obstruée par le maintien de l’état d’urgence. La remise en cause du principe de l’alternance au pouvoir à travers la suppression de la limitation à deux des mandats présidentiels, a replacé le pays dans une situation quelque peu semblable à celle qui prévalait avant la révolte juvénile d’Octobre 1988. La seule différence, peut-être, est que l’Algérien ne vit pas les pénuries en tout genre et de tout ordre au quotidien mais ulcéré par son pouvoir d’achat considérablement dégradé. Les couches laborieuses sont indistinctement éprouvées par la vie onéreuse. C’est pour toutes ces raisons que la harga, cette périlleuse et clandestine traversée de la Méditerranée, est devenue un véritable phénomène de société. C’est pour toutes ces raisons que, aussi, les enseignants, tous paliers confondus, ont décidé de faire du 5 octobre 2009 une journée de grève et de protestation. L’Intersyndicale de l’enseignement compte, ce jour, faire entendre sa voix et souligner sa mobilisation. Son action pourrait fort bien faire des émules parmi le reste des entités professionnelles, tant le malaise est partout. Profond, au point où l’observateur averti et quidam partagent le constat de ce que les ingrédients pour une explosion sociale sont réunis. Paradoxalement, comme en 1988, c’est du côté de l’enseignement que gronde la protestation. On sait que, il y a vingt ans, tout partit de la grève des lycéens dans l’Algérois. Le mouvement, on s’en souvient, a fait tache d’huile. Il n’est peut-être pas valable de toujours attester que les mêmes causes produisent les mêmes effets mais considérant la déliquescence sociale et politique qui mine le pays, la révolte risque de sonner une nouvelle fois. Le décor politique n’est certes pas le même qu’en 1988 où le parti unique régnait sans partage. Ce qui en a fait une soupape salvatrice. Le monopole de la décision politique et économique est toujours de mise. L’opposition politique survit tant bien que mal, elle qui vit de plus en plus gênée dans son action et dans son rôle. Pourquoi Octobre 1988 a produit tant de ratées ? Peut-être que le ver était déjà dans le fruit à cueillir. D’aucuns ont eu à affirmer que la révolte juvénile d’il y a vingt et un ans était tout sauf spontanée. C’est pourquoi elle est restée une révolution inaboutie.
S. A. I.


(Source : Le Soir d'Algérie)
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samedi 3 octobre 2009

La découverte et étude de "Ardi", le plus ancien ancetre hominidé

Le plus vieil hominidé livre une partie de ses secrets

Des ossements fossiles datant de 4,4 millions d'années éclairent d'un jour nouveau l'histoire de nos ancêtres.


Ils ont mis le paquet et ont pris leur temps : 47 chercheurs, américains, éthiopiens, japonais, français, anglais et canadiens, publient aujourd'hui, dans la prestigieuse revue Science, les résultats de quinze années de recherche. Avec pas moins de onze articles consacrés à Ardipithecus ramidus, un hominidé qui vivait il y a 4,4 millions d'années dans ce qui est aujourd'hui le rift de l'Afar, en Éthiopie. Même s'il existe quelques rares fossiles d'hominidés plus anciens, le squelette presque complet que l'équipe a reconstitué est le plus vieux jamais découvert et étudié à ce jour. Et il bouscule quelque peu ce que l'on croyait connaître des ancêtres des primates et de la lignée humaine.

L'histoire commence le 17 décembre 1992. Gen Suwa, étudiant dans l'équipe du paléoanthropologue Tim White, de l'université de Californie, découvre dans le désert, près du village d'Aramis, en Éthiopie, une dent fossilisée. Qui est très rapidement identifiée comme une molaire d'hominidé. L'équipe passe le site au peigne fin, le nez dans la poussière. Et trouve d'autres restes d'hominidés.

1,20 m pour un poids de 50 kg

Mais il faudra attendre 1995 pour qu'un étudiant éthiopien de l'équipe de Tim White, Yohannes Hailé Selassié, découvre deux os appartenant à une main. Qui seront suivis d'os du pelvis, de la jambe, de la cheville, du pied… Finalement, un squelette presque complet est déterré. Qui sera surnommé Ardi, son nom provenant des mots afars signifiant «racine» et «terre».

En tout, moins d'une demi-douzaine de squelettes de plus d'un million d'années ont été retrouvés à ce jour. Le plus ancien (40 % du squelette complet) était jusqu'à présent celui de Lucy (3,2 millions d'années), l'australopithèque découverte en 1974 par Donald Johanson, Maurice Taïeb et Yves Coppens, à 75 kilomètres du lieu où Ardi l'a été vingt ans plus tard. L'histoire se répète puisque Ardi est également de sexe féminin. La belle mesurait 1,20 m pour un poids de 50 kg. Les reconstitutions effectuées, avec beaucoup de difficultés car les os fossiles étaient très fragiles et friables, montrent qu'elle avait un cerveau assez petit, plus encore qu'une australopithèque, de l'ordre de celui d'un singe bonobo. Qu'elle avait un museau prononcé, faisant effectivement penser aux singes, mais qu'elle avait des traits différents d'eux. Ardi était, selon les chercheurs, capable de se balancer de branche en branche avec ses quatre membres, mais également de marcher debout sur ses «jambes».

«Pour la première fois, on voit qu'il y a un nouveau type d'hominidé, qui n'est ni Australopithecus, ni Homo», assure Michel Brunet, du Collège de France. Ardi présente un mélange des traits «primitifs» de ses ancêtres et de traits «dérivés» que l'on retrouve chez les hominidés ultérieurs. On pensait, jusqu'à Ardi, que le chimpanzé et les autres grands singes modernes étaient plus proches que nous de nos ancêtres communs. Il semble qu'il n'en soit rien. Les hominidés et les singes africains ont suivi des chemins évolutifs distincts. Et il faudra remonter encore d'au moins deux millions d'années en arrière pour trouver l'ancêtre commun aux hommes et aux autres primates.

Ardi n'est pas le seul «succès» de ces fouilles. En plus de ce squelette et de 110 os fossiles provenant d'au moins 36 autres individus Ardipithecus, 150 000 spécimens provenant d'animaux et de plantes datant de cette époque ont été exhumés. Dont 29 espèces d'oiseaux, étudiées par des chercheurs français, qui ont trouvé des espèces encore inconnues. Tout comme de petits mammifères, avec une vingtaine de nouvelles espèces de chauves-souris, de rongeurs et d'autres petits carnivores.

(Source : Le Figaro)

Ardi, notre plus vieille grand-mère

La découverte d'un primate fossile bouscule le scénario de l'évolution de l'homme.

Darwin, qui avait scandalisé son époque en affirmant que l'homme descendait du singe, a toujours désespéré de ne pas avoir trouvé "le chainon manquant", l'ancêtre commun aux primates et aux hominidés. Il y a trente ans, la découverte de la célèbre Lucy a laissé croire qu'il s'agissait bien de notre aïeule la plus lointaine. Mais une grand-mère encore plus vieille (d'un million d'années) vient de faire son apparition sur la scène mondiale: elle s'appelle Ardipithecus ramidus, ou Ardi, pour les intimes. On a retrouvé en Ethiopie son squelette, âgé de 4,4 millions d'années, et un aréopage international de scientifiques vient de publier dans la revue Science une analyse complète de ses os et de son environnement. Il s'agit désormais du plus ancien fossile d'hominidé connu. Une découverte qui bouscule certaines idées reçues sur nos origines.

Ardi présente en effet un étrange mélange de traits primitifs de primates, et de caractères "dérivés" spécifiques aux hominidés, que l'on pensait être apparus un million d'années plus tard. Ses dents et son crâne sont différents de ceux de Lucy et des singes modernes: les canines supérieures ressemblent plus à celles des humains modernes qu'à celles du chimpanzé. Dotée d'un pouce opposable aux pieds, elle grimpait aux arbres, mais elle était aussi capable de marcher debout. Et pourtant, elle vivait dans un environnement forestier, ce qui contredit la théorie en vigueur voulant que la bipédie soit apparue chez des singes ayant quitté la forêt pour s'installer dans des plaines. En fait, tout laisse supposer que l'ancêtre commun, encore plus vieux que Ardi, qui reste encore à trouver, était un quadrupède arboricole.
Les scientifiques ont également constaté que les males et les femelles de l'espèce d'Ardi avaient une taille similaire, ce qui indique que les conflits entre les deux sexes étaient moins violents que chez les autres primates comme les chimpanzés et les gorilles. Les paléontologues considèrent qu'il s'agit d'une particularité caractéristique de l'évolution vers l'humanité, qu'ils définissent par l'émergence de trois comportements: la capacité à porter la nourriture, des liens sociaux élaborés entre males et femelles, et chez ces dernières, l'absence de signes d'ovulation...
(Source : L'Express)

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vendredi 2 octobre 2009

Le Sionisme expliqué aux nuls

Beaucoup de gens dans ce monde n'ont pas encore compris et saisi le danger sioniste, résultat du problème juif, qui est en lui-meme l'évolution de la question juive du 19e siècle, le tout ayant fini comme l'on sait, par la création d'Israel sur une terre violée avec la bénédiction de l'occident pro-sioniste et des arabes par ce silence étatique révélant leur impuissance gouvernementale et l'incapacité de leurs intellects...... Bref, vous etes nuls, handicapés mentals ou Sarkozy voilà un sketch de Dieudonné où, peut-etre, vous pourrez comprendre.




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Séisme à Sumatra: au moins 1100 morts

Le bilan humain ne cesse de s'alourdir sur l'île indonésienne où la terre a tremblé à nouveau ce jeudi matin.




Pour la seconde fois en deux jours, un tremblement de terre de forte intensité a frappé ce jeudi la ville côtière de Padang et sa région, dans l'île indonésienne de Sumatra. Selon le ministre de la Santé, Siti Fadilah Supari, «il s'agit d'une catastrophe de grande échelle», cette ville comptant 900.000 habitants. Actuellement, de nombreuses personnes demeurent ensevelies sous des centaines de bâtiments effondrés, écoles, hôpitaux, mosquées, hôtels, ou encore marchés couverts. Les communications téléphoniques et les télécommunications sont interrompues et les habitants commencent à manquer de vivres et de médicaments, ce qui complique l'évaluation des dommages.

Les responsables politiques indonésiens demandent des équipements lourds, comme des bulldozers, des excavateurs ou des scies, pour faire face aux incendies, aux ponts coupés, aux conduites d'eau rompues, aux rues inondées, et aux routes bloquées par des glissements de terrain. En attendant, les personnes sinistrées doivent être prises en charge dans des parkings, des tentes, et dans la boue. La panique s'est propagée parmi les habitants de la région, courant à la recherche de refuges plus élevés. Dans l'espoir de quitter la ville, de nombreuses personnes dorment sur des tapis de prière à l'aéroport de Padang, dont le toit s'est effondré.

Les équipes du ministre de la Santé et des soldats sont arrivés à Padang pour aider à retrouver les survivants sous les décombres et venir en aide aux dizaines de milliers de personnes qui ont passé la nuit sous la pluie. L'ONU dénombre au moins 1.100 personnes décédées depuis mercredi. Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a invité la communauté internationale à «inonder» Padang d'aide. Les agences internationales sont prêtes à lancer des opérations de secours d'envergure, tandis que l'Australie a proposé d'envoyer une aide d'urgence à son voisin.

Les précédents sismiques de la région ont eu lieu en mars 2007 et en avril 2005. Le tremblement de terre de mercredi s'est produit sur la faille à l'origine du tsunami de 2004, qui avait causé la mort de 230.000 personnes à travers l'Asie du sud-est. Les géologues avaient depuis longtemps averti du fait que Padang risquait un jour d'être complètement détruite par un séisme, en raison de sa localisation sur la «ceinture de feu du Pacifique».

C'est également l'emplacement de l'archipel des Samoa, balayé par une série de tsunamis 24 heures plus tôt. Le National Earthquake Information Centre précise cependant que les deux évènements ont des causes similaires mais ne sont pas directement liés, en raison des 10.000 km qui séparent les deux zones.


[L'image : Une femme passe le 1er octobre 2009 devant un hôtel qui s'est écroulé dans la ville de Padang sur l'île indonésienne de Sumatra. (AFP Bay Ismoyo)].

(Source : Libération.fr)
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La Chine communiste célèbre ses 60 ans

La 3e puissance économique mondiale a glorifié ses réussites et exalté sa force jeudi lors d'une parade militaire et un défilé dans le plus pur style socialiste en plein coeur de Pékin, totalement bouclé.


Au moins 200.000 personnes ont participé à la cérémonie de jeudi matin à Pékin pour célébrer les 60 ans du régime communiste, un spectacle pyrotechnique étant prévu dans la soirée.

Des milliers de militaires ont parcouru en formations serrées et au pas de l'oie l'avenue Chang'an (Paix éternelle) pour se rendre place Tiananmen, survolés par les avions évoluant dans un ciel presque sans nuages.

La plus grande armée au monde a montré pour la première fois au public de nouveaux armements, comme des missiles balistiques intercontinentaux capables, selon les experts, de frapper les Etats-Unis.

Dans un discours prononcé sur la terrasse de la Porte de la paix céleste, là même où Mao Zedong avait proclamé la fondation de la République populaire chinoise il y a 60 ans, le numéro un chinois Hu Jintao a loué la renaissance de la Chine: "Aujourd'hui une Chine socialiste, face à la modernisation, au monde et à l'avenir, se tient fermement debout à l'Est", a affirmé le président de la République et secrétaire général du Parti.

"Le développement et le progrès de la nouvelle Chine depuis 60 ans ont prouvé pleinement que seul le socialisme peut sauver la Chine et que seules la réforme et l'ouverture pouvent assurer le développement de la Chine, du socialisme et du marxisme", a-t-il dit, vêtu d'un costume Mao bleu foncé.

Le régime organise tous les dix ans de grandes festivités pour célébrer sa fondation, mais cette année, elles ont été les plus fastueuses jamais vues.

En ces temps de crise économique et de tensions intérieures, avec notamment les récentes émeutes meurtières au Xinjiang (nord-ouest) ou celles du Tibet l'année dernière, la Chine a surtout voulu afficher son unité et sa force.

Le défilé, qui comprenait au moins 100.000 personnes, a exalté le renouveau de la Chine, avec différents tableaux et chars allégoriques.

En tête, les participants ont porté des portraits géants des différents dirigeants, de Mao Zedong jusqu'à Hu Jintao, en passant par Deng Xiaoping et Jiang Zemin.

Des slogans proclamaient "Vive la pensée Mao Zedong" ou "Soutenir la théorie de Deng Xiaoping", tandis que sur la place, des panneaux soutenus par 80.000 écoliers permettaient d'en lire d'autres, comme "Le socialisme est bon".

Des femmes militaires ont défilé avec jupe courte et bottes blanches.

Des héros sportifs, comme les anciens champions olympiques Liu Xiang et Li Ning, étaient également de la fête, saluant la foule depuis le char consacré aux JO de Pékin.

Malgré l'ambiance de fête sur la place, les festivités se sont célébrées dans un climat sécuritaire.

Le centre de Pékin, ville de 17 millions d'habitants, avait été interdit au public dès mercredi soir et seuls les invités, parmi lesquels les diplomates, ont pu accéder à la place Tiananmen. Les autorités avaient conseillé à la population de regarder les festivités à la télévision officielle.

Cette cérémonie, préparée depuis des mois, a aussi été marquée par des entraves accrues à l'internet et au travail des journalistes étrangers, qui n'ont pu avoir leurs laissez-passer pour accéder à la place Tiananmen que mercredi soir tard, seulement quelques heures avant le début des festivités. Certains n'ont pas pu s'y rendre, avertis trop tard.


(Source AFP)
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jeudi 1 octobre 2009

Le problème arabe, partie 2 : Les arabes, sont-ils conscients ?!

" Ceux qui ne savent pas qu'ils marchent dans l'obscurité, ne verront jamais la lumière "

Jadis, on disait de ce type de débat que c'est un débat byzantin à l'image de ces philosophes qui veulent changer la morale de leurs sociétés par une autre, inédite, sans la proposer tel qu'il se doit, directement, mais en réfutant les anciennes thèses régnantes et seulement les anciennes... De nos jours, on dit
" débat arabe ". Dans cet épisode que vous voyez ci-dessous de plus fameux programme de la chaine AlJazeera et le plus regardé dans tout le monde arabe, ayant pour titre : l'internationalisation des différends arabes, et traitant plusieurs problèmes mais sans proposer de solutions, bien sur, on parle de la source du sous-développement arabe, de l'incapacité des arabes de gouverner leurs pays eux-même, et dans cette question un invité de l'émission évoque l'exemple de l'Algérie : le pays des miracles qui abrite le peuple glorieux ! de comment ce pays s'est auto-détruit après avoir pris son droit à l'autodétermination, et il y a eu même une invitation discrète aux anciens colonisateurs de revenir nous (re)coloniser. Le débat peut se résumer en une seule question, une question d'ampleur majeure : les arabes, sont-ils conscients ?!
A vous de juger.



L. Akram
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mardi 29 septembre 2009

La guerre des hackers

EN ATTENDANT LE MATCH ÉGYPTE-ALGÉRIE

Les sites Web de la présidence égyptienne, du ministère égyptien de la Défense, ainsi que du journal El Ahram ont été endommagés par des pirates informatiques algériens.


Avant la guerre du foot, c’est la guerre des hackers! La fièvre du match retour Egypte-Algérie qui entre dans le cadre des éliminatoires jumelées du Mondial et de la Coupe d’Afrique des nations 2010, ne cesse de monter. Ce n’est pas sur le carré vert que le match a commencé à se jouer, mais sur la Toile. En attendant l’entrée des 22 joueurs sur la pelouse du fameux Cairo Stadium, la rencontre a commencé de manière assez peu banale entre les «hackers» (pirates en informatique) algériens et égyptiens. Le «hacking» a commencé par de simples forums de discussion avant que celui-ci ne prenne de l’ampleur. Voulant montrer leur savoir-faire dans le piratage des sites électroniques, les pirates égyptiens ont été les premiers à ouvrir les hostilités en bloquant les forums de discussion des Algériens. Les frères égyptiens voulaient expliquer, à travers un tel acte, que les joueurs égyptiens sont «très forts» et vont «écraser» l’Equipe nationale algérienne de la même façon que leurs attaques électroniques «compressaient» les sites algériens. L’histoire ne s’est pas arrêtée là puisque des hackers égyptiens ont attaqué le site Web «echoroukonline», sponsor officiel de l’Equipe nationale de football. Ceci pouvant donc expliquer cela, ils ont endommagé son contenu, tout en laissant, sur le site, des messages glorifiant l’Equipe nationale égyptienne de football. Cela donna le top à une guerre d’un genre particulier. La guerre des hackers! Un hacker algérien, portant le pseudo de Kader 11000, est à son tour entré dans le site Internet de la Présidence égyptienne endommageant celui-ci et le bloquant durant plus d’une heure. C’est un coup dur. Le pirate algérien avait laissé un message dans lequel il affirmait qu’il s’agit juste d’un simple avertissement. Il a promis à ses «homologues» égyptiens de frapper encore plus fort, si ces derniers osaient encore toucher aux sites électroniques algériens. «Kader 11000» a inscrit cette contre-attaque dans le cadre de la «légitime défense». Il avait noté dans son message qu’il ne laisse personne s’en prendre à la dignité de l’Algérie. Par la même occasion, le site du grand journal Al-Ahram, a été lui aussi «visité». Le pirate informatique avait collé la photo de Karim Ziani sur la façade centrale d’une pyramide qui se trouve sur le site de la Présidence égyptienne. Il a même réussi à faire flotter le drapeau algérien sur la même pyramide au-dessus de la photo de Ziani. Cette attaque a provoqué une panne d’une journée du site d’Al Ahram. Ayant mal digéré «la défaite» informatique, les pirates égyptiens ont «visité», pour quelques minutes, le site de la Télévision algérienne. En représailles de cet acte répréhensible, «Kader 11000» a rendu sa réponse et investi le site du ministère égyptien de la Défense, l’un des sites les mieux sécurisés en Egypte. Les pirates algériens avertissant leurs frères égyptiens de ne pas toucher aux sites algériens, car ils risquent gros. Après ces attaques répétées et les répliques violentes des hackers algériens, leurs homologues égyptiens avaient brandi le drapeau blanc, faisant, sur les forums de discussion, un appel pour calmer les esprits et mettre fin à cette guerre. Ils ont été choqués par ces contre-attaques destructives, notamment celles ayant touché le ministère égyptien de la Défense et la Présidence égyptienne. Pour l’instant, d’autres attaques n’ont pas été signalées, mais les hackers algériens promettent de frapper encore plus fort si un pirate égyptien s’en prend aux sites algériens. Il est à noter que ce genre de pratiques est à condamner en dépit de toutes autres considérations. En outre, il convient de souligner qu’un hacker est une personne qui est en possession de larges connaissances en informatique et qui peut procéder à des modifications qui peuvent mettre la sécurité du pays en danger. Dans un autre registre, notons que les spécialistes internationaux en matière de sécurité informatique classent l’Algérie comme premier pays arabe dans le piratage des logiciels informatiques. Faut-il réellement s’en glorifier? Selon ces spécialistes, des hackers algériens auraient même réussi à dépasser les Russes dans le décodage des chaînes de télévision satellitaires. Cette pratique s’est malheureusement généralisée en Algérie au point qu’elle est devenue une véritable préoccupation qui pousse les opérateurs informatiques à se méfier de l’Algérie.

Tahar FATTANI
L'expression, page 3, édition du 29 septembre 2009.
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lundi 28 septembre 2009

Commémoration de la seconde " Intifada "

Ce jour, le 28 septembre, correspond au début de la seconde Intifada en Palestine.

Débutée par une provaction intolérable : la visite d'un des plus grand criminel de toute l'histoire, le génocidaire Ariel Sharon, sur l’Esplanade des mosquées à Jérusalem.

Une visite sous haute sécurité, environ de 1500 policiers ont surveillé le maudit criminel durant cette insulte avalée par les arabes comme tant d'autres qui l'ont précédé et suivi. Mais, à l'évidence, comme c'était pas le Caire, Rabat, Tunis ou Alger : des régions où il n'y a pas d'honneur, les palestiniens, qui sont, paradoxalement, les derniers hommes libres dans le monde arabe, ont réagi comme il se doit. Des milliers de palestiniens ont attendu ce génocidaire, ces même milliers, aux Cœurs de lions, qui étaient et sont prêts à donner leurs vies pour sauver leur honneur sans la moindre hésitation, sans aucun embarras. Et ce sont eux qui vont libérer la terre sainte.

La seconde Intifada a commencé le 28 septembre 2000, dés lors des milliers de palestiniens ont offert leurs vies, le sourire au visage, pour défendre leur dignité humaine, c'est cette dignité là que les autre arabes ont vendu il y a bien longtemps et ils nous ont vendu avec, avant même qu'on soit né !

De ces faits, nous, il ne nous reste dans ces temps que les mots : entre écrire et parler, pour manifester notre haine, colère et indignation envers tout ce que peut se relier, de près ou de loin, de l'Etat hébreu établi sur terre violée à coup répétitif sous tout œil ! Ces temps que nous considérons comme l'ère de la prostitution politique arabe, et nous n'excluons aucun Etat dans cet ère, l'ère de la célébration de la médiocrité et de la nullité des arabes.

Honte à tous les arabes efféminés !
GLOIRE AUX MARTYRS DE LA SAINTE PALESTINE !
AUX ENFERS LES MAUDITS GÉNOCIDAIRES SIONISTES !

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Nous boycotterons, la tete haute !

M.Ouyahia devrait se calmer. Ses dernières interventions laissent percer une nervosité qui n’a pas sa raison d’être. Tout récemment, il traitait ceux qui appellent au boycott de la présidentielle de «nageurs en eau trouble» et presque d’antinationaux, quand il leur reproche de «porter atteinte à l’image du pays».

Normalement, M. Ouyahia ne devrait pas accorder autant d’importance à ce qu’il considère comme une tendance minoritaire qui ne dispose d’aucun moyen pour peser sur les élections. Mais peut-être aussi que ses sorties de plus en plus agressives sont le signe d’un doute qui le ronge ainsi que ses copains de l’Alliance : et si le peuple rééditait le coup des dernières législatives où les taux — pourtant gonflés dans les laboratoires habituels — peinaient à atteindre les 35% ? Quant aux beaux résultats exhibés par M.. Aboujderra Soltani, nous ne les voyons guère ! Sommes-nous aveugles à ce point ? Il les résume ainsi : la réconciliation nationale ; le développement socioéconomique ; la réduction de la dette extérieure ; la préservation des intérêts des générations futures. La réconciliation nationale s'attribue des résultats qui ne sont pas les siens. Le risque de voir les talibans algériens prendre le pouvoir a pris fin en 1998, lorsque l’Armée nationale populaire et les forces de sécurité ont mis en échec le plan concocté par les islamistes armés. La République renaissait de ses cendres et M. Zeroual pensait le moment venu de quitter le pouvoir, au nom d’un impératif d’alternance qu’il regrette aujourd’hui puisque, de son avis même, il n’a pas donné les résultats escomptés. Au contraire, M. Zeroual aura tout le reste de sa vie pour réaliser que son geste a permis au pouvoir personnel de M. Bouteflika de s’installer durablement, ne reculant devant rien, même pas devant la Constitution de 1996 qui instaurait la limitation des mandats présidentiels à deux ! Voilà, MM. Belkhadem, Ouyahia et Soltani, où nous en sommes aujourd’hui ! Vos formations politiques ont appuyé la Constitution de 1996 en la qualifiant d’acquis démocratique. Bizarrement, ce sont le FLN, le RND et le MSP — vos partis —, qui ont sabordé cette même Constitution : que direz-vous à l’Histoire pour justifier ce revirement ? Oui, nous les voyons vos réalisations sur le plan politique : recul des libertés, place peu glorieuse de notre pays dans tous les classements relatifs aux droits de l’homme, liberté de la presse en péril, atteinte à la liberté du culte, etc. Le champ politique est hermétiquement fermé, les réunions de l’opposition sont sous contrôle, ses meetings interdits, ses leaders boycottés par les médias lourds… Parlons maintenant du développement. Si, par ce terme, vous désignez les innombrables chantiers érigés partout dans notre pays, y compris dans les coins les plus reculés, alors oui ! L’Algérie se développe ! Mais si nous essayons d’aller plus loin et de chercher les dividendes économiques et sociales de ce «développement », c’est-à-dire son impact réel sur les populations et l’intérêt qu’il offre sur le plan stratégique, nous sommes au regret de souligner qu’il s’agit souvent de simple saupoudrage (le trottoir construit même dans les douars éloignés en est l’exemple le plus frappant). Certes, les différents plans de réalisation de logements et d’érection d’infrastructures de base créent immédiatement des centaines de milliers de bâtiments, des routes et des barrages de qualité ; certes, la production électrique augmente et une meilleure sécurité énergétique s’offre au pays, mais, en termes de création d’emplois durables qu’apportent ces projets ? Quand nous aurons terminé toutes les autoroutes possibles et imaginables et achevé tous les plans d’habitat, que ferons-nous des centaines de milliers d’ouvriers et de techniciens aujourd’hui mobilisés ? De quoi vivront-ils ? La mise en place et l’amélioration des infrastructures de base ne peuvent pas être considérées comme des tâches de développement économique ; elles ne sont pas une fin en soi. Elles doivent servir à faciliter et améliorer l’activité économique. Or, cette dernière se réduit comme une peau de chagrin devant l’avancée sans précédent de l’économie de bazar. Alors que les puissances capitalistes découvrent les vertus du financement public pour aider leurs grandes industries à faire face à la crise, nos responsables ont bradé la majorité des entreprises publiques, y compris celles qui présentaient un caractère stratégique. Les pays capitalistes parlent aujourd’hui le même langage : «Sauvons la voiture française ou américaine, sauvons les emplois» ; nos gouvernements successifs crient à l’unisson : «Sauvons les importateurs ! Sauvons l’industrie chinoise ! Sauvons l’industrie turque ! Sauvons l’industrie tunisienne !» Nos industries textile, alimentaire, chimique, mécanique ; toutes ces entreprises qui nous permettaient, tant bien que mal, de répondre à certains de nos besoins, ont été asphyxiées par l’importation massive de produits souvent de mauvaise qualité. Après le public, c’est le secteur privé qui est aujourd’hui au centre de la tourmente. Les biscuits, les jus, les produits surgelés, les mille et une douceurs aux qualités douteuses qui nous arrivent de Chine, Turquie et Tunisie ont tué le produit algérien ! Les appareils sans garantie qui inondent nos marchés, asphyxiant parfois des familles entières (chauffe-bains), ont réduit à néant l’effort de certains investisseurs qui ont cru en l’indépendance nationale ! Des producteurs de conserves ont mis leur argent dans la construction de grandes unités de transformation exploitant la tomate industrielle locale. Aujourd’hui, ils regrettent de ne pas avoir tout misé sur l’import- import puisqu’ils sont obligés de fermer leurs unités, alors que les agriculteurs sont ruinés ! Idem pour des propriétaires de laiteries qui misaient sur la transformation du lait de vache, en abondance dans certaines régions : ils baissent les bras devant les maffias du lait en poudre ! Idem pour ceux qui ont voulu ériger une grande industrie nationale papetière et qui ont été réduits à néant par les importateurs d’emballages et de serviettes en papier ! Quant à l’industrie nationale du médicament (coup de chapeau à Saidal ), elle tente tant bien que mal de résister aux lobbies de l’import contrôlés par de gros requins. Notre industrie a été laminée durant les dix dernières années ! Cela ressemble à un tsunami qui a tout balayé sur son passage et l’on constate que toute tentative de la remettre en place dans le cadre d’une vision stratégique est vouée à l’échec. Non, MM. Belkhadem, Ouyahia et Soltani, vous ne pouvez pas être plus royalistes que le roi : M. Bouteflika a lui-même parlé d’échec dans son fameux discours devant les maires ! Il a fait le constat d’une grande supercherie en disant que notre pays n’avait pas besoin d’investisseurs qui «mélangeaient de l’eau avec du sucre !». C’est à l’Etat qu’incombait la responsabilité de mettre en place une stratégie industrielle nationale qui aurait garanti à notre pays cette indépendance économique sans laquelle l’indépendance politique n’aurait aucun sens. C’est à l’Etat qu’il revenait de protéger les industries nationales en contrôlant l’importation et en interdisant l’entrée d’un certain nombre de produits. Le même constat peut être fait concernant l’agriculture, puisque nos importations en produits alimentaires — notamment de base comme le blé et la viande — atteignent des chiffres record ! L’autosuffisance alimentaire s’éloigne de plus en plus et devient carrément une utopie. Dans le commerce, c’est la pagaille totale. L’activité commerciale légale recule au profit de pratiques illicites qui gangrènent le secteur. Dans le tourisme, c’est le flop monumental et on peut considérer l’Algérie comme le dernier élève de la classe méditerranéenne. La manipulation des chiffres (confusion entre le nombre d’Algériens vivant à l’étranger et venus passer leurs vacances dans leurs familles et celui des vrais touristes) ne cache pas l’amère réalité d’un secteur qui n’arrive pas à avancer pour quatre raisons principales : la faiblesse des infrastructures, la mauvaise qualité des services, la peur du terrorisme et l’insécurité dans nos rues. Pour les TIC, c’est le toc, mais dans l’eau, ça baigne plus ou moins puisque nos robinets ne sont plus à sec comme avant et, pour les routes, c’est le miracle ou, plutôt, l’arbre qui cache la forêt ! Pour les hôpitaux, ça marche tellement bien que nos chefs s’empressent de prendre l’avion pour aller soigner le plus petit des bobos à l’étranger ! Il est, par contre, un secteur qui fonctionne bien et qui fait l’unanimité, c’est celui de la solidarité nationale : M. Ould Abbès ne sait plus où donner de la tête pour soulager un tant soit peu la grande détresse des Algériens ! Enfin, et pour répondre à M. Soltani, la préservation des intérêts des générations futures est si bien vue par les principaux intéressés qu’ils ne pensent qu’à se jeter à la mer et préfèrent mourir «bouffés par le poisson» plutôt que de continuer à vivre ici. Voilà toutes les raisons qui nous poussent à préférer le boycott. Parce que nous n’avons aucun intérêt matériel ou de clan à défendre, aucun poste politique à consolider, nous agissons selon notre conscience et le boycott reste malheureusement le seul geste qui convient le mieux à l’idée que nous nous faisons de notre dignité. Tiens, la fierté et la dignité », ça ne vous rappelle rien ? «El Izza ouel Karama»…
M. F.

Source : Le Soir d'Algérie, le 12 février 2009
Par Maamar Farah.

Publié déjà dans le blog le : 06-04-2004 (quelques jours avant le début du 3e mandat)
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dimanche 27 septembre 2009

KARIM TABOU AU SOIR D’ALGÉRIE : «La dépression politique et sociale s’accentue»

Premier secrétaire national du FFS depuis le quatrième congrès, M. Karim Tabou évoque dans cet entretien les questions politiques et économiques du pays. Le pôle démocratique, l’initiative à trois, les sénatoriales, la LFC…, autant de sujets débattus.


Entretien réalisé par Abder Bettache.

Le Soir d’Algérie : En tant que force d’opposition, vous tardez à faire votre entrée sur la scène politique. Peut-on en connaître les raisons ?
-Karim Tabou : Depuis la réintronisation de Bouteflika, le pays vit une période de repli et de régression politiques. Les menaces et les atteintes envers le pluralisme et les libertés se précisent. La dépression politique et sociale de la population s’accentue, elle qui a vécu le dernier scrutin présidentiel comme un coup d’assommoir. La multiplication des cas de suicide, la montée en puissance de la violence dans les quartiers, sur les routes et dans les stades atteste de l’ambiance de colère et de violence qui règne. L’opposition est toujours dans son rôle, elle est en phase de réflexion et d’adaptation au contexte extrêmement difficile et contraignant qui lui est imposé après ce début du 3e mandat de Bouteflika.

Concrètement, quelle lecture fait le FFS de la situation politique du pays ?
-Le pouvoir manque totalement de volonté, d’initiative et d’imagination pour répondre aux défis économiques et financiers et aux contestations sociales de plus en plus nombreuses qui secouent le pays. Il refuse de gérer pacifiquement les conflits. Il refuse toute médiation moderne. Il ne veut ni d’une société politique, ni d’une société civile. Pis encore, il n’hésite pas à réprimer la population avec une grande sauvagerie. Vous pouvez remarquer par vous-même dans les investigations que vous faites en tant que journaliste, qu’il y a beaucoup d’Algériennes et d’Algériens à avoir le sentiment qu’ils n’ont pas leur place et qu’ils n’ont plus d’avenir dans le pays. La harga n’est que la face émergée de l’iceberg de la colère, du désespoir, du ras-le-bol et de la contestation. La politique du pouvoir actuel est une politique de hasard, elle compromet l’avenir pays.

L’actualité nationale est également dominée par un débat contradictoire sur la chose économique à travers la loi de finances complémentaire. Votre commentaire ?
-Quel débat ? Entre qui et qui ? Il y aurait certainement beaucoup de choses à dire sur la loi de finances complémentaire, tant au niveau des procédures institutionnelles suivies qu’au regard de la question de la cohérence de la politique économique, commerciale et financière du pouvoir. Il y a eu une focalisation sur la suppression du crédit à la consommation, alors que l’essentiel se trouve ailleurs. Vous rendez-vous compte que depuis des années, le pays fonctionne avec deux lois de finances : une loi de finances et une loi de finances complémentaire. Dans d’autres pays, il n’y a de loi de finances complémentaire que dans des contextes particuliers, d’urgence absolue ou de catastrophes naturelles. Des situations nécessitant la mobilisation de moyens complémentaires. Chez nous, non seulement elle est élaborée pour combler les bricolages du gouvernement, mais elle peut même amender la loi initiale, comme ce fut le cas avec la loi de finances pour 2009. Pour revenir votre question, la suppression du crédit à la consommation est sans doute regrettable et sera probablement mal vécue par les ménages qui pouvaient y avoir accès. Il aurait peut-être été intéressant de se pencher plus attentivement sur le train de vie de l’Etat, les dépenses somptueuses et les politiques de l’emploi. Si l’Etat est dans le besoin de faire des économies, qui doit les faire et où les faire ? Pourquoi ce sont toujours les mêmes, c’est-à-dire les plus faibles, qui doivent payer les conséquences des errements économiques et financiers de nos gouvernants ? Comment se fait-il que ce sont toujours les mêmes, c’est-à-dire les plus faibles qui, hier, subissaient les ponctions de salaires, les vignettes automobiles, les licenciements et les départs forcés, qui se voient aujourd’hui frappés par la régression de leurs droits économiques et sociaux, quand ils ne sont pas déjà chômeurs, sans domicile et sans revenus ? De l’avis même des experts, de tels revirements nuisent à l’économie, à la réputation du pays et à sa crédibilité auprès des partenaires. Force est de constater que l’incompétence le dispute à l’irresponsabilité.

La question de la construction du pôle démocratique a été fortement évoquée par le FFS. Depuis, rien de concret. L’idée est-elle tombée en désuétude ?
-Les Algériens sont dans l’attente d’une alternative politique de changement. Aujourd’hui, l’élite nationale est mise en demeure d’engager une réflexion profonde et sérieuse pour construire cette alternative démocratique. Le peuple algérien est prêt à se mettre en mouvement dès lors que des actes concrets sont accomplis dans cette direction. Les Algériens veulent et peuvent faire le changement. Il incombe à l’élite non compromise avec le régime de trouver les modes d’organisation et d’action qui permettent un regroupement des forces du changement.

Mais rien de concret n’a été réalisé…
-La construction d’une alternative politique de changement doit se faire sur une éthique de débat et d’actes politiques. De notre point de vue, l’éthique politique doit être constante, s’inscrire dans la durée. Nous ne voulons pas d’une éthique provisoire qui varie au gré des intérêts personnels ou des tentations de pouvoir. Le devoir de pédagogie, de vérité, de lucidité et le devoir de rendre des comptes fondent cette éthique. Il ne s’agit pas d’additionner des sigles ou d’organiser un carnaval prétendument pluraliste de l’opposition. Nous avons l’espoir, au FFS, de partager ce chemin avec les personnalités politiques dont l’engagement en faveur de la paix et de la démocratie ne souffrent aucun doute. Notre position reste la même, OUI aux alliances avec les personnalités et les forces politiques autonomes, NON aux alliances avec les imposteurs, les galériens et les forçats du pouvoir. Nous espérons faire un chemin avec de vrais démocrates ; nous nous donnerons le temps qu’il faut et nous espérons tracer la route avec des militants conséquents et non courir derrière des fantômes ?

Vous ne craignez pas qu’un éventuel échec de cette démarche puisse être endossé au FFS ?
-Le vrai échec serait que le FFS, demain, se reproche des combats qu’il n’aurait pas menés. Vous constaterez que nous résistons toujours et nous nous battons toujours. Le FFS ne pose pas de conditions préalables, il propose un contrat démocratique à ses partenaires. Le FFS essaye de clarifier les enjeux, il croit fermement qu’il est important pour notre pays comme pour notre parti d’adopter des stratégies nouvelles et novatrices pour faire barrage aux forces rétrogrades, révisionnistes et violentes.

Si le président Bouteflika venait à engager des consultations avec la classe politique, seriez –vous de la partie ?
-Le FFS est un parti d’opposition qui milite pour le changement et la démocratie. Il reste ouvert à tout cadre de dialogue ou de concertation qui permette d’avancer réellement vers la démocratie, la paix et la construction d’un Etat de droit. De même, le FFS refuse les manœuvres, les simulacres et les arrangements de coulisses. Que ce soit avec Bouteflika ou avec d’autres acteurs politiques, la position du parti reste constante.

Des rumeurs insistantes font état d’un probable départ de Ouyahia et ses principaux ministres. Votre commentaire ?
-Le pays est en panne de projet, l’Etat est absent et la population est livrée à elle-même. Voila le résultat le plus probant de 10 années de gestion de Bouteflika. A tout moment, Ouyahia peut faire les frais de cette situation. Les mœurs politiques du régime sont maintenant bien connues. Que reste-t-il au chef de l’Etat si ce n’est de multiplier les manœuvres tactiques et les valses de walis, de chefs de daïra, d’ambassadeurs… Que Ouyahia reste où parte, les jeux de pouvoir continuent de se dérouler dans l’opacité et la rumeur tient lieu de communication politique.

Beaucoup a été dit sur l’initiative à trois (Aït Ahmed - Mehri - Hamrouche). Mais à ce jour, rien de concret n’a été enregistré ? Peut-on savoir pourquoi ?
-L’appel à initiatives lancé par les trois personnalités a eu un écho positif, notamment au sein de l’opinion publique, de l’élite non compromise avec le pouvoir, du mouvement associatif et des militants qui militent pour le changement. A mon sens, cet appel à initiatives a été fait à un moment précis de la situation du pays, et à aucun moment le souci de soi ou les perspectives électoralistes n’ont guidé la décision de faire cet appel. Même si aucune action commune n’a été faite, une convergence objective peut être constatée à l’examen des activités et des prises de positions de ces trois personnalités. En tous cas, cet appel aura au moins contribué à maintenir l’espoir chez la population et conforté toutes celles et tous ceux qui refusent de capituler devant la farce et devant la force.

Les sénatoriales se dérouleront dans trois mois. Seriez-vous de la partie ?
-Les instances du parti en décideront le moment opportun. En tout cas, le jeu institutionnel actuel est inefficient et n’est d’aucun apport positif aux conditions de vie des citoyens. Ce qui intéresse le FFS aujourd’hui, c’est d’œuvrer à améliorer le cadre de vie des citoyens. C’est le souci constant de nos élus locaux dans les APC et les APW.

Justement, que pensez-vous de l’avant-projet de loi sur la commune ?
-Dans le sillage de la loi de l’état d’urgence, l’avant-projet de loi relative à la commune tel que préparé par les services du ministère de l’Intérieur vise à rétrécir davantage le champ social et politique. C’est une loi qui vise à élargir le contrôle de la société au niveau local. Il est illusoire de penser qu’un pouvoir qui refuse l’autonomie et l’autodétermination individuelles puisse promouvoir l’autonomie collective.

Le cas échéant, quelles seraient vos propositions ?
-Les municipalités sont les institutions les plus proches de la population. Elles sont quotidiennement confrontées aux problèmes concrets et quotidiens des citoyens mais ne disposent pas d’allocations budgétaires suffisantes et en temps opportun pour pouvoir apporter des solutions durables. Le gouvernement parle de décentralisation, mais dans la pratique, il transfère aux communes la responsabilité de satisfaire les besoins des populations sans accorder les moyens nécessaires pour exercer cette responsabilité. C’est dans ce cadre que le FFS revendique une décentralisation effective qui doit se traduire notamment par un nouveau code communal qui accorde une autonomie administrative réelle et effective à la municipalité, avec une description détaillée des actes de gestion qui n’ont pas à dépendre du bon vouloir d’un «préfetflic », par une réforme du système des impôts avec une fiscalité locale restituant à la municipalité une part plus élevée des impôts collectés, mettant en œuvre une péréquation plus équitable entre les communes riches et les communes pauvres et visant à réaliser une véritable autonomie financière des municipalités dans le pays, par un transfert des ressources et des compétences visant à optimiser les résultats grâce à une meilleure complémentarité entre les stratégies et les actions entreprises au niveau local, par une autonomie administrative et financière des municipalités permettant d’accélérer le processus de décision et la concrétisation rapide de ces objectifs, par une coopération municipale internationale.

Le 29 septembre prochain, le FFS commémorera le 46e anniversaire de sa création. Aït Ahmed sera-il présent en Algérie pour marquer l’événement ?
-Comme de tradition, le FFS commémorera son 46e anniversaire dans la dignité et la fidélité à ses engagements primordiaux. Malheureusement, M. Aït Ahmed ne pourra être présent en Algérie pour cette commémoration.

Le Soir d'Algérie (édition du 27-09-2009)
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samedi 26 septembre 2009

Ce qu'il faut retenir du G20 de Pittsburgh

Réforme du FMI, encadrement des bonus, renforcement des fonds propres des banques... Le sommet de Pittsburgh restera peut-être plus dans les mémoires pour le renforcement des règles dans la finance qu'il préconise. Mais il a fait l'impasse sur de nombreuses questions, comme la parité entre le yuan et le dollar, le commerce international ou les stratégies de sortie de crise. L'Expansion.com fait le point sur ce sommet.


Ce n'était pas gagné d'avance, car les divergences entre les Européens et les Américains notamment étaient fortes à la veille du sommet des pays industrialisés et émergents du G20, les 24 et 25 septembre. Mais au final, les dirigeants des économies les plus influentes de la planètes sont parvenus à se mettre d'accord sur l'essentiel et à jeter, espèrent-ils, les bases d'une nouvelle gouvernance économique et financière, dans l'espoir qu'elle évitera au monde une nouvelle crise.

Voici les principaux points du communiqué final du G20 de Pittsburg :

La réforme du FMI et de la Banque mondiale

Le G20 a décidé du transfert d'"au moins 5%" des quote-parts du FMI aux pays émergents, qui se plaignaient depuis longtemps d'être sous-représentés. C'est une "victoire extraordinaire", s'est félicité le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva. Ce transfert doit se faire avant 2011, mais le G20 n'a pas déterminé selon quelle méthode, ni désigné qui perdrait ou gagnerait à l'issue de cette opération. La France a toutefois déjà annoncé que les Européens feraient des sacrifices, mais pas seulement eux, citant l'Arabie saoudite, l'Iran, la Russie et l'Argentine. Et les gagnants devraient être la Chine, la Corée et la Turquie.

Le FMI sort également renforcé de ce sommet dans son rôle : "Le Fonds doit jouer un rôle crucial pour promouvoir la stabilité financière mondiale et rééquilibrer la croissance", ont affirmé les pays du G20. Concrètement, le FMI sera chargé de surveiller les déséquilibres et de faire des recommandations de politique économique aux pays qui devront prendre des mesures correctives adaptées.

Le G20 a également décidé d'augmenter d'au moins 3% les droits de vote des pays en développement au sein de la Banque mondiale, afin de "refléter les changements dans le poids des pays et dans la mission de développement de la Banque".

La régulation du système financier

"Là où l'inconscience et l'absence de responsabilité ont entraîné la crise, nous n'autoriserons pas un retour aux pratiques bancaires antérieures", ont indiqué les dirigeants du G20. Ils ont ainsi défini un encadrement renforcé des bonus des traders et banquiers. La France a été "entendue sur la question des bonus" avec notamment "l'interdiction des bonus garantis au-delà d'un an" ou encore "l'instauration d'un système de bonus-malus", s'est félicité sur ce point le président français Nicolas Sarkozy qui avait fait de la question des bonus son cheval de bataille.

D'une façon générale, le G20 reprend à son compte les recommandations du Conseil de stabilité financière (CSF), l'organe de coordination entre régulateurs financiers et banques centrales, afin de lier la rémunération des banquiers et acteurs de marché aux performances à long terme, et non à la prise de risque excessive. Les pays du G20 vont aussi "agir de concert" pour relever les normes bancaires en termes de fonds propres, une formule devant permettre d'aplanir les divergences sur ce point entre Européens et Américains.

Un "modèle de croissance mondiale plus équilibré"

Le G20 confirme la nécessité de maintenir les plans de relance. "Le sentiment de retour à la normalité ne doit pas nous conduire à un excès de confiance", soulignent ainsi les pays du G20. Les pays du G20 entendent aussi "rééquilibrer la croissance" de l'économie mondiale. Ils décrivent ainsi une nouvelle économie où le consommateur américain ne serait plus le centre du monde et où les grands exportateurs (Chine et Allemagne en tête) importeraient davantage.

Le G20 confirmé nouvelle instance principale pour la coopération économique

les pays du G20 ont décidé que leur enceinte, qui représente quelque 90% du Produit intérieur brut (PIB) de la planète, deviendrait désormais le principal forum de la coopération économique internationale, aux dépens du G8.

Les points oubliés du G20 :

"Nous travaillerons de concert pour nous assurer que nos politiques budgétaires, monétaires, de change, commerciales et structurelles forment un ensemble cohérent", affirme le G20. Pourtant, la question cruciale des changes, et notamment la réévaluation du yuan chinois face au dollar, a été éludée.

De même la discussion sur les stratégies de sortie de crise, liée à l'endettement massif des Etats après des plans de relance sans précédent, est renvoyée à la prochaine réunion du G20 Finances en novembre.

Les questions de commerce international ont trouvé un écho limité, alors que les Etats-Unis et la Chine sont en conflit sur les droits de douane imposés par Washington sur les pneus, et que se multiplient les appels à conclure enfin les négociations entamées en 2001 au sein de l'Organisation mondiale du commerce.

Enfin, sur l'harmonisation des normes de fonds propres entre banques européennes et américaines, tout doit encore se jouer entre experts au sein du comité de Bâle.

Source :
L'Expansion
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vendredi 25 septembre 2009

Le Rapport mondiale sur la corruption 2009

Le verdict est tombé. Transparency International vient de publier son rapport annuel sur la corruption dans le monde, il y a deux jours, le 23 septembre 2009, et comme vous le savez tous, elle préside plusieurs pays.

Ce rapport constitue une étude détaillée sur une infirmité des plus graves : la corruption, qui, au courant du 20e siècle, est devenue dans certaines régions une politique gouvernementale. En véritable livre d'enquêteurs professionnels de 360 pages, on comprend comment la corruption à pu s'institutionnaliser dans certaines nations, à l'image de la notre, et pourquoi d'autre pays se sont épargné, particulièrement le Danemark qui, dans l'indice de cet an, arrive en tête en étant le pays où la corruption est la moins perceptible au monde, quasi-absente, avec une note de 9.3/10 et cette fois, en ex-aequo avec la Suède et la Nouvelle Zélande. Peut-être, la corruption ne s'entend pas avec la promiscuité danoise.

L'exemple est a tiré de la Singapour qui, arrivant 4e et avec des ressources naturelles imperceptibles,une superficie d'environ 650 km² et une capitale fortement urbanisée, a pu se développer progressivement jusqu'à ce jour où elle est citée dans plusieurs rapports et études élaborés par des ONG d'envergure internationale comme étant un des rare pays dans le bonne voie, elle a eu une note honorable, 9.2/10. Les autres pays ne font nulle surprise dans le classement : la Finlande et la Suisse arrive en 5e, l'Islande et les Pays-Bas en 7e, l'Australie et le Canada en 9e. Même que les luxembourgeois sont considéré comme le peuple le plus riche, le Luxembourg est en 11e, l'Allemagne et le Norvège sont 14e après l'Autriche et Hongkong qui sont dans la 13e place. Le Royaume-Uni et l'Irlande sont 16e. Les Etats-Unis, la Belgique et le Japon sont 18e. Il est nul de surprenant dans l'ère de Sarkozy que la France arrive avec le Chili et l'Uruguay en 23e place.....

Pour ce qui du monde arabe, le seul pays dont les populations ne connaissent pas le chômage et qui n'ont pas de pauvre, et selon une étude, ce pays héberge le 7e peuple le plus riche au monde, Qatar, arrive en 28e place, en s'imposant comme le pays arabe le moins corrompu, mieux encore, le Qatar est moins corrompu que l'État Hébreu. Israël est 33e, il a 6.0/10 contre 6.5/10 pour Qatar. Cette bonne note et la richesse du peuple n'efface pas la réalité que le Qatar ne soit considéré qu'un pseudo-pays, le 53 Etat des USA !

Les Emirats Arabes Unis sont 35e, Oman est 41e, Bahreïn 43e, la Jordanie est 47e, la Tunisie est en 62e place, Koweït est 65e, Le Maroc est en 80e place, avec plusieurs autres, et qui sont suivi par sa chère voisine qui lui ferme les frontières : L'Algérie, en 92e place, la corruption est une norme nationale en Algérie. Notre pays est en ex-aequo avec des pays comme : la Bosnie-Herzégovine, le Losotho, et la Sri lanka. C'est officiel donc, l'Algérie de M. Bouteflika est le pays le plus corrompu de sa région, sans nul doute. C'est cette même l'Algérie qui vient d'accéder au club de la présqidence à vie avec la bénédiction occidentale, et qui organise le Panaf des 800 milliards et le peuple a encore faim. Merci Bouteflika ! Quoi attendre du peuple glorieux qui vit dans le pays des miracles ?!

Le pays des braves, selon son peuple bien sur, le Djibouti est avec le Liban en 102. Il reste évident et claire que le Liban a vécu la plus belle période de son histoire sous l'hégémonie syrienne, et c'est cette Syrie qui arrive en 142e place avec ce qui reste de l'ancienne grande puissance et pole planétaire l'URSS, la Russie. L'Égypte est en 115e place (lisez le billet : nos frères les égyptiens), ce pays dont le ministre de la culture, Farouk Hosni, vient de perdre face à Irana Bokova, une bulgare, l'élection pour président de l'UNISCO, après un labeur de longue haleine de part du Lobby Juif.

Mouammar Kaddafi, 40 ans au pouvoir, a réussi de faire de la Lybie une tente isolé du monde, elle est 126e, c'est le pays le plus corrompu au Maghreb, bien sur, nul n'est surpris. Le Pakistan nucléaire est 134e, ce pays qui a donné naissance au premier musulman qui a reçu le prix Nobel (prix Nobel de physique en 1979, à titre posthume), c'est d'ailleurs, et l'histoire l'a confirmé, le seul musulman physicien recevant ce prix, c'est le Dr. Abdus Salam, qui était persécuté dans son pays natal parce qu'il appartenait à la minorité musulmane Ahmadiyya. L'Iran est 141e (participer au sondage sur l'Iran, regarder la colonne droite), avec le Yémen dont l'armée continue à exterminer la minorité Zaidiyya (chiite).

Le Venezuela de Hugo Chavez est 158e. le Soudan d'Omar El Bachir est 173e, ce qui fait du Soudan le plus corrompu des pays arabes indépendants. L'Irak qu'a envahi la maudite armée du diabolique singe G. W. Bush et qui a tué plus d'un million de civils dans l'impunité universelle avec la bénédiction du Koweït notamment, et des autres arabes, est 178e. et finalement, le pays le plus corrompu au monde n'est autre que ce pays qu'il ne faut pas penser visiter de peur des pirates qui ont tué, hier, un commandant syrien, La Somalie, ce pays qui est négligé et oublié par les arabes et les autres puisqu'il n'a pas assez de ressources pour attirer.


Télécharger le rapport complet, cliquez ici !
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jeudi 24 septembre 2009

La naissance de l'Etat hébreu (vidéo)

Dans cette vidéo, l'holocauste est admet comme un fait historique et authentique, car il s'agit de la version occidentale ou, la version des juifs, et non d'une autre version, notamment il ne s'agit pas de la vraie.

video

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Une autre gifle pour les Arabes

LE LOBBY JUIF A ÉLIMINÉ LE CANDIDAT ÉGYPTIEN DE LA PRÉSIDENCE DE L’UNESCO.

La Ligue arabe, l’Union africaine et l’Organisation de la conférence islamique se sont aplaties pour faire office de tapis en velours sur lequel glissait le lobby juif.


L’Unesco a finalement son nouveau directeur général en la personne d’Irina Bokova, une Bulgare de 57 ans, polyglotte, née à Sofia. Le verdict est tombé avant-hier, au bout du cinquième round d’une élection époustouflante. La leçon à retenir n’est pas tant le chapitre historique de cette élection puisque jamais auparavant une femme n’avait été élue à la tête de l’Unesco, mais plutôt la nouvelle gifle que viennent de recevoir les Arabes. A se demander naïvement comment et par quel phénomène une poignée d’Israéliens arrive à faire capoter l’élection à la tête de l’Unesco d’un candidat soutenu par la Ligue arabe, l’Union africaine et l’Organisation de la conférence islamique. Tout ce beau monde s’est aplati pour faire office de tapis en velours sur lequel glissait le lobby juif qui a fait de cette élection un véritable acte de guerre. Les observateurs politiques comparent cet échec à la raclée reçue en juillet 1967 par les armées arabes.
Pour l’élection à la présidence de l’Unesco, le lobbying a fonctionné à plein régime. La quasi-totalité des intellectuels juifs, comme Bernard Henry Lévy, Claude Lanzmann, Elisabeth Chemla...ont été rappelés en renfort pour la circonstance, en plus d’une campagne médiatique des plus féroces pour barrer la route à Farouk Hosni. Face à cet arsenal intellectuel et médiatique, il y avait le vide. Farouk Hosni n’a aucune caution des intellectuels arabes. Avec une bataille de retard, ces derniers n’ont réagi qu’après que le verdict des urnes soit tombé. Hier, alors que les juifs savouraient cette autre victoire contre les Arabes, la presse et les intellectuels égyptiens se sont déchaînés contre le «lobby juif» et le «choc des civilisations». Le quotidien gouvernemental Al Ahram a attribué ce cuisant échec à «des attaques indignes de la part d’intellectuels juifs en France» et au travail de sape «de l’ambassadeur américain à l’Unesco, ainsi que des médias sionistes en Europe et aux Etats-Unis». Hosni Moubarak qui a longtemps flirté avec les Israéliens a fini par se brûler les ailes. Dès la défaite, des voix se sont élevées dans les milieux pour fustiger le «mouvement sioniste», mais aussi dénoncer le peu de considération des Occidentaux pour les pays du Sud. Voilà qui scelle alors le sort de l’Union pour la Méditerranée. Les bombardements de l’armée israélienne ont mis à terre ce projet et cette élection l’a achevé. Ce fiasco électoral n’est donc qu’une juste rétribution aux choix politiques de l’Egypte officielle, très contestés dans la région. L’appétit insatiable pour le leadership a aveuglé le président égyptien qui s'obstinait à soutenir un candidat dont la réputation a été écornée par des déclarations dans lesquelles il affirmait qu’il «brûlerait lui-même» les livres israéliens qu’il trouverait en Egypte. Il y a tout juste neuf mois, quand les populations croulaient sous le déluge des bombes de l’armée israélienne à Ghaza, Hosni Moubarak disputait le leadership arabe pour se positionner comme partenaire incontournable de la région. L’Egypte de Moubarak a torpillé toutes les initiatives arabes allant jusqu’à cautionner implicitement l’offensive israélienne de Ghaza.

Au sortir de la guerre, alors que les pays arabes menacent, en représailles à l’opération israélienne à Ghaza, de geler toutes les activités de l’Union pour la Méditerranée (UPM), l’Egypte, qui copréside l’UPM avec la France, renoue le dialogue. De toute évidence, les pays arabes jubilent dans cette débâcle égyptienne face à l’ennemi israélien. Cette Egypte officielle qui s’arroge le droit de parler au nom des Arabes et qui fait de la Ligue arabe une annexe de son ministère des Affaires étrangères. Premier pays arabe à avoir signé la paix avec Israël en 1979, l’Egypte qui s’est engagée dans les efforts de paix israélo-arabes a compris, à ses dépens, que la normalisation avec Israël est loin d’être acquise.

Et dans les dérives de Moubarak c’est la grandeur de l’Egypte, son prestige et son rôle régional qui en prennent un sérieux coup. C’est l’Egypte de Boutros Boutros-Ghali (ancien secrétaire général de l’ONU), l’Egypte de Mohamed El Baradei (chef de l’Aiea) et celle de Ahmed Zeweil (prix Nobel de chimie) qui, aujourd’hui, est incapable de présider les destinées de la culture et de l’éducation du monde.

Brahim TAKHEROUBT
L'Expression, page 3, édition du jeudi 23 septembre 2009.
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mercredi 23 septembre 2009

Sondage d'Octobre : La question iranienne

Nous avons déjà fait 3 sondages dans ce blog et nous avons vu déjà les résultats.
Cette fois, ça ne concerne pas l'Algérie.

Ce sondage est à propos d'une question qui prend plus de l'ampleur qu'auparavant : la capacité nucléaire de l'Iran, et ce que vous pensez.

Sondage d'Octobre :
Pour ce qui du problème iranien, vous pensez que l'Iran :

1- Fabriquera sa bombe nucléaire.
2- Sera attaqué par les forces pro-sionistes (USA, Israël....).
3- Il cèdera aux conditions de l'ONU.

C'est à vous de répondre ! Un clic au haut de la colonne droite et c'est fait, ici, votre avis importe.


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Après l'Iran, on parle du nucléaire algérien

Bruno tertais vient de publier un nouveau livre : "Le marché noire de la bombe", où l'Algérie, ses capacités nucléaires et ses ambitions -selon lui- sont loin d'être absents. Dans ce qui suit, la partie où qui concerne l'Algérie copiée intégralement d'un blog de Libération:

"L’Algérie est un autre candidat possible au statut de puissance nucléaire. Ses capacités dans ce domaine sont peu connues, mais pourtant bien réelles. Si l’armée avait laissé le Front islamique du salut (FIS) remporter le deuxième tour des élections législatives en janvier 1992 – au lieu de les annuler, au prix d’une terrible guerre civile dans les années qui suivirent – l’Algérie serait peut-être aujourd’hui gouvernée par un régime islamiste disposant de l’arme atomique…
Le programme secret conduit par l’armée algérienne n’a été découvert que très tard. Quelles étaient les intentions d’Alger ? Du point de vue d’un ancien ministre en fonction à l’époque – mais qui n’avait pas été tenu au courant du programme – cela ne fait aucun doute : les militaires voulaient disposer d’une « option nucléaire ».

"L’Algérie dispose d’une infrastructure nucléaire très importante, quasiment équivalente à celle de l’Égypte, et de solides compétences scientifiques et technologiques dans ce domaine, fédérées par plusieurs institutions de recherche (notamment le Centre des sciences et de la technologie nucléaires). En 1991, l’Agence internationale pour l’énergie atomique savait qu’elle s’était dotée d’un petit réacteur de fabrication argentine, et qui était entré en service deux ans auparavant. Ce réacteur à eau légère dénommé Nur (« lumière ») de faible puissance (un mégawatt thermique), était surveillé et ne comportait pas de risque de prolifération.
Mais ce que l’Agence ne savait pas, c’est que l’armée algérienne avait signé, en 1983, un accord avec la Chine pour la fourniture d’une installation beaucoup plus importante. Un réacteur de quinze mégawatts thermiques, dénommé es-Salam (« paix ») avait été construit à la fin des années 1980, dans le secret le plus total, sur le site d’Aïn Oussera, dans le désert du Sahara, à deux cent cinquante kilomètres au sud de la capitale. Il n’a été découvert qu’en 1991 par les satellites américains. Utilisant l’eau lourde comme fluide modérateur, il se prêterait assez facilement à une utilisation militaire : il pourrait permettre, à partir d’uranium naturel, de produire en un an assez de plutonium de la qualité nécessaire pour une bombe.
Après la découverte du réacteur, les soupçons furent attisés par le rappel par Londres, le 10 avril 1991, du colonel William Cross, l’attaché militaire britannique en poste à Alger. Ce rappel avait été exigé par le gouvernement algérien, l’officier ayant eu l’idée de s’approcher un peu trop près de la base d’Aïn Oussera. Le lendemain, l’existence du réacteur est révélée publiquement par un article du Washington Times, sous la plume du journaliste Bill Gertz (spécialisé dans les fuites, calculées ou non, en provenance du Pentagone et des services de renseignement).

L’Algérie s’apprêtait alors à mettre en service le réacteur d’es-Salam. La révélation publique de l’existence du réacteur la força à déclarer son existence à l’AIEA et de le mettre sous le contrôle de l’Agence. Sans doute les dirigeants algériens n’avaient-ils guère le choix : le gouvernement était en difficulté, et dépendant de l’assistance étrangère.

Mais les questions relatives au programme algérien restent d’autant plus pertinentes qu’après la mise en service du réacteur es-Salam, Pékin a poursuivi sa coopération avec Alger au travers de deux contrats signés en 1996, qui concernaient la production d’isotopes et la construction de cellules chaudes.
Le réacteur étant opérationnel depuis 1992, l’Algérie pourrait disposer aujourd’hui de combustible irradié ayant refroidi plus de dix ans, ce qui rendrait sa manipulation plus facile. (Il est possible que certaines barres de combustible auraient été retirées sans que l’AIEA soit avertie.)

Au regard des sources publiques, le statut exact des capacités actuelles de l’Algérie en matière de séparation de plutonium reste incertain. Plusieurs bâtiments du complexe d’Aïn Oussera ont été identifiés par des analystes comme pouvant accueillir de telles installations – mais l’AIEA n’y a pas eu accès. Un analyste israélien parle de capacités « dormantes » mais réelles.

L’Algérie dispose également d’une usine de fabrication de combustible, et de réserves d’uranium significatives. Elle est ainsi l’un des seuls pays du Moyen-Orient qui pourrait prétendre à un programme nucléaire entièrement autonome.
Certes, Alger n’a probablement pas de raison immédiate de lancer ou de relancer des activités dédiées au nucléaire militaire. De fait, en dépit de relations traditionnellement difficiles avec certains de ses voisins (Libye, Maroc), aucun d’entre eux ne constitue aujourd’hui une menace militaire immédiate. Alger prétend d’ailleurs ne pas être intéressée par l’enrichissement ou le retraitement.
Mais les caractéristiques de son programme, son soutien ouvert à l’Iran, et son refus de souscrire au Protocole additionnel de vérification de l’AIEA, attisent les soupçons et ne peuvent que conduire à la conclusion que l’Algérie doit être classée dans les pays « à risque » du point de vue de la prolifération. (Le texte du protocole additionnel concernant ce pays a été approuvé par l’AIEA en 2004, mais, cinq ans plus tard, ce texte n’avait toujours pas été ratifié par les autorités locales. Le moins que l’on puisse dire est qu’Alger ne semble pas pressé de voir les inspecteurs de l’Agence mettre leur nez dans ses installations nucléaires.) Pour des raisons de statut, elle pourrait ne pas vouloir laisser l’Arabie Saoudite, et surtout l’Égypte, devenir la première puissance nucléaire arabe. Un éventuel programme nucléaire militaire pourrait aussi contribuer, comme cela a été le cas au Pakistan par le passé, à garantir la pérennité du contrôle de l’armée sur le régime…"
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mardi 22 septembre 2009

Algérie : non à la présidence à vie !

« Non à un troisième quinquennat »

Par Rachid Benyelles :

Dans les semaines qui avaient suivi sa désignation à la tête de l’Etat, M. Bouteflika, ulcéré par les critiques exprimées tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays quant aux conditions scandaleuses dans lesquelles il avait été porté au pouvoir, menaçait à tout propos de « rentrer chez lui en laissant les Algériens à leur médiocrité ».



Cela jusqu’au jour où des voix, excédées par tant d’impudence, se sont élevées pour lui dire « chiche ! » Depuis, il n’est plus jamais revenu sur ce sujet. Après avoir passé un premier quinquennat à sillonner la planète et une grande partie du second à lutter contre une maladie qui le contraint à suspendre toute activité des mois durant, une maladie qui, à en juger par les rares et brèves apparitions télévisées, le met dans un état d’épuisement extrême, le voilà maintenant, malgré ce lourd handicap, qui se prépare à un troisième quinquennat. Ce n’est d’ailleurs pas une surprise, car l’idée de quitter un jour le pouvoir, auquel il a accédé par les moyens que l’on sait, ne lui a tout simplement jamais effleuré l’esprit.

A l’instar de beaucoup d’autres potentats, ailleurs dans le monde, il a toujours voulu être Président à vie. La seule question pour lui était celle de choisir le moment opportun pour annoncer le changement d’une Constitution qui limite le nombre de mandats à deux. Néanmoins, et en prévision de cette annonce, il avait, et depuis quelque temps déjà, chargé des sous-traitants de préparer le terrain en jouant le rôle de rabatteurs. S’il ne s’est pas montré pressé de procéder à ce changement, c’est qu’il savait que, dans le régime qui est le sien, les modifications envisagées ne constituent qu’une formalité que les « institutions » de sa République expédieront sur un simple claquement de doigts, quand bien même ces modifications portent sur un aspect fondamental du texte, celui sur lequel était fondé l’espoir de l’alternance au pouvoir, ce qui était une avancée démocratique considérable.

Hélas, la démocratie et l’alternance ne font pas partie du lexique de l’Algérie de M. Bouteflika, tout comme d’ailleurs de celui de toutes les contrées arabes qui, sans exception aucune, demeurent dirigées par des régimes autocratiques, qu’ils soient d’essence monarchique ou républicaine.

Une régression accélérée

Encore que, à la différence de l’Algérie de M. Bouteflika, ces pays, même réfractaires à la démocratie et totalement inféodés aux grandes puissances occidentales, comme c’est aujourd’hui le cas pour la plupart d’entre eux, peuvent néanmoins se prévaloir de réalisations qui font pâlir d’envie nos concitoyens. Cela est particulièrement vrai pour les pétromonarchies du Golfe qui, en moins d’un demi-siècle, ont su doter leurs pays d’infrastructures sociales et économiques des plus modernes, transformer en profondeur leur société et faire des Bédouins nomades et incultes des citadins émancipés parmi lesquels on compte nombre de managers d’envergure internationale.

Ces Etats ont su mener des politiques de développement dont les retombées profitent largement à leur population, comme ils ont eu l’intelligence de penser à l’après-pétrole et aux nouvelles générations en diversifiant leurs investissements, ce qui a permis à certains d’entre eux de générer des revenus supérieurs à ceux des hydrocarbures. Plus proches de nous, le Maroc et la Tunisie, avec lesquels nous partageons des frontières, des origines, une culture et une histoire communes ainsi qu’un espace territorial aux caractéristiques géographiques identiques, sont parvenus à de bien meilleurs résultats, sans pour autant disposer de nos ressources naturelles et de notre formidable manne pétrolière.

Il suffit de rappeler que le « PIB per capita » de la petite Tunisie dépasse largement le nôtre.Il faut être d’une parfaite mauvaise foi ou d’un chauvinisme aveugle pour ne pas reconnaître que les deux pays voisins, sans atteindre les prouesses des dragons asiatiques, ont pris une très nette avance sur nous. Outre l’ordre et la sécurité qu’ils ont réussi à instaurer durablement et sûrement, nos voisins peuvent se targuer d’avoir des services publics qui fonctionnent correctement, des villes propres, accueillantes et bien gérées ; des pays où la création artistique est plus féconde, les activités culturelles bien plus intenses, un système d’enseignement plus performant, un réseau bancaire répondant aux normes internationales, une agriculture florissante, des filières industrielles bien ciblées qui exportent des produits finis de qualité, une industrie du médicament couvrant la quasi-totalité de leur besoin, un secteur touristique qui rapporte des milliards de dollars et crée des emplois par millions, des cadres de valeur qui, pour ceux, nombreux, formés dans les grandes écoles étrangères, retournent chez eux pour y vivre, y travailler et participer à l’effort de développement, une main-d’œuvre qualifiée et laborieuse, un réseau autoroutier que nous n’avons pas encore, des transports aériens et ferroviaires de bien meilleure qualité, des entreprises d’études et de réalisations leur permettant de prendre en charge les grands chantiers par eux-mêmes et par leurs propres moyens, etc.

Il est jusqu’au domaine sportif où leurs résultats ne sont pas supérieurs. En fait, dans ce domaine comme dans tous les autres, l’Algérie de M. Bouteflika a connu une régression accélérée, pour ne pas dire une dégénérescence. Cela tient, pour l’essentiel, à la qualité du chef et à ce qu’on appelle aujourd’hui la « gouvernance ». Or, l’Algérie de M. Bouteflika se distingue précisément par la mal-gouvernance ou plus exactement, par la non-gouvernance. Elle est abandonnée à elle-même, dérivant sans cap et sans destination, frémissant aux seules pulsions du prince et à son bon vouloir.

L’histoire enseigne que la grandeur ou la décadence des nations dépendent de manière déterminante de la qualité de leurs dirigeants, de leur personnalité, leur clairvoyance, leur capacité de travail, leur sens de l’organisation, l’ambition qu’ils nourrissent pour leur pays. Ceux-là peuvent tout aussi bien transformer un pays arriéré et misérable en un pays prospère et puissant comme ce fut le cas, par exemple, en Russie sous Pierre le Grand, soit au contraire, le terrasser et faire, d’une superpuissance mondiale un pays de second ordre, comme cela s’est produit avec Gorbatchev au cours de son relatif bref passage à la tête de l’ex-Union soviétique. Il aura fallu un Bismarck pour forger l’unité et la puissance de l’Allemagne moderne et un Hitler pour la précipiter dans un cataclysme épouvantable.

Et les exemples de ce genre foisonnent dans le monde. A l’évidence, M. Bouteflika n’appartient pas à la catégorie d’un Pierre le Grand, d’un Bismarck ou même d’un H. Boumediène, le regretté Président sous l’aile protectrice duquel il a pourtant fait sa carrière politique. Au cours des dix années passées à la tête de l’Etat, le bilan de M. Bouteflika, n’en déplaisent à ses courtisans, est malheureusement catastrophique comme on peut le juger à travers, d’abord, les deux chantiers prioritaires qu’il s’était flatté de mener à terme au tout début de son premier quinquennat, à savoir la restauration de l’image de marque de l’Algérie à l’extérieur et le rétablissement de la paix et de la sécurité à l’intérieur. Après avoir été écoutée et respectée de longues années durant, particulièrement en Afrique et au Moyen-Orient, la voix de l’Algérie ne porte guère plus loin aujourd’hui que le mur d’enceinte d’El Mouradia et ce, malgré les reniements, les gages d’allégeance et l’agitation diplomatique effrénée déployée tout au long du premier quinquennat.

S’il fut un temps où l’Algérie jouait un rôle moteur dans le monde arabe, force est aujourd’hui de constater qu’elle ne pèse plus rien. Jamais depuis l’indépendance, son poids dans le concert des Nations n’aura été aussi insignifiant. Finie l’époque où les chefs d’Etat étrangers, leurs émissaires et les délégations de toute nature se succédaient dans la capitale pour consulter ses dirigeants et obtenir leur soutien ! Traités comme des pestiférés, nos concitoyens n’ont jamais été autant humiliés pour obtenir un visa et aussi mal accueillis à l’étranger, particulièrement dans certains pays dits « frères », où ils sont malmenés et parfois agressés sans que cela ne provoque la moindre réaction officielle.

Jamais ces pays, leurs dirigeants et leurs populations n’ont montré aussi peu de considération à l’égard de l’Algérie qu’ils perçoivent, comme partout ailleurs dans le monde, comme un modèle de gâchis, de mal-gouvernance, de magouilles électorales, de répression aveugle, de fermeture à tout progrès politique, économique et culturel. Classée par Transparency International parmi les pays les plus corrompus de la planète, loin derrière les pays voisins du Maghreb, l’Algérie affiche aussi les plus mauvais résultats en matière de développement humain et de liberté d’expression. De quel succès M. Bouteflika et ses encenseurs peuvent-ils se prévaloir lorsque les gouvernements des grandes puissances recommandent à leurs ressortissants d’éviter notre pays et à ceux, très peu nombreux qui y résident encore, de le quitter ? De quel résultat ces derniers peuvent-ils se prévaloir lorsque le peu d’entreprises étrangères présentes en Algérie ne prennent aucun risque et se limitent à l’ouverture de simples comptoirs commerciaux ? Quelle image de l’Algérie peuvent-ils donner à l’extérieur lorsqu’à l’intérieur, des nuées de mendiants et de mendiantes traînant leurs enfants en bas âge assaillent les passants, squattent les marchés et les rues des villes et villages du pays ou lorsque des milliers de jeunes et moins jeunes Algériens (les harraga), poussés par le désespoir, tentent, au péril de leur vie, de traverser la Méditerranée à bord d’embarcations de fortune pour rompre avec un pays qui ne leur offre plus aucune perspective ?

L’image extérieure de l’Algérie à laquelle M. Bouteflika se disait tellement attaché sort-elle grandie par cet exode qui a pris des proportions qui portent atteinte à la dignité nationale ? M. Bouteflika aurait été bien mieux inspiré s’il avait consacré un peu de son temps à restaurer l’image de l’Algérie auprès des Algériens tout d’abord, en les retenant chez eux, en leur donnant confiance en leur pays et en leurs dirigeants.

Une vie politique réduite à néant

Pour ce qui est du rétablissement de la paix et de la sécurité, l’autre chantier prioritaire de M. Bouteflika, il suffit de jeter un coup d’œil sur la presse quotidienne pour constater que cet objectif est loin d’avoir été atteint. En effet, il ne se passe pas un jour sans qu’un événement lié au terrorisme ne soit signalé non seulement dans les fiefs où les groupes armés n’avaient jamais déposé les armes, mais également dans des régions que l’on disait pacifiées. Malgré le décuplement des effectifs des forces de sécurité tous corps confondus et l’allocation de budgets exorbitants, le terrorisme n’a pas été vaincu. La situation n’est certes plus celle des premières années quatre-vingt-dix, mais la paix et la sécurité sont loin d’être rétablies. Par contre, sous le règne de M. Bouteflika, un phénomène nouveau, inconnu jusqu’alors dans la région, est apparu : les attentats kamikazes.

Au plan politique, tous les acquis démocratiques d’octobre 1988 ont été balayés au cours de la dernière décennie. L’état d’urgence a été maintenu et ses dispositions les plus restrictives ont été renforcées à la seule fin d’interdire manifestations et réunions publiques. La vie politique a été réduite à néant et les institutions du pays, ou ce qui en tient lieu, ont été marginalisées et traitées avec mépris comme cela ne s’était jamais produit auparavant. Les quelques partis politiques autorisés à activer ne sont que des coquilles vides. Aucune organisation politique, même lorsqu’elle a rigoureusement rempli les exigences fixées par la loi, n’a été agréée. Toujours par le même fait du prince.

Les syndicats libres, pourtant largement représentatifs de leurs corporations, ne sont pas reconnus et leurs dirigeants font l’objet de mesures coercitives scandaleuses. Leurs revendications, appuyées par des grèves pourtant très largement suivies, sont superbement ignorées. La liberté d’expression a été muselée ; les journalistes qui osent porter un jugement critique sur les pratiques du régime sont jetés en prison sous divers prétextes. Les innombrables émeutes qui éclatent régulièrement à travers l’ensemble du pays sont réprimées avec la plus grande brutalité. Le régime de M. Bouteflika ne se montre performant que lorsqu’il s’agit de briser des manifestations, de renier les droits de l’homme et les libertés fondamentales ou de susciter la zizanie et la discorde dans les rangs des organisations et partis politiques qui refusent de jouer le rôle de satellites du système.

Par ailleurs et pour complaire aux Occidentaux, le régime de M. Bouteflika a fait siéger l’Algérie à l’Organisation des pays francophones alors que la France refuse toujours de faire amende honorable pour les crimes qu’elle a commis dans notre pays, comme il a accepté de la faire adhérer à l’Union pour la Méditerranée aux côtés d’Israël. Ce même régime a tissé des liens suspects, pour ne pas dire contre nature, avec l’Otan, une organisation qui nous rappelle des souvenirs douloureux. Dans les autres secteurs, le bilan de M. Bouteflika n’est, hélas, pas plus brillant. Ainsi en est-il de l’agriculture où, malgré les sommes faramineuses distribuées à tort et à travers pour, soi-disant, soutenir la production, nombre de produits de première nécessité restent hors de portée de la bourse des ménages modestes lorsqu’ils ne disparaissent pas tout simplement des étals, à l’instar de la pomme de terre qui a fait l’objet d’importations aussi massives qu’intempestives.

Aucun des pays de la région n’affiche une dépendance alimentaire aussi prononcée et la situation ne fait qu’empirer. Au cours de la décennie écoulée, l’Algérie a enflé de manière anarchique, au mépris des règles d’urbanisme les plus élémentaires. D’une densité urbaine démentielle, des cités-dortoirs émergent aux quatre coins du pays. Elles sont construites à grands frais et dans la précipitation par des entreprises étrangères venues des horizons les plus lointains sans qu’il ne leur soit demandé de recruter et de former ne serait-ce que de simples maçons algériens. Défigurées, hideuses, malodorantes, nos villes, qui croulent sous les ordures, sont un concentré de mauvais goût, un terreau propice au développement de la délinquance, de la grande criminalité et de la contestation sociale, alors que la consommation de drogue augmente.

L’Algérie est à l’image de la décharge de Oued Smar qui, maintenue à l’intérieur du tissu urbain de la capitale en dépit des impératifs pressants de son transfert, est devenue, tout au long de cette décennie, une montagne pelée qui ne cesse de s’élever dans l’indifférence totale des dirigeants. En matière de santé, il fut un temps où l’Algérie était à l’avant-garde des pays maghrébins. Des étudiants de tout le continent étaient formés dans nos universités et des patients de toutes nationalités étaient soignés dans nos établissements hospitaliers. Aujourd’hui, la situation s’est inversée. Lorsqu’ils veulent des soins de qualité, les agents du pouvoir en place – et ceux de nos concitoyens qui en ont les moyens – sont obligés d’aller dans les pays voisins.

Alors que dans ces mêmes pays, les besoins en médicaments sont couverts à plus de 80% par la production locale, l’Algérie de M. Bouteflika importe annuellement pour près d’un milliard de dollars de produits pharmaceutiques, de partout, y compris de micro-Etats tels que la Jordanie. Une poignée de gros importateurs se partagent ce marché juteux en bénéficiant de facilités surprenantes. L’Algérie ne produit presque plus rien et importe presque tout, aussi bien les produits manufacturés, généralement de bas de gamme et de contrefaçon, que les produits alimentaires. Au cours de la décennie écoulée, le secteur productif national, public ou privé, de dimension pourtant extrêmement modeste comparé à celui des tout petits pays d’Europe, a été démantelé pour faire place nette aux importateurs.

Dans cette Algérie, il n’y a pas de place pour un secteur productif créateur de richesses et d’emplois durables. Les entreprises publiques, grabataires pour la plupart, ont été maintenues en l’état, ni privatisées ni assainies, à la grande satisfaction des importateurs. L’Algérie de M. Bouteflika est celle des scandales financiers, de l’affaire Khalifa et des banques publiques, des détournements massifs entraînant des milliards de dollars de préjudice pour le pays, de l’économie informelle dominante ; celle des salaires misérables des enseignants et autres fonctionnaires, du chômage, de la misère et des bidonvilles ; celle de la corruption institutionnalisée, d’une bureaucratie étouffante, des émeutes à répétition. Un pays livré à la voracité de quelques affairistes et à l’appétit insatiable des coteries locales.

S’il fallait qualifier la décennie de M. Bouteflika, ce n’est certainement pas par la couleur qu’il faut la distinguer des précédentes, mais par l’odeur. Une odeur nauséabonde, celle de la corruption, des scandales financiers, de l’immobilisme, des magouilles électorales, du pourrissement.Malgré ce bilan désastreux et les aléas liés à son état de santé, M. Bouteflika projette de se maintenir au pouvoir. A 72 ans, diminué par la maladie, il veut un troisième quinquennat qu’il terminera, si Dieu lui prête vie, à 77 ans, c’est-à-dire en vieillard dans l’acception universelle du terme. C’est le pire fléau qui puisse frapper le pays ! Malgré cela, il se trouve encore quelques citoyens pour continuer à dire que M. Bouteflika est un moindre mal et qu’il est la seule personne en mesure de diriger le pays – une idée que cultivent et entretiennent à grands frais les officines du régime.

Quelle injure pour l’Algérie qui compte, grâce à Dieu, des milliers et des milliers d’hommes et de femmes de qualité parmi lesquels des centaines réunissent les conditions pour faire un bien meilleur Président, tant en termes de compétence, de capacité de travail que d’ambition pour le pays et de disponibilité à servir l’Algérie et non leur image personnelle. Pour empêcher le viol qui se prépare, on ne peut malheureusement compter ni sur le désaveu des dirigeants des démocraties occidentales qui soutiennent à bras le corps un régime qui préserve leurs intérêts bien compris ni sur des manifestations, même pacifiques, interdites au titre de l’état d’urgence.

La moindre tentative de passer outre serait réprimée dans le sang et dans le silence complice des institutions occidentales si promptes par ailleurs à dénoncer le moindre écart dans les pays qui osent afficher des velléités d’indépendance. Peut-on pour autant, au nom d’un rapport des forces physiques aussi écrasant, accepter le fait accompli, abdiquer et se taire ?


Par Rachid Benyelles, général à la retraite. Ancien chef d'état-major de la marine algérienne.
Paru à El watan, le 08 novembre 2008, et le Monde, le 11 novembre 2008.
Publié déjà dans ce blog à la date : 06 avril 2009, quelques jours avant l'élection.
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dimanche 20 septembre 2009

Saha Eidekoum

Saha Eidekoum et bonne fête à tous les musulmans là où ils sont. Bonne fete à toute l'humanité et que Dieu protège les enfants de la sainte palestine !

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samedi 19 septembre 2009

L'affaire des mig 29 renvoyées par Alger : Enquête pour escroquerie

L'affaire des chasseurs mig29 refusés par l'Algérie par cause de pièces détachées obsolètes utilisées. La presse russe a semé le doute de " pression française dernière ce refus ". hier, Moscou a affirmé que l'Algérie a raison.


Il est nul d'objectif dans l'industrie de l'information. Quand l'Algérie a refusé des Mig russes par cause d'insuffisance de qualité, la presse russe, quant à elle, elle a politisé la décision algérienne. Pour cette presse égaré du professionnalisme depuis toujours, la décision algérienne est motivé politiquement, l'Algérie les a refusé par pression extérieur, et notamment, pression française.

Mais le temps a donné raison à l'Algérie. Hier, le Parquet Russe a annoncé la décision prise de poursuivre l'entreprise russe AviaRemSnab pour livraison de pièces détachées usées et vétustes à l'Algérie pour ses Mig de chasse. Le patron de AviaRemSnab et son adjoint sont déjà en prison pour usage de faux certificats affirmant neuves des pieces détachées obsolètes vendues à l'entreprise Mig. Ces même deux mecs ont été condamné en mai dernier dans une affaire pareille de livraison de pièces usagées vendues à une entreprise privée polonaise, et ont écopé de 5 ans de prison. Le parquet a donc décidé d’ouvrir une enquête pour escroquerie.

Il faut dire que ces pièces détachées n'ont pas été installées, et la russie a accepté les mig renvoyés. Compliqué, mais à première vue, l'affaire semble claire. Une course au gain facile qui s'est avéré de conséquences graves. A seconde vue, on se questionne, comment l'Algérie a pu identifier ses pièces obsolètes mais certifiées et Mig n'a pas pu ? Si les pièces n'étaient pas encore installées, pourquoi renvoyé les Mig avec et pourquoi la Russie les a accepté?

Bonnes questions. Car à ce niveau là, le hasard est loin d'avoir part. Mais où est la réponse. surement pas chez la presse russe, Que dira-t-elle maintenant ? Une autre dictée des services secrets locaux bien sur, quoi d'autre ?

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vendredi 18 septembre 2009

Le Problème Juif, partie 3 : Ahmadinejad et le mythique Holocauste

Aujourd'hui, le dernier vendredi du saint Ramadan, est la journée annuelle de Qods. Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a en profité pour réaffirmé ses convictions sur le Holocauste : C'est un " Mythe ", dit-il.

Ahmadinajad incarne l'ennemi juré de tout ce qui occidental ou occidentalisé. Le brave homme a répété une autre fois ses fameux propos que les leaders arabes devaient adopter, de leurs parts, au lieu de bénir les génocides israélien par le silence et l'absence d'action.

"L'État hébreu est fondé sur le mensonge". Pour Ahmadinejad c'est claire, si c'est vrai, si les Nazi ont exterminé environ 6 millions juifs, pourquoi, alors, ne pas autoriser ou ordonner des enquêtes de spécialistes ?

Réponse est claire dans l'histoire et l'analyse des évènements. Il suffit d'y penser avec l'esprit le plus ouvert et en supprimant " négationnisme " de son dictionnaire personnel. Pourquoi faire ? Pourquoi chercher à faire des enquêtes ? L'etat des choses en postulant le sanguinaire " Holocauste " convient, à la fois, les Juifs et les Chrétiens (occidentaux). Crée un État Juif pour régler à la question juive, et l'emplacement ? Où ? Il faut que ça soit loin de tout ce qui Chrétien ou occidental : Europe, USA, Australie. La solution est trouvé dans le Judaïsme et le Talmud, le peuple élu vivra dans la terre promise.... tant que cette dernière n'est pas situé en Europe ou aux USA, bien sur !

Une fois l'idée est conçue, la réalisation n'est pas difficile, voire, facile. En fait, comme il n'y avait et il n' a pas de vrais systèmes gouvernementaux arabes, et puisque les juifs sont à la fois : riches, répugnant et bien placés, il est nul obstacle qui peux empêcher la création d'un tel Etat, et l'État Juif est crée et ses crimes sont bénit par les puissants de ce monde qui justifient...... et les faibles qui se taisent.

Les propos du président Ahmadinejad sur l'holocauste n'ont pas passé sans réaction occidentale. The Independant britannique rapporte la réaction du secrétaire des affaires étrangères et du Commonwealth britanniques, David Miliband. Pour cet homme il n'y pas question. L'holocauste est un fait historique, et pour lui : " les propos du présidents iranien sont dégoutants et ignorants. "

C'est jusqu'à ce point que l'idée de considérer une enquête sérieuse sur cet évènement, qui a couté chèrement à l'Europe et aux arabes, est impensable. Mais l'Europe, du moins, en bénéficie du fait de l'éloignement des juifs. Que diront les arabes et les musulmans qui ont vu leur frères mourir abominablement dans leur terre?! Mais quand est-ce qu'ils ont eu une voix entendu ?
Depuis qu'ils ont cessé de réagir. Les dirigeants arabes, y compris l'autorité palestinienne, ont vendu les palestiniens, leur terre et nous avec, au prix de la patate pourrie... à suivre

Les parties précédentes : Lisez la premier ici et la seconde ici.
Pour lire l'article : le Problème arabe, partie 1, Cliquez !


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Obama in " 60 minutes "

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Une jeune danoise cherche le père de son fils

Dans Une vidéo très controversé que celle que voyez ici. La vidéo a été posté puis enlevé par l'Office de tourisme danois après plusieurs plainte, notamment, l'encouragement de la promiscuité sexuelle, répandue en Scandinavie libérale.

video

"Le Danemark renonce à interdire la burqa" n'est pas la seule nouvelle de ce pays qui est l'un des plus démocrates et aussi un pays dont le peuple est un des plus riches, le 6e au monde.

Cette fois, c'est la fameuse promiscuité scandinave qui donne nouvelle. Une jeune femme qui cherche le père de son fils, un homme qu'elle a vu brièvement une seule fois durant son existence, ce qui a donné, apparemment, un résultat humain !
Même qu'enlevée du site dudit Office, la vidéo était disponible dans Youtube, et de ce fait, dans ce blog et partout sur le net. Elle est enlevée de Youtube "Suite à une réclamation d'atteinte aux droits de l'auteur soumise par visitdemark "

On y voit une jeune femme, une mignonne blonde, avec son bébé prénommé "August" du nom du mois de sa naissance "aout". Cet enfant ne connait pas de père. Encore ou jamais, qui sait ? Sa jeune mère qui ne se souvient pas de l'homme dont la quête est par vidéo de 2 mn 30 sur internet ! Elle ne se souvient même pas du prénom de l'homme qui, selon elle, était un gentil touriste avec lequel elle a discuté un peu, ce qui les a conduit au "sexe" dont le fruit, pour elle amer, est un enfant innocent qui sera aux yeux des autres : juste un autre bâtard !